Côte d'Ivoire : Ouattara prend le processus électoral en otage ; les révélations d'un rapport ; tout sur l'affaire Jacques Mangoua

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cote-d-ivoire-ouattara-prend-le-processus-electoral-en-otage-les-revelations-d-un-rapport-tout-sur-l-affaire-jacques-mangoua Pour une partie de la presse ivoirienne, Alassane Ouattara a pris le processus électoral en otage.
Revue de presse

Sous le feu des rampes ce mercredi 2 octobre 2019, la Commission électorale indépendante (Cei) figure en pôle position ainsi que l'affaire Jacques Mangoua, du nom d'un vice-président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) mit dans les fers à Bouaké.

« Ouattara prend le processus électoral en otage », barre à sa Une Le temps. Le confrère en est convaincu avec l'élection du magistrat Coulibaly Kuibiert à la tête de la Commission électorale indépendante (Cei). « Là où l'opposition réclame un homme intègre, véritablement indépendant des chapelles et hommes politiques, le régime qui compte s'éterniser au pouvoir a manœuvré pour avoir la mainmise sur cette institution chargée de nous éviter une autre crise post électorale. En installant son homme à la présidence de cette Cei. Une structure déjà prise en otage au regard de ses membres dont la plus grande majorité est très proche de Ouattara et de son parti, le Rhdp, le Rdr bis », soutient Le Temps.

L'inter pour sa part lance une alerte. La présidentielle de 2020 serait en danger. Aussi, ce journal indépendant livre-t-il les conclusions d'un rapport d'experts intitulé « Incertitudes électorales », mené par Arsène Bado, Directeur adjoint à l'institute of dignity and Human Rights du Cerap et Mollie Zapata, chercheuse auprès du centre Simon-Skjodt pour la prévention des génocides. « Si l'État désignait des membres de la Cei sans garantir sa neutralité et son indépendance par rapport au parti au pouvoir, des manifestations potentiellement violentes pourraient être organisées par des partis de l'opposition », souligne le duo d'expert. Pour qui, « l’élément déclencheur potentiel le plus évident est le résultat des élections de 2020 ».

L'affaire Jacques Mangoua continue de défrayer la chronique. Soir info y consacre plusieurs colonnes et rapporte « le scénario catastrophe » qui attend ce vice-président du Pdci. « Au sein du Pdci à Bouaké, on se prépare à un scénario catastrophe. C'est le scénario du Plateau qui se dessine. Dans la tête des uns et des autres, de ce procès pourra découler la perte du Conseil régional pour le Pdci-Rda. L'enjeu pour eux est politique dans la région du Gbêkê », fait observer Soir Info.

Sur ce sujet, Lg Infos ressort « les dessous d'un vaste complot », et révèle « le deal que le bras droit de Bédié a refusé ». Selon le confrère, le Pdci fait face à une autre traque de ses cadres. « Après avoir réussi à faire taire Akoussi-Bendjo, l'ex-maire du Plateau, Valentin Koua, président de la jeunesse urbaine dudit parti et même Jean-Louis Billon, l'ex-président du conseil régional du Hambol, le régime vient de s'attaquer au vice-président du Pdci, par ailleurs président du conseil régional du Gbêkê. Jacques Mangoua Koffi Saraka a été placé sous mandat de dépôt le lundi 30 septembre 2019. Il sera jugé en correctionnelle ce jeudi 3 octobre 2019 pour détention illégale de munitions », note ce journal.

Enfin, la presse ivoirienne ce mercredi n'a pas omis la visite de travail qu'effectuera le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly à l'ouest de la Côte d'Ivoire, du jeudi 03 au samedi 05 octobre 2019. « Ce que le Premier ministre apporte aux population du Guemon et du Cavally », titre Le Jour Plus.

Jonas BAIKEH

Jonas BAIKEH
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