Côte d'Ivoire

Pour avoir dit non au RHDP, Soro bientôt poursuivi, Bédié et Gbagbo se rencontrent à Bruxelles

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pour-avoir-dit-non-au-rhdp-soro-bientot-poursuivi-bedie-et-gbagbo-se-rencontrent-a-bruxelles Une rencontre est prévue entre Laurent Gbagbo (à gauche) et Henri Konan Bédié à Bruxelles au moment où Guillaume Soro est menacé de poursuite
Revue de presse

La presse ivoirienne, ce jeudi 27 juin 2019, parle d’une imminente poursuite contre l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, et de la rencontre entre le président du PDCI, Henri Konan Bédié, et l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, à Bruxelles.

« Pour avoir dit non au RHDP, Soro poursuivi pour crimes de guerre… », barre à sa Une le confrère Le Temps, qui précise que « Une ONG de droit français (est) dans le coup » et que « Les casses de la BECEAO ressuscitées ». Dans sa livraison, le confrère nous apprend que « le régime Ouattara est bien décidé à pourrir la vie et la carrière politique de Soro Guillaume. Depuis que ce dernier a refusé de manger à la soupe du RHDP, en démissionnant de la présidence de l’Assemblée nationale ». Le confrère qui cite un article de Linfodrome fait savoir que Soro Guillaume sera bientôt poursuivi pour tous les crimes commis pendant la rébellion. Cette information a été confiée à Linfodrome par Kader Doumbia, président des « Victimes de Guillaume Soro (VGS) ». Le Temps ajoute que c’est une association de droit français créée en 2019 que dirige Kader Doumbia qui veut à tout prix que Guillaume Soro paie pour tous les crimes et horreurs causés par la rébellion de 2002 à 2010.

Quant au confrère Le Quotidien d’Abidjan, il parle de « Guerre au sommet de l’Etat ». « Les manœuvres honteuses du régime contre Soro ». Il annonce que « La guerre entre Guillaume Soro et le camp Ouattara est en train de prendre une autre tournure » et qu’elle pourra se retrouver bientôt devant la justice. Le confrère fait allusion à la sortie de Kader Doumbia, président de l’association « Les Victimes de Guillaume Soro » qui veut porter plainte contre l’ex-président de l’Assemblée nationale. « Guillaume Soro va devoir répondre dans un face à face devant la justice, un matin…Il s’est déclaré comme premier responsable de cette rébellion. Il assume l’entièreté des actes qui ont été posés au sein de cette rébellion ».

Le second sujet qui revient dans les médias ivoiriens est la prochaine rencontre entre le président du PDCI, Henri Konan Bédié, et l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, en Belgique. A ce propos, le confrère L’inter parle d’un rapprochement. « Une rencontre Gbagbo-Bédié annoncée à Bruxelles », barre-t-il à sa Une. Le confrère nous informe que La Lettre du Continent, dans sa dernière publication, y consacre un article. Et que l’entretien entre les deux dirigeants devrait avoir lieu à la faveur du prochain voyage du président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) à Paris. En effet, Bédié se rend dans la capitale française le 9 juillet 2019. « Il prendra part à la remise du Prix Félix Houphouet Boigny pour la recherche de la Paix, organisé par l’UNESCO…C’est en marge de ce voyage hexagonal que Henri Konan Bédié aurait prévu de se rendre à Bruxelles (Belgique) où l’ancien chef de l’Etat, fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) Laurent Gbagbo vit sa liberté conditionnelle », indique L'Inter.

Pour sa part, le quotidien Soir Info titre : « Belgique, Gbagbo et Bédié vont se rencontrer, c’est calé ! ». Il ajoute que « Les deux hommes préparent quelque chose ». Ce quotidien fait savoir que l’entente informelle des deux hommes par personne interposée va finalement se concrétiser par la poignée de mains qu’ils vont se donner. Citant La Lettre du Continent qui donne l’information de cette rencontre, Soir Info soutient que « les deux anciens chefs d’Etat de Côte d’Ivoire, que tout divisait, hier notamment au plan politique, et qui se sont choqués lors de la présidentielle de 2010, ont décidé de se rencontrer et, pourquoi pas de faire chemin ensemble dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020 »

A côté de ces sujets, le débat sur le coût de la Carte nationale d’identité intéresse les médias ivoiriens. A ce sujet, Linter nous apprend que l’Assemblée nationale a rejeté la gratuité de la CNI. Il précise qu’il faut débourser « 5 000 francs cfa pour obtenir la pièce d’identité »

 

Adolphe Angoua

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