Côte d'Ivoire

Présidentielle 2020 : Des Ivoiriens fuient leur pays tandis que Ouattara bétonne sa sécurité, ce que préparent Bédié et les opposants

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presidentielle-2020-des-ivoiriens-fuient-leur-pays-tandis-que-ouattara-betonne-sa-securite-ce-que-preparent-bedie-et-les-opposants La peur gagne les Ivoiriens à l'approche de la présidentielle 2020 (Ph d'archives)
Revue de presse

Les médias ivoiriens sont focalisés, ce jeudi 7 novembre 2019, sur l’actualité sociopolitique du pays, notamment sur ce qui se passe au sein de certains partis politiques à l’approche de la présidentielle 2020.

« A quelques mois de la présidentielle 2020 : Des Ivoiriens fuient leur pays, les services de passeports débordés », barre à sa Une le quotidien Le Temps, proche de l’opposition, notamment du parti de Laurent Gbagbo. Selon le confrère, « l’atmosphère étant tendue, des Ivoiriens, par vague, se préparent à quitter le pays. Ils envahissent les lieux de délivrance des passeports, pour se mettre dans des pays sûrs ». Le confrère a fait cette révélation, à l’issue de son reportage dans les agences Snedai (Société de nationale des établissements des documents administratifs). Il rapporte que de Marcory à Yopougon, en passant par le Plateau, les candidats à l’exil sont nombreux.

Toujours relativement à la présidentielle 2020, Soir Info nous apprend qu’à quelques mois de cette échéance, « Ouattara bétonne sa sécurité » et que « d’importants moyens techniques (ont été) déployés autour du chef de l’Etat ». Ce quotidien indépendant s’appuie sur une publication de La Lettre du Continent (LC) pour indiquer que « le président ivoirien, Alassane Ouattara, a entrepris une remise à plat de sa sécurité personnelle », à l’approche de la présidentielle 2020. « Il a notamment opté pour une diminution de son cortège au profit de technologies de suivi. L’ensemble des déplacements présidentiels est ainsi suivi en temps réel par un centre opérationnel, alimenté par les flux vidéo d’un drone positionné au-dessus du cortège du président », rapporte Soir Info, avant d’ajouter d’autres précisions : « La sécurité d’Alassane Ouattara est pilotée par un triumvirat composé du ministre des Affaires présidentielles, Tiéné Birahima Ouattara, frère cadet du président ; d’Ibrahim Gon Coulibaly, à la tête du commandement du Groupement de sécurité du président de la République (GSPR), et du colonel Bakary Diarrassouba, chef d’état-major particulier du président ivoirien ».

Pendant ce temps, les opposants au régime d’Abidjan ne croisent pas les bras. Guillaume Soro, ancien chef du parlement ivoirien, continue de tirer sur ses anciens alliés au pouvoir. « On ne dirige pas un pays à coup de prison », titre L’inter qui rapporte des propos du président du Comité politique. Le confrère nous apprend que dans une nouvelle série de tweets, en date du mercredi 6 novembre 2019, le député de Ferké dont le séjour européen dure depuis plusieurs mois, tacle les autorités ivoiriennes »

Au moment où Guillaume Soro continue de tirer à boulets rouges sur le pouvoir, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, et des opposants mettent en place à Daoukro, les structures de leur nouvelle plateforme. « Ce que Bédié et les opposants ont fait, hier, à Daoukro », titre L’inter. Selon le confrère, « les structures de la nouvelle plateforme de l’opposition ont été mises en place, ce mercredi 6 novembre 2019, à Daoukro, à la résidence du président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié ». Il indique que Bédié est le président de cette plate-forme dénommée « Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix » (CDRP), et que le président du PDCI a été désigné de façon consensuelle président de la Conférence des présidents de la CDRP tandis que Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif du PDCI a été choisi comme secrétaire permanent.

Les médias ivoiriens s’intéressent également à la chaude journée qui a lieu, hier à N’douci, suite à l’assassinat d’un jeune ; aux policiers qui ont aidé des bandits à s’évader à Bouaké, et au retrait des avocats de Charles Blé Goudé du procès engagé contre l’ancien chef des Jeunes Patriotes pour « crimes contre les populations civiles et contre les prisonniers de guerre ».

 

Adolphe Angoua

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