Procès militaires en Côte d'Ivoire

Dogbo Blé annonce les couleurs

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dogbo-ble-annonce-les-couleurs Sous une grande protection, le général Dogbo a participé à la première audience d e son procès. Ph DR
Revue de presse

Amis de linfodrome.com, soyez les bienvenus à notre numéro de ce mercredi 3 octobre 2012. Comme informations, nous aurons à partager le procès du général Dogbo Blé, le prix du cacao et les rapports du Ghana avec la Côte d’Ivoire.

Procès de Dogbo Blé

L’ouverture du procès du général Dogbo Blé, l’ex-commandant de la Garde Républicaine, est l’information capitale traitée par les journaux. Cette audience, à en croire L’Expression, a fini dans la bagarre. D’abord au tribunal, les avocats des prévenus ont dénoncé un vice de procédure. Ils ont estimé que le dossier n’a suivi aucune instruction militaire, ayant été confié à un juge de droit commun. Dans la cour du tribunal, un pro-Gbagbo qui a lancé à l’endroit des accusés qui sortaient de l’audience « la guerre n’est pas encore finie » a été pris en partie par des pro-Ouattara. Le Nouveau Courrier titre que les avocats de Dogbo Blé ont fait reculer le tribunal militaire. Après deux heures de débats houleux entre les deux parties, le juge a renvoyé l’affaire en délibéré aujourd’hui. La défense a demandé l’annulation de l’instruction qui a conduit à l’inculpation de leurs clients. « C’est une violation des droits. Nous allons faire un pourvoi. Nous allons suivre le procès mais à l’issue, nous allons saisir la Cour Suprême. Ce n’est même pas discutable pour nous », a dit Me Raoul Gohi Bi.

« Ange kessy démonté par un jeune avocat », titre pour sa part Aujourd’hui. Car Me Raoul Gohi Bi a démontré au procureur militaire et au tribunal qu’après que le juge d’instruction ait dit son incompétence à poursuivre des militaires, Ange Kessy devrait faire reprendre la procédure. Une observation qui a obligé le juge à lever la séance, livre t-il. Par ailleurs le quotidien demande : « Qui va juger Soro et ses chefs de guerre » dans cette lutte contre l’impunité ». Il demande pourquoi ne cherche t-on pas aussi à savoir ceux qui ont tué le ministre Boga Doudou, les colonels Dagrou Loula, Dali Oble, Yodé et les 80 gendarmes du camp commando de Bouaké ? Revenant à Dogbo Blé, l’ex-ambassadeur de France vient en renfort pour Ouattara, relève Le nouveau Courrier. S.E.M Jean Marc Simon a dit sur RFI que c’est par « solidarité ethnique et idéologique probablement » que Dogbo Blé a été fidèle au Président Gbagbo. Ce que le journal trouve mystérieux. De son interview, les journaux proches du pouvoir ont rapporté du diplomate : « Dogbo Blé, pour moi est un brillant officier, c’est incontestable. C’est aussi, un soldat perdu ».

Prix d’achat du cacao

Le prix bord champ du cacao a été fixé à 725 f.Cfa le kilo, informent la presse. C’est au sortir du Conseil des ministres que l’annonce a été faite le porte-parole du gouvernement, le ministre Koné Nabagné Bruno. Ce prix, précise t-il, est garanti aux producteurs, note Fraternité Matin. Nord Sud Quotidien complète à cela que cette décision mettra fin à la misère des producteurs qui subissaient la loi des acheteurs véreux. Quant à Notre Voie, il fait remarquer que sous Ouattara, le prix du cacao qui était de 1100 f.Cfa sous Gbagbo, a chuté. Alors que Ouattara avait promis qu’il ferait mieux pour les paysans. Dans le même contexte, Le Quotidien d’Abidjan écrit que sous Ouattara, l’argent a disparu. Le constat est le même aussi bien chez les ménages que chez les opérateurs économiques, ou point où les banques ne prêtent plus. Pour lui, l’historien Gbagbo a fait mieux que l’économiste Ouattara.

Relations Ghana-Côte d’Ivoire

Un camp d’entraînement démantelé au Ghana et trente (30) suspects arrêtés, instruit Le Patriote. Ce sont des formateurs en maniement d’armes et leurs élèves qui ont été pris mais libérés plus tard parce que n’ayant rien avoir avec la Côte d’Ivoire. A propos des enquêtes, le lieutenant-colonel Gbevlo-Lartey a indiqué qu’elles se poursuivent et que les résultats seront connus de tous, dit L’Intelligent d’Abidjan. Quant à L’Inter, il croit que le Ghana est un os dans la gorge de Ouattara. Car, selon lui, les propos du numéro un ghanéen au sujet de Koné Katinan montrent que les relations entre les deux pays frontaliers ne sont pas au beau-fixe. Un observateur a même déclaré que « le régime Ouattara a lui aussi son Burkina ».

César DJEDJE MEL
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