Ce jeudi 3 octobre 2019, la presse ivoirienne s’intéresse à la prise de fonction du nouveau président de la Commission électorale indépendante (CEI), Coulibaly Kuibiert Ibrahime, et la montée d’adrénaline dans certaines villes de la région du Gbêké, au moment où s’ouvre le procès du vice-président du PDCI-RDA, Mangoua Jacques, au tribunal de Bouaké.
« Commission électorale indépendante, Youssouf Bakayoko passe le témoin à Coulibaly Kuibiert », annonce Fraternité Matin, le quotidien progouvernemental. Le confrère nous apprend que Youssouf Bakayoko a cédé officiellement son fauteuil à Coulibaly Kuibiert, hier. « La moisson, si vous me permettez d’utiliser cette expression, a été abondante », a indiqué hier, Youssouf Bakayoko, président sortant de la Commission électorale indépendante (CEI), en se référant à son bilan à la tête de cette institution, rapporte Fraternité Matin.
Sur le même sujet, Le Jour Plus titre. « Passation de charges à la CEI, avant son départ : Les 3 recommandations de Youssouf Bakayoko au nouveau président ». Le confrère met en lumière ces recommandations faites par l’ancien président de la CEI, lors de la passation de charges. « Il importe que la CEI amplifie ses actions de sensibilisation de la classe politique et des populations à la conscience citoyenne, à la promotion des lois électorales, c’est-à-dire au respect des règles du jeu démocratique. La CEI doit relever le défi du renforcement continu des capacités des ressources humaines et de la sécurisation du processus électoral. Votre commission centrale devra engager les préparatifs de la mise à jour de la liste électorale ainsi que des élections générales de 2020 ».
Le second sujet qui revient dans la plupart des publications de ce jeudi reste la montée de tension, hier, dans certaines régions du Gbêkê, consécutivement à l’arrestation du vice-président du PDCI-RDA, Mangoua Jacques, dont le procès s’ouvre ce jour, dans le cadre de la « découverte d’armes à son domicile ».
« C’était chaud, hier, dans le Gbêkê : des manifestants paralysent tout, pour exiger la libération de Mangoua Jacques », annonce Soir Info qui ajoute que « On attend le mot d’ordre…on va poursuivre ». Selon le confrère, des manifestants ont protesté, hier mercredi 2 octobre 2019, à Languibonou (Béoumi) et à Botro contre l’arrestation du président du conseil régional du Gbêkê, Jacques Mangoua. « Ils ont dressé des barrages sur ces deux tronçons, pour paralyser la circulation et l’accès à ces deux grandes localités ».
Pour sa part, Le quotidien d’Abidjan fait savoir que « La population du Gbêkê se révolte et descend dans la rue », tandis que le quotidien L’inter nous apprend que « Des parents de Mangoua prennent une importante décision », avant que le confrère ne décrive « L’ambiance, hier, dans son village ». L’inter informe que « Un proche du prévenu dit ses vérités au procureur ». Il s’agit de Jean Kouassi Bâ, cadre de la région, qui dit que « Tout se passe comme si Jacques Mangoua était attendu au tournant depuis des lustres et qu’enfin, il est tombé dans le piège qu’on lui avait tendu », dans une note adressée au procureur, dont le confrère a reçu copie.
Par ailleurs d’autres sujets comme les « erreurs grossières dans des livres de CP1 et CP2 » et le « Budget de 2020 » sont traités par les médias ivoiriens.
Adolphe Angoua
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