Heureux de vous retrouver chers amis de linfodrome.com. Aujourd’hui lundi 8 octobre 2012, notre revue de presse aura pour sujets principaux les rapports ONU-pro-Gbagbo et Côte d’Ivoire-Ghana. Bonne lecture !
Rapports ONU-Pro-Gbagbo
C’est l’information phare de ce jour sur lequel tous les journaux ont écrit. Les pro-Gbagbo sont accusés par l’ONU de vouloir déstabiliser le pouvoir Ouattara. Selon un rapport des experts de l’Institution que RFI a éventé, Blé Goudé, Damana Pickass, Katinan Koné, Gossio Gossio, Koré Moïse et Nady Bamba, la seconde épouse de Laurent Gbagbo, travaillent sur ce coup, rapporte L’Inter. Ils se sont réunis dernièrement au Ghana pour étudier la stratégie à adopter, apprend-on. Pour Le Patriote, les pontes de l’ex parti au pouvoir sont devenus fous au point de vouloir importer le terrorisme en Côte d’Ivoire. Car dans le rapport, il est indiqué qu’ils ont eu des rapports avec la junte malienne et les islamistes dont le but est de faire échouer les actions de la CEDEAO. Les experts ont estimé que la condition des pro-Gbagbo pourrait les conduire à une collaboration avec Ansar Dine. Car des émissaires des exilés pro-Gbagbo ont rencontré les rebelles maliens. Dans ce rapport, dit Soir Info, les experts ont aussi accablé le camp Ouattara. Puisqu’il est mentionné qu’il a acheté des équipements militaires sans avertir le comité de sanctions, donc une violation de l’embargo sur les armes.
C’est un faux complot, rétorque la presse de l’opposition. Notre Voie affirme que c’est afin de rédiger une résolution pour protéger le pouvoir Ouattara que L’ONU accuse à tort des pro-Gbagbo. Car certaines d’entre les personnes citées ne se trouvent pas là où les experts affirment qu’elles sont. Le Temps renchérit en écrivant que le document des experts est une mascarade au secours d’une dictature aux abois. Puisque selon lui, l’ONU se tait en Côte d’Ivoire sur les violations de droits de l’homme, le pillage de ressources dans la partie nord du pays, l’occupation illicite de maisons et biens privés, des arrestations arbitraires des partisans de Laurent Gbagbo. Les mis en cause ont réagi à ses accusations. Par exemple Gossio Gossio a affirmé qu’il n’est jamais allé au Ghana depuis qu’il s’est exilé au Maroc. Koré Moïse a dit « qu’ils cherchent leurs coupables ailleurs. Je crois que ces gens sont décidés à fâcher à tout prix l’Etat ghanéen et les exilés, dans l’objectif de pousser le Ghana à les livrer ». D’ailleurs l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire a indiqué ne rien savoir de ce rapport. « Une chose est très importante, c’est que la conclusion de ce rapport n’engage que les experts », a dit sa porte-parole Sylvie Van Den Wildenberg
Rapports Cote d’Ivoire-Ghana
Le samedi dernier, le Ghana a extradé en Côte d’Ivoire deux Ivoiriens arrêtés sur son sol, apprennent les journaux. Ces derniers voulaient acheter des armes afin de déstabiliser le régime Ouattara. Il s’agit du sergent déserteur Daké Blaise Aimé et du jeune patriote Tapé Zéré Jean Claude. Ils avaient passé une commande de 600 kalachnikovs, de lance-roquettes et de munitions. Le dimanche, le Président Ouattara a rouvert les frontières entre les deux pays qu’il avait fait fermer depuis le 21 septembre 2012. C’est pourquoi, L’Intelligent d’Abidjan titre que, malgré les menaces de déstabilisation, Abidjan ouvre les frontières avec le Ghana. « Ouattara s’en fout du fameux rapport des experts onusiens » écrit-il. Parce que les révélations sont des choses qu’il entend déjà et surtout parce que susceptibles de paniquer et de troubler davantage la population. Mais Le Quotidien d’Abidjan croit que le pouvoir Ouattara veut déstabiliser le Ghana, après la Côte d’Ivoire et le Mali. Car au delà du lâchage des pro-Gbagbo, c’est le but qu’il vise à travers ses constantes accusations contre le Ghana et la fermeture des frontières, relève t-il.