Les regards de la presse ivoirienne de ce vendredi 23 août 2019 sont essentiellement tournés vers les acteurs politiques ivoiriens. Les propos tenus par le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat sur la Commission électorale indépendante (Cei) continuent de susciter des réactions au sein de la classe politique ivoirienne. Au moment où l’opposition ivoirienne dans toute sa composante demande le retrait pur et simple de la loi portant réforme de la Cei, promulguée par le chef de l’Etat Alassane Ouattara, Moussa Faki Mahamat, dans un communiqué salue cette loi et la juge conforme aux recommandations de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples.
A moins de 14 mois du scrutin présidentiel d’octobre 2020, cette sortie du président de la Commission de l’Union africaine est très mal perçue par l’opposition ivoirienne. De quoi susciter des réactions dans la presse. « Cei/Sortie du président de la Commission de l’UA, des leaders ivoiriens saisissent le président Egyptien, ce qu’ils demandent dans leur courrier. », barre à sa Une le quotidien indépendant L’inter. Dans la même veine, le quotidien Le Temps, proche du Front populaire ivoirien (Fpi) de Laurent Gbagbo indique que le président de la Commission de l’Union africaine a commis un grave impair démocratique et que ses propos pourraient avoir de sérieuses conséquences. « Protestation contre le président de la Commission de l’Ua : Al-Sissi, le président de l’Union africaine, saisi. Des leaders politiques et d’opinion au président de l’Ua : ‘’Mahamat a commis un grave impair diplomatique’’. ‘’Ses propos propos pourraient avoir de sérieuses conséquences’’. Moussa Faki risque de discréditer l’Union africaine.’’», titre le confrère Le Temps.
Le confrère Notre voie quant à lui, souhaite qu’on attende la nouvelle décision de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples avant de se prononcer sur la question. En d’autres termes, les propos tenus par Moussa Faki Mahamat n’engagent que sa personne et non l’institution. « Laurence Aguié-Koffi, consultante en droits de l’Homme : ‘’Il faut attendre la nouvelle décision de la Cour africaine.’’ », barre à sa Une le confrère Notre voie, proche du Front populaire ivoirien de Pascal Affi N’Guessan.
Outre la question de la Commission électorale indépendante, la presse jette un regard sur les activités politiques des acteurs politiques ivoiriens sur le territoire national. A 14 mois du scrutin présidentiel d’octobre 2020, la tension monte dans le camp des acteurs politiques ivoiriens en quête d’un repositionnement politique. C’est le cas du parti de Gbagbo qui compte entamer une tournée politique à Séguéla, fief d’Hamed Bakayoko, le ministre d’Etat chargé de la Défense et, à un degré moindre, d’Amadou Soumahoro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Le quotidien Soir info perçoit ce fait, comme un défi lancé au pouvoir d’Abidjan. « Situation politique : Simone Gbagbo lance un grand défi à Hamed Bakayoko, ce qui se prépare », barre à sa Une le quotidien indépendant Soir info.
Autre fait marquant de l’actualité de ce jour, c’est le déploiement de l’Armée sur l’ensemble du territoire national. Le confrère Lg infos s’interroge sur les raisons de ce déploiement à 14 mois du scrutin présidentiel. Pour ce confrère, il y a anguille sous roche. Ce journal soutient que le pouvoir d’Abidjan a certainement perdu la sérénité au point qu’il voit le malheur partout, autour de lui. « A 14 mois de la présidentielle, un mouvement d’affectation des forces de l’ordre lancé, des officiers s’expliquent, plusieurs corps visés », indique Lg infos.
L’actualité, c’est aussi le décès du célèbre artiste du coupé décalé Dj Arafat. Plus d’une semaine après sa tragique mort, des secrets continuent d’être livrés sur sa vie. En effet, Dj Arafat, dans le souci de parler au commun des mortels se serait incarné dans la peau d’une jeune fille. Le quotidien L’inter qui croit savoir un peu plus sur cette affaire barre à sa Une. « Décès du roi du coupé décalé, les bouleversants témoignages d’une amie d’Arafat. Comment il s’est incarné en elle, Ce qu’elle a fait au domicile du défunt. ».
Maxime KOUADIO