Côte d'Ivoire

Gbagbo accablé par la CPI, Ouattara par Amnesty

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Revue de presse

Bonjour amis lecteurs. Grandement heureux de vous retrouver après un si long week-end. Pour notre revue de presse de ce lundi 29 octobre 2012, nous traiterons trois sujets, à savoir: l’audience de Laurent Gbagbo à la CPI, le tête-à-tête Ouattara-Bédié et l’attitude du pouvoir contre les pro-Gbagbo.

Procès de Laurent Gbagbo à CPI

« Gbagbo reste en prison ». C’est le titre à la Une de Le Patriote. Comme lui, la plupart des journaux ont écrit sur l’audience à la CPI, le vendredi dernier, devant situer l’ex-président ivoirien avant son procès de demain mardi. Selon ce quotidien proche du pouvoir, il était impensable de croire que Gbagbo pouvait obtenir la liberté provisoire, vu qu’il est accusé d’être « coauteur » de crimes contre l’humanité. Et vu qu'un tel cas de figure, selon la juge Sanji Monageng de la Cour d’appel de la CPI, entraverait gravement le bon déroulement de la procédure en cours. Parce que Laurent Gbagbo a prouvé qu’il est un danger pour la manifestation de la vérité et la justice ainsi que pour son pays. De son côté L’Expression fait parler Pascal Turlan de la CPI qui explique cette décision. Il affirme que « la Chambre d’appel a confirmé qu’il n’y avait pas eu d’erreur qui ait été commise par la Chambre préliminaire(…), c’est pourquoi elle a maintenu la détention de Laurent Gbagbo ».

Les arguments avancés par la CPI font dire à Le Temps que « la CPI avoue enfin le complot » au regard des raisons avancées par la juge Sanji Monagenga pour soutenir sa décision : « si nous accordons la liberté à monsieur Gbagbo, ne serait-ce que la liberté provisoire, il retourne au pouvoir. Un témoin l’a confirmé. Il a de nombreux sympathisants ». Donc pour ce quotidien « la CPI est dans un tourbillon politique » étant donné qu’avant, la procureure Fatou Bensouda avait indiqué, au sujet du cas Gbagbo, que « nous sommes une institution judiciaire mais nous agissons dans un contexte politique ». Cependant, le journal fonde son espoir sur le procès de demain. A ce niveau, Fadi Abdallah, le porte-parole de la CPI qu’Aujourd’hui a interrogé, a expliqué que contrairement à la cour d’appel qui n’a fait que lire un jugement de la cour préliminaire, l’audience de demain permettra aux parties de faire de nouvelles observations. Mais à en croire ce quotidien, le maintien a été décidé le temps de trouver un accord avec Laurent Gbagbo sur sa destination, en cas de libération provisoire. Car, alors que la CPI lui demande de s’exiler partout où il veut, l’ancien chef d’Etat ivoirien répond qu’il veut rentrer en Côte d’Ivoire.

Tête-à-tête Ouattara- Bédié

Le jeudi 25 octobre 2012, le Président Ouattara a été reçu en audience par Henri Konan Bédié, le patron du RHDP, la coalition au pouvoir, annoncent les journaux. Pendant une heure et demie, les deux personnalités ont échangé. Selon Le Nouveau Réveil, ils ont discuté de trois sujets principaux que sont les élections locales de 2013, les attaques récentes contre des cibles militaires et le dialogue avec l’opposition. Mais L’Intelligent d’Abidjan croit qu’ils ont surtout parlé de remaniement ministériel et qu’ils auraient « tout bouclé ». cela avaient été l'objet de discussions, il y a quelques temps, entre les deux hommes et que le chef de l’Etat avait annoncé la constitution de ce gouvernement pour début novembre. Aujourd’hui tient des indiscrétions que le Président Ouattara a souhaité le départ de l’actuel premier ministre, Ahoussou Kouadio Jeannot, qui ne rentrerait dans son système de gouvernement. Ce que Bédié n’aurait pas apprécié. Ahoussou Jeannot étant proposé à ce poste par Bédié lui-même, selon leur accord politique dans le RHDP.

Violations contre les pro-Gbagbo, le pouvoir indexé

« Violations des droits de l’homme, justice impartiale…, Amnesty International enfonce Ouattara », titre Le Nouveau Courrier. Cette ONG a produit un rapport dans lequel elle accuse le pouvoir Ouattara de détenir arbitrairement et de torturer plus de 200 personnes proches de Gbagbo. « Nous avons pu rencontrer des dizaines de détenus qui nous ont raconté comment ils avaient été torturés à l’électricité ou avaient subi des brûlures au plastique fondu. Deux d’entre eux ont subi des sévices sexuels », a raconté Gaëten Mootoo. Amnesty International a indiqué au chef de l’Etat que « 18 mois après l’arrestation de Laurent GBAGBO, il est temps d’aller au-delà des promesses et de placer le respect des droits humains au sommet des priorités de son gouvernement ». Dans la même veine, les journaux font cas d’un week-end mouvementé à la Maison d’arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Selon Nord Sud Quotidien, pour prévenir d’éventuelles attaques, la hiérarchie militaire a transféré, au nord à Korhogo, une 51 militaires pro-Gbagbo qui étaient incarcérés à la Maca. Les prisonniers politiques dont Alphonse Douaty, eux, avaient été déplacés à la prison militaire avant d’être ramenés à la MACA. L’Inter précise que c’est 47 personnes qui y ont été ramenées et que l’alerte de ces déplacements avaient été donnée par le FPI. Un autre prisonnier a aussi été transféré ce même jeudi, cette fois, du nord vers le sud et pour cause de maladie. Il s’agit d’Aboudramane Sangaré qui souffrirait d’une hypertension muée en hypotension aigüe.

César DJEDJE MEL
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