Un tour dans les kiosques à journaux ce mercredi 20 novembre 2019 offre au lecteur une variété de titres. L'alliance non idéologique Fpi-Pdci et la situation politique nationale retiennent pour l'essentiel l'attention des tabloïds.
« Pdci-Fpi, l'alliance hypothéquée », annonce le journal indépendant L'inter. Le confrère publie sur 3/4 de page, une contribution du politologue et écrivain Geoffroy-Julien Koua. « En politique, les alliances se font sur une double base idéologique et/ou électorale (…) Les clivages idéologiques ne sauraient être facilement sacrifiés sur l'autel du pragmatisme politique. Le Front populaire ivoirien (Fpi) est un parti socialiste, donc de gauche. Comme son nom l'indique, sa priorité est la recherche constante de la justice sociale. Le Pdci est une formation du centre-droit plus soucieuse de la compétitivité économique avec le culte de la privatisation et une méfiance vis-à-vis du service public », explique le politologue. Qui a, en sus, souligné des obstacles stratégiques et des contraintes internes à chaque parti. Non sans ajouter le cas Soro qui gêne le deal Bédié-Gbagbo.
L'autre sujet qui retient l'attention de la presse ce jour est la réplique de Kobenan Kouassi Adjoumani adressée à Henri Konan Bédié. « Adjoumani envoie Bédié au tapis », titre L'Expression. Le journal publie in extenso, la déclaration du porte-parole du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) relative à des propos tenus par le président du Pdci. Morceaux choisis : « Quatre mois après avoir traité ces derniers d’être des orpailleurs clandestins, des voleurs de nationalité ou des arracheurs de forêts dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, Bédié vient de récidiver, démontrant ainsi qu’il agit en toute conscience et volonté et que son mépris pour les étrangers est sans limite (…) Voilà en réalité le vrai visage de celui qui s’est autoproclamé fils et héritier légitime du Président Félix Houphouët-Boigny. Un homme de paix, un vrai disciple d’Houphouët-Boigny, un sage de 85 ans, ne parlerait jamais comme il parle ».
Parlant de la présidentielle de 2020, Notre voie soutient que « le Japon est très inquiet ». Selon lui, L'agence japonaise de coopération internationale (jica) a exprimé ses inquiétudes à un an de l'élection présidentielle de 2020. « Selon la Jica, les événements sociopolitiques survenus en Côte d'Ivoire au lendemain des élections présidentielles de 2010 ont eu pour conséquence la création de la fracture sociale et l'instauration d'un climat de méfiance entre les populations (…) C'est la jeunesse, dira la Jica qui peut impacter positivement l'avenir du pays », rapporte le confrère.
Autre chose, le quotidien indépendant Soir Info, spécialiste des faits divers fait savoir que des enseignants et leurs familles se sont tabassés pour les excréments d'un âne. Ces faits se sont déroulés dans la localité de Yakassé-Féyassé, dans le département d'Abengourou. Mais, de quoi retourne cette histoire ? A vos journaux !
Jonas BAIKEH