Le crash d’avion survenu, le mercredi 27 novembre 2019, les décisions de la Chambre d’appel dans le procès Gbagbo-Blé Goudé et l’offensive menée par Guillaume Soro et son camp constituent les sujets majeurs abordés dans les médias ivoiriens, ce jeudi 28 novembre 2019.
Alors que les nombreux partisans de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé attendent allègrement leur retour au pays natal, ils devront patienter encore. Ils sont certes acquittés et sous liberté conditionnelle, mais le procès doit se poursuivre après la décision rendue par la Chambre d’Appel.
« Gbagbo et Blé Goudé à la CPI : La réponse-piège des juges à Me Altit », barre à sa Une le quotidien Notre Voie. Selon le confrère, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont désormais une idée de la suite de la procédure dans laquelle ils sont engagés à la Cour pénale internationale (CPI), à la suite de la décision rendue, le mardi 26 novembre 2019, par la Chambre d’appel présidée par le juge Nigérian Chile-Eboe Osuji, relativement aux différentes requêtes faites par la défense de l’ex-chef de l’Etat. A en croire Notre Voie, les deux équipes de la défense auront 14 jours à compter de la date de notification de la version française du mémoire d’appel du procureur pour déposer leurs réponses. Cette version française, à en croire Notre Voie, sera disponible au plus à la fin du mois de janvier 2020. Le confrère informe que Me Altit, le conseil principal de Laurent Gbagbo, aurait bien aimé bénéficier de 60 jours après notification (…). Pour ce quotidien, la conséquence de tout cela est que « la procédure va encore trainer en longueur ». Et le journal proche du FPI dirigé de Pascal Affi N’guessan de s’interroger sur ce qu’on fait, pendant tout ce temps, des personnes acquittées depuis le 15 janvier 2019.
Le Patriote confirme le temps que va prendre la procédure et annonce que « Les juges de la Chambre d’appel ne vont pas se réunir avant ‘’août 2020’’, pendant que Le Nouveau Courrier, fait savoir que « La CPI (est) dans un jeu trouble ».
Pendant que les avocats de l’ex-chef de l’Etat continuent la bataille juridique à la CPI, l’ex-chef du parlement ivoirien, Guillaume Soro, poursuit sa tournée en Europe.
En Belgique dans le cadre de cette tournée, Guillaume Soro s’est retrouvé devant des autorités de ce pays. Et selon Le Nouveau Courrier, le président du GPS n’a pas fait de cadeau au régime d’Abidjan. « Devant des autorités belges, Soro cogne fort le régime », titre le confrère qui nous informe qu’après sa rencontre avec Charles Blé Goudé, le président du GPS a encore fait une autre sortie qui ne manquera pas de provoquer des grincements de dents au sein du régime RHDP. « Le président Alassane Ouattara a choisi de nommer ses amis, les membres de son parti, à la Commission électorale indépendante. Cette CEI, si elle n’est pas changée, pour répondre aux normes internationales, va brûler la Côte d’Ivoire et occasionner encore des morts malheureusement dans notre pays. C’est ce que je veux éviter et je suis venu lancer cette alerte », rapporte le confrère qui précise que Soro a fait cette déclaration au siège du parlement européen.
Le Quotidien d’Abidjan abonde dans le même sens. Rapportant les propos de Guillaume Soro devant des autorités belges, il annonce que « Ouattara a nommé les militants du RDR à la CEI ».
Quant à Soir Info, il nous apprend que le président de l’ANC, Alphonse Soro, proche de Guillaume Soro, fait le grand déballage. Premier invité du retour des « Pages de vérité » de Soir Info, le président de l’Alliance nationale pour le changement a accepté de décortiquer l’actualité politique sans faux fuyants.
Au moment où Guillaume Soro et ses partisans tirent à boulets rouges sur le régime d’Abidjan, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, entreprend une visite d’Etat dans le Hambol.
Mais selon Le Temps, « à Katiola, pour effacer les traces de Soro, la tournée de Ouattara commence très mal ». Le confrère fait allusion à la « collision entre deux hélicos », qui a fait « plusieurs blessés », avant de livrer la « réaction de l’Etat-major ». A en croire Le Temps, « un hélicoptère de la gendarmerie chargé de reconnaissance est entré en collision avec un autre hélicoptère. On dénombre trois à quatre blessés parmi les deux équipages ». Le Temps publie une note signée du chef d’Etat-major général des Armées, le Général de Division, Lassina Doumbia qui fait le bilan du crash de l’avion qui avait à son bord 5 personnes, tous membres de l’équipage : « un membre d’équipage indemne, trois blessés légers, un blessé sérieux dont le pronostic vital n’est pas engagé ». La note précise qu’au stade actuel de l’enquête, l’accident semble avoir été causé par un nuage de poussière à l’atterrissage de l’appareil sur l’aire de poser sommaire aménagé pour la circonstance. Dans sa chute, l’aéronef a touché un hélicoptère de transport de troupe de type MI 17 stationné à vide, occasionnant du côté de celui-ci quelques dégâts matériels. Les blessés ont été pris en charge et évacués par voie aérienne vers des structures hospitalières d’Abidjan.
Sur le même sujet, Le Quotidien d’Abidjan annonce que « la visite de Ouattara débute dans la frayeur » dans la région du Hambol tandis que Le Nouveau Courrier parle d’ « Un crash d’hélicoptère qui a failli tout gâter ».
Adolphe Angoua
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