Procès , l'ONUCI chez les exilés

Les pro-Gbagbo du Ghana se déchaînent, les militaires nient tout

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les-pro-gbagbo-du-ghana-se-dechainent-les-militaires-nient-tout Gbagbo et ses partisans attirent les regards du monde sur eux.
Revue de presse

Bienvenue sur linfodrome.com. Dans notre numéro de revue de presse de ce vendredi 5 octobre 2012, ce sont Gbagbo et ses proches qui sont à la page. On parlera de la détention de Gbagbo à la CPI, du procès des militaires, de la rencontre des exilés avec l’ONU et du meeting des jeunes qui a été interdit.

Gbagbo à la CPI

Aujourd’hui révèle « ce qui n’avait pas encore été dit sur le huis clos ». Il écrit que selon le porte-parole de la CPI, Fadi Abdallah, il n’y aura pas de nouvelle date de confirmation des charges tant que les juges n’auront pas délibérer sur le huis clos et dont la délibération peut intervenir à tout moment. Si c’est à l’avantage de Gbagbo, cela peut entraîner sa libération provisoire, relève le journal. Dans Le Quotidien d’Abidjan, on lit que lors du 24è Congrès de l’International Socialiste, les socialistes du monde ont fait bloc derrière Gbagbo. Le Ghana a interpellé le Congrès : « Notre délégation est indignée de savoir que le Présidium de l’International Socialiste, affichant de l’impatience et sans un examen complet de la vraie nature des faits dans la situation ivoirienne, ait décidé du suspendre le FPI…Nous en appelons à l’International Socialiste pour qu’elle œuvre sans relâche à la libération du camarade Gbagbo ». Ce qui semble impossible, à en croire le ministre ivoirien des droits de l’homme dans L’Expression. En réponse à ceux qui affirment que la volonté du pouvoir ivoirien de ratifier le traité de Rome sur la CPI va entraîner la libération de l'ex-président ivoirien, M. Gnénéma Coulibaly dit qu'il n'en est rien. Pour lui la CPI est compétente pour juger Gbagbo car la Côte d’Ivoire a signé le traité.

Procès des militaires pro-Gbagbo

Hier, d’après L’Intelligent d’Abidjan, il y a eu de chaudes empoignades entre les accusés. Quand le sergent Lago Léo persiste qu’ils ont reçu, ses amis et lui, l’ordre de tuer le colonel Dosso, le sergent-chef Toh Ferdinand indique que cet ordre ne lui a pas été directement donné par le général Dogbo Blé, mais qu’il l’a appris d’un autre élément, qui est en fuite. Le commandant Yagba Kipré qui aurait été le relais du général s’est inscrit en faux : « C’est de la manipulation. Il y a une volonté manifeste de m’incriminer. Lago Léo ment avec. C’est avec ce même sang-froid qu’il a tiré qu’il ment ». Quant à Le Nouveau Réveil, il raconte que tous les prévenus ont accablé Dogbo Blé puisque le sergent-chef Toh Ferdinand a supposé que l'ordre de tuer le colonel Dosso est venu général Dogbo, vu les conversations de ses collègues. Ce procès se présente, selon Le Nouveau courrier, comme une opération « charger Dogbo Blé ». Ce dernier qui comparaîtra lundi prochain est la cible du pouvoir. Car alors que tous les prévenus disent n’avoir pas reçu l’ordre du général et que le commandant Yagba affirme ne même pas être informé de ce projet, le sergent Lago Léo s’évertue à faire croire que l’ordre est forcément venu d’en haut et en particulier le général Dogbo Blé.

Rencontre pro-Gbagbo-ONU, meeting interdit

Le patron de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Bert Konders a rencontré les exilés pro-Gbagbo au Ghana. D’après Notre Voie, ces derniers lui ont dit leurs quatre vérités. « Les exilés ivoiriens sont tous partisans de la paix pour retourner en Côte d’Ivoire, leur pays. Aucun ne veut et ne prépare la guerre à partir du Ghana. Les réfugiés ont trois préoccupations quotidiennes : comment se loger, comment se nourrir et enfin comment se soigner en cas de maladie. Tous leurs biens sont détruits et leurs avoirs gelés », a déclaré l’ex-ministre Assoa Adou. Ils ont aussi dénoncé un mutisme de l’ONUCI sur les violations de droits des citoyens. Les exilés ont dit avoir le sentiment que pour l’ONU, les pro-Gbagbo ne comptent pas en Côte d’Ivoire, notamment ceux de l’ouest. « Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, les citoyens pro-Gbagbo n’ont ni droit, ni dignité. Je vous demande de dire à Ouattara que des Ivoiriens sans droit ni dignité ne peuvent pas financer des coups d’Etat », a martelé Ahoua Don Mello.

Devant ces « vérités », Bert Koenders a répondu, rapporte Le Temps : « Je ne peux pas dire que vous avez raison dans tout ce que vous avez dit, ni chercher à excuser l’ONU. Nous ne sommes pas saints. Nous travaillons à trouver des solutions aux problèmes…Nous ne sommes pas aveugles, nous voyons. Maintenant, aidez-nous à renouer le dialogue et arriver à un consensus ». S’appuyant sur les propos de Assoa Adou, Nord-Sud Quotidien écrit que les pro-Gbagbo crient leur misère à Koenders. Aussi parce que ceux-ci ont demandé que Ouattara suive l’exemple de Declerk, en Afrique du Sud, qui a sorti Mandela de prison pour trouver ensemble des solutions aux problèmes de leur pays.

Le meeting de la jeunesse du FPI qui devrait se tenir hier a été interdit par le pouvoir. Par ce acte, le leader de cette jeunesse, Koua Justin, fait savoir que « le régime Ouattara confirme sa nature fasciste » et démontre sa peur. Sa déclaration a été relayée par la presse qui lui est proche. Mais Le Nouveau Réveil dit qu’il a simplement reculé.

César DJEDJE MEL
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