Crimes de tous genres

L'Heure de vérité a sonné en Côte d'Ivoire

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lheure-de-verite-a-sonne-en-cote-divoire Le procès de présumés coupables d'assassinat et demeutres de tous genres s'ouvrent aujourd'hui. Ph DR
Revue de presse

Bienvenue à notre revue de presse chers fidèles de linfodrome.com, ce mardi 2 octobre 2012. A l’affaire Koné Katinan s’ajoute le procès des présumés auteurs de l’assassinat du général Guéi. Il sera question aussi de la réconciliation nationale.

Affaire Koné Katinan

« Koné Katinan inculpé pour double meurtre », titre Le Patriote. L’ex-ministre du budget de Gbagbo est accusé d’avoir commandité le meurtre d’un vieux soudeur de 83 ans et d’un jeune. C’est une accusation qui le traîne en pénal et qui facilitera son extradition rapide en Côte d’Ivoire, affirme le journal. La seconde arrestation de Katinan a fait sortir le Président ghanéen de ses gonds, apprend-on des journaux de l’opposition. De retour de l’ONU, il a déclaré à la presse de son pays : « Je ne suis pas en charge du dossier, je ne suis pas juriste, je suis historien et communicateur de formation. Ce que je souhaite, c’est que l’on laisse la justice de mon pays faire son travail », a rapporté Notre Voie. Quant à Aujourd’hui et Le Temps, ils écrivent que John Dramani s’en prend à Ouattara, en ce qu’il a dit : « Cette affaire relève de la justice ghanéenne et tous ceux qui veulent la ramener sur le terrain politique auraient dû se rendre à l’Assemblée générale de l’ONU où nous avons parlé de l’Etat de droit. Je pense qu’ils auraient beaucoup appris ». Le Nouveau Courrier relève que pour la seconde fois, Ouattara a essuyé un échec et mat au sujet de l’extradition de Katinan. En vérité, l’avocat du mis en cause a indiqué que son client n’a pas été inculpé : « C’est abusif de parler d’inculpation de Koné Katinan ». Par ailleurs, on y lit qu’Interpol Abidjan a disparu des rues d’Accra au moment de l’interrogatoire et n’a pu apporter de preuves contre Katinan.

Assassinat du général Guéi Robert

« Assassinats, enlèvements, exécutions sommaires : les grands procès de la République s’ouvrent », écrit en manchette Fraternité Matin. Il s’agit entre autres de la mort du général Guéi Robert, du colonel Dosso, d’Yves Lamblin. Le général Dogbo Blé et d’autres militaires seront à face aux juges militaires ce matin. Son avocat, Me Mathurin Dirabou, a affirmé que son client a le moral et qu’ils attendent de voir au cours des débats si tout ce qu’on lui reproche est fondé. Le Nouveau Réveil fait savoir qu’Ange Kessy, le procureur militaire, a dévoilé les présumés coupables et le pourquoi de la mort de Guéi. Selon lui, le commandant Séké Séka Anselme a reconnu dans son audition avoir abattu le général Guéi. Il avait récupéré l’ex-chef d’Etat des mains du général Dogbo Blé qui l’avait arrêté à la Cathédrale au Plateau. Aussi, Séka Séka a dit avoir tué d’une balle dans la tête l’épouse de Guéi. Il a justifié cet assassinat par le fait que des renseignements donnaient Guéi et le président Ouattara commanditaires d’un coup d’Etat contre Laurent Gbagbo. Parmi les journaux proches du pouvoir qui ont donné un large écho à cette information, L’Expression relève que le général Mathias Doué, à la tête de l’armée à l’époque, ainsi que des prêtres vont passer à la barre parce qu’ayant été cités par des accusés. Le Nouveau Courrier dit que pour une seule inculpation, il y a trois versions. En dehors de ce qu’a expliqué Ange Kessy, le journal a rappelé le témoignage du ministre Mabri qui disait que le général Guéi a été conduit à la résidence présidentielle des Gbagbo et tué devant l’Ex-première Dame.

Charles Blé Goudé et Kassaraté réagissent

Le leader de la galaxie patriotique en exil ne veut pas rester indifférent aux dix ans de la rébellion en Côte d’Ivoire. Dans une déclaration qu’il a faite, il affirmé que pendant ces dix ans, « nous avons combattu le bon combat. Face au choix qu’avaient fait certains de nos frères de prendre le chemin des armes pour des raisons qui leur sont propres, nous avions répondu non, par notre mobilisation populaire les mains nues », ont rapporté les journaux de l’opposition. Quant au général Kassaraté, ancien commandant supérieur de la gendarmerie et actuel ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Sénégal, il a invité ses parents à la réconciliation en leur demandant « de ne pas être complices des déstabilisateurs, de ne pas collaborer avec les mercenaires, et les miliciens. Vous devez être en collaboration avec des forces de l’ordre », relate Nord-Sud Quotidien.

César DJEDJE MEL
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