Rebondissement de l’affaire Katinan. Sujet principal de notre revue de presse de ce lundi 1er octobre 2012. On parlera aussi des rapports du chef de l’Etat avec son gouvernement et de plusieurs autres sujets dont la réconciliation nationale.
Rebondissement de l’affaire Koné Katinan
L’ex ministre du budget de Laurent Gbagbo a été de nouveau arrêté au Ghana. Cette fois pour crimes de sang, dit-on. Pour Aujourd’hui, c’est un acharnement du régime d’Abidjan contre Koné Katinan qui symbolise sa haine. Cette haine est née du refus de l’ex-ministre de Gbagbo de rallier le camp du pouvoir comme souhaité par le Président Ouattara, après la chute de Gbagbo. Pour les journaux de l’opposition, il s’agissait d’un enlèvement manqué. Ils racontent que c’est au sortir d’un rendez-vous judiciaire avec le Bureau National d’Investigation du Ghana que le porte-parole de Gbagbo a été interpellé par des hommes disant être d’Interpol Ghana et qui ont même voulu l’embarquer de force dans leur véhicule. C’est finalement dans les locaux d’Interpol que l’on saura qu’Interpol Abidjan a lancé une procédure accusant Katinan de crimes de sang, « une procédure simplifiée et accélérée » qui devrait faciliter son extradition. Pour eux cette volonté d’enlèvement explique l’ouverture de la frontière aérienne. Pour Le Temps, le régime Ouattara a exporté son désordre au Ghana. Il écrit que comme il le fait à Abidjan, le pouvoir ivoirien veut interférer dans les affaires judiciaires au Ghana. Vu que Katinan doit se présenter devant un tribunal d’Accra le 11 octobre 2012 pour les crimes économiques dont il était initialement accusé. Sans donner trop de détails sur les crimes de sang qu’aurait commis Katinan, Le Patriote, proche du pouvoir, dit qu’il est soupçonné d’avoir participé de façon directe ou indirecte aux nombreux crimes de sang durant la période post-électorale. Donc, il ne s’agit point d’un enlèvement.
Ça chauffe au palais présidentiel
« Ouattara met sévèrement en garde ses conseillers », titre à la Une L’Intelligent d’Abidjan. Il les aurait repris, à leur tête Serey Eiffel, parce que ces derniers outrepassaient leur pouvoir en convoquant des ministres pour leur demander des comptes ou leur donner des directives. « C’est moi que les conseillers doivent conseiller et non les ministres. Les conseillers n’ont aucun compte à demander aux ministres », aurait déclaré le chef de l’Etat. Cependant, à en croire Notre Voie, les choses ne vont pas bien entre le Président Ouattara et son Premier ministre Me Jeannot Ahoussou Kouadio. Parce que le dernier cité peine à satisfaire son patron. En juillet, un séminaire sur le programme de travail du gouvernement prévu par Me Ahoussou, révèle t-il, a été annulé par le chef de l’Etat qui a estimé que collaborateur manquait de maîtrise de certains dossiers. Certains projets de loi adoptés en Conseil de gouvernement sont même réexaminés par les conseillers de Ouattara.
Réconciliation nationale
Le Nouveau Réveil annonce que la famille de feu Boga Doudou, ministre de l’Intérieur de Gbagbo, assassiné lors de la tentative de coup d’Etat de 2002, veut rencontrer le Président Ouattara pour lui dire qu’elle est pour la paix et le développement et qu’elle le soutient. D’autres peuples, les Atchan et les Akyé, propriétaires terriens d’Abidjan, ont organisé une cérémonie œcuménique pour demander pardon à toutes les couches politiques et sociales de la nation ivoirienne, s’ils les ont offensées. Et dire qu’ils pardonnent également à ceux qui les ont blessés. C’est un exemple à suivre a indiqué le journal. Une leçon d’humilité, selon L’intelligent d’Abidjan, que ces deux peuples ont donné aux Ivoiriens. Ça été un moment d’émotions et de larmes, relève t-il.
Quant à la Première Dame, Dominique Ouattara, elle a demandé aux préfets de s’impliquer activement dans la lutte contre le travail des enfants. Parce que « la Côte d’Ivoire ne doit plus être montrée du doigt », leur a-t-elle dit, rapporte Fraternité Matin. Dans Le Patriote, elle a affirmé que la place des enfants est sur les bancs de l’école. Pour plus d’efficacité, le corps préfectoral a réclamé une application effective des outils de répression.
Parlant de répression, Soir Info informe que, selon Ange Kessy, le procureur militaire, les enquêtes sur la mort du général Guéi sont bouclées. Trois personnes proches de l’ancien régime ont été arrêtées. Demain le grand déballage. A la frontière ivoiro-ghanéenne, quatre des assaillants qui ont attaqué les FRCI ont été arrêtés par les militaires ivoiriens avec le concours du Ghana, lit-on dans L’Inter et bien d’autres quotidiens.