Bonjour amis lecteurs. Dans la revue de presse de linfodrome.com de ce vendredi 19 octobre 2012, les sujets sont les affrontements hier à Alépé, la rencontre Ouattara-Sirleaf, le rapport des experts de l’ONU enfin officialisé.
Affrontements à Alépé
« Le commando mystérieux a frappé à Alépé », a écrit L’Inter à la Une, tout en annonçant des morts et des blessés. Les faits se sont déroulés dans la nuit du mercredi au jeudi derniers dans le village Grand Alépé et ont opposé des éléments FRCI à des hommes armés dont on ignore la provenance. Selon le commandant Inza des FRCI de la zone, « trois individus munis d’armes de guerre ont été arrêtés ». Ces personnes qui étaient à bord d’un véhicule avaient été sommées par ses éléments de s’arrêter, mais elles ont ouvert le feu sur eux, a-t-il raconté à l’AIP. Si le bilan officiel est d’un mort, une source a indiqué qu’il y a eu deux à trois tués, on ne sait dans quel groupe. Les tirs d’Alépé qui interviennent après ceux de lundi, précise Notre Voie, est une bavure des FRCI selon ce journal. Un villageois a informé que le mort officiel est un jeune qui ne portait pas d’arme et qu’à la suite de ce que le commandant Inza a appelé un incident, les FRCI se sont livrés à des violences contre les jeunes du village et ont arrêté des notables. Une attaque qui fait écrire Le Quotidien d’Abidjan que, contrairement à ce qu’il croit, le Président Ouattara est déboulonnable. Avec les attaques de début de semaine et celle d’Alépé où, selon lui, trois FRCI ont été tués et d’autres blessés par les assaillants, les boulons de Ouattara sont en train de tomber. Et il « a peur » dit Aujourd’hui, selon des propos tenus par Bert Koenders, patron de l’ONUCI lors de rencontre avec la jeunesse du FPI le 17 octobre 2012.
Rencontre Ouattara et Sirleaf
La Présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a rencontré son homologue ivoirien hier, à Abidjan. Pendant trois heures d’horloge, ils ont échangé sur plusieurs sujets dont la sécurité. Sur ce point, Fraternité Matin informe que pour la sécurisation des frontières, la visiteuse a donné des assurances au Président Ouattara. « Nous prendrons des mesures pour préserver la paix en Côte d’Ivoire. Nos services de renseignements resteront en alerte », a-t-elle déclaré. Avant, le chef de l’Etat ivoirien a remercié Sirleaf : « A chaque fois que nous avons soumis des problèmes d’extradition, cela a été résolu selon les procédures en vigueur et dans d’excellentes conditions ». Les décisions prises par les deux chefs d’Etat permettent à Le Nouveau Réveil de titrer : « l’ouest bouclé ». En effet, il a été question de la mise en place d’une commission ivoiro-libérienne et décidé dans ce cadre d’une rencontre entre les élus et chefs traditionnels des communautés vivant des deux côtés de la frontière et d’une manœuvre militaire et sécuritaire avant la fin de l’année 2012. En cela, le Président Ouattara peut être serein. Car en croire Soir Info, la Présidente Sirleaf a dit : « Vous pouvez compter sur nous. Nos forces de défense ont très bien travaillé ensemble au niveau de la surveillance de nos frontières et ont pleinement coopéré face aux menaces à la paix et à la stabilité ». Pour preuve, les journaux ont annoncé l’arrestation de Bobby Shappy Zulu, un chef de guerre, présumé coupable de l’attaque qui a fait sept parmi les casques bleus à Taï.
Le rapport des experts de l’ONU officialisé
Le rapport des experts indépendants de l’ONU sur la surveillance de l’embargo sur les armes en Côte d’Ivoire avait été éventé par RFI et provoqué beaucoup de réactions. Depuis le 16 octobre dernier, il a été officialisé. Le Nouveau Courrier en a publié quelques extraits avec comme titre à l’appui : « le rapport de la honte ». Pour lui, il ne recycle que les rumeurs du pouvoir ivoirien contre les pro-Gbagbo tandis qu’il figure moins les accusations contre le régime ivoirien ». Pour la réalisation de ce document, les enquêtes, relève L’Intelligent d’Abidjan, ont été menées en France, Belgique, Ghana, Niger, Hollande et Togo. On y apprend qui sont les financiers, les fournisseurs d’armes et les combattants coté pro-Gbagbo d’une part et comment le gouvernement ivoirien a violé l’embargo sur les armes de l’autre. Des cas de certaines personnalités ivoiriennes ont été évoqués en termes d’inquiétudes ou de dénonciation.