Football et politique

Joie et tristesse dans tous les camps

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joie-et-tristesse-dans-tous-les-camps Comme la victoire des Eléphants sur le Sénégal est entachée de violences, les politiciens connaissent des verts et pas mûrs
Revue de presse

Amis lecteurs, heureux de vous retrouver. La qualification des Eléphants footballeurs, la situation des pro-Gbagbo d’une part et du Président Ouattara de l’autre sont les centres d’intérêts de la revue de presse de ce lundi 15 octobre 2012. Bonne lecture !

Match Sénégal-Côte d’Ivoire

« Les Eléphants endeuillent Dakar ». C’est avec ce titre que Fraternité Matin a ouvert ses pages. Le score de 2 à 0 en faveur des Ivoiriens et la colère qui s’est emparée des « fils » de Senghor sont les éléments qui illustrent son titre. Il écrit alors : « La Côte d’Ivoire endeuille le Sénégal et rentre à la maison, la tête haute. Elle a combattu avec intelligence et vaincu son environnement. C’est cela une grande équipe ». Une opinion partagée par L’Inter qui barre sa Une avec : « formidables Eléphants dans l’enfer sénégalais ». Après un récit du match, il indique que les incidents qui se déroulés dans le stade étaient prévisibles. Car, selon lui, deux faits présageaient déjà de cela avant la rencontre. D’un côté les Sénégalais en voulaient au sélectionneur de n’avoir pas aligné El Hadj Diouf qui se présentait comme celui qui pouvait répondre à Didier Drogba et qualifier son pays. De l’autre, ils avaient récusé l’arbitre du match, Jedidi Slim, parce qu’étant de la même nationalité que le sélectionneur ivoirien. Ce qui s’est passé à Dakar est « une horreur » à en croire Nord-Sud Quotidien. Il raconte ce qu’ont vécu responsables et joueurs dans le stade Léopold Sédar Senghor : « Des blessés baignant dans le sang, des cris dans la nuit noire du stade, le tunnel qui mène aux vestiaires en feu, des véhicules 4x4 qui débarquent sur la pelouse pour évacuer les joueurs, etc. », lit-on. Le Patriote ajoute que 49 supporters ivoiriens ont été blessés. Le responsable du comité de soutien aux Eléphants, Dr. Parfait Kouassi, a relevé qu’ils « ont été blessés à des degrés divers ». Puisque certains parmi eux ont sauté des tribunes pour se réfugier sur la pelouse.

Réaction et expulsion des pro-Gbagbo

En réaction au rapport des « experts » de l’ONU accablant les partisans de Gbagbo, le comité central de l’ex parti au pouvoir a marqué « son étonnement et son indignation face à cette « mascarade politique organisée par une nébuleuse dont le but est de porter secours à un régime en mal de stratégies de gouvernance » et demandé à l’ONU « d’ouvrir définitivement les yeux sur la mise en place d’une dictature féroce, doublée d’un totalitarisme inédit », rapporte Le Quotidien d’Abidjan. Pour L’Intelligent d’Abidjan, le FPI a déshabillé les « experts » de l’ONU car il s’est insurgé contre « la façon cavalière dont le gouvernement et l’ONU traitent les sujets de Nahibly ». Dans le même temps, L’Expression fait savoir que le Ghana chasse les combattants pro-Gbagbo. Des policiers ghanéens ont délogé, raconte le journal, des réfugiés ivoiriens du camp d’Ampain qui se s’étaient faits enrôler comme des ex-combattants. Ils sont au nombre de 60 et ont été déplacés dans un autre lieu. Par contre Soir Info dit qu’ils sont 25 personnes. Cette mesure vise à les surveiller de près, précise t-il. Par ailleurs, il affirme que l’Etat ghanéen n’est pas content du rapport des onusiens qui l’incrimine. Son vice ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, Chris Kpodo, a dit que son pays « s’oppose vivement au contenu et aux fuites de ce rapport qui tendent à donner une crédibilité aux accusations répétées que le Ghana est utilisé comme base arrière par des réfugiés et des exilés ivoiriens pour déstabiliser le gouvernement ivoirien ».

Relations Hollande-Ouattara

« Hollande évite Ouattara à Kinshasa », titre Aujourd’hui. Il relève que les relations entre les deux hommes ne sont toujours pas bonnes. Car alors que le président français demande à la CEDEAO, lors du sommet de la Francophonie, de formuler rapidement un plan lisible de la reconquête du Nord-Mali, il n’a pas daigné accorder un tête-à-tête à son homologue ivoirien, président en exercice de la CEDEAO. Il explique cela par le fait que François Hollande refuse de se frotter aux chefs d’Etat « dictateurs » comme Joseph Kabila. Or L’Intelligent d’Abidjan et L’Expression affirment que le président français a rendu hommage au président ivoirien. Car, comme le Président Ouattara, il a appelé les francophones à lutter contre le terrorisme, et qu’il n’a pas manqué de saluer le chef d’Etat ivoirien qui ne ménage aucun effort dans la résolution du dossier malien.

César DJEDJE MEL
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