La presse ce mercredi 22 mai 2019 offre aux lecteurs une variété de titres à prédominance politiques, sans passer sous silence la situation au plan sécuritaire.
Ainsi, le Patriote présente à sa Une, un communiqué du Colonel Touré Hervé dit Vétcho qui fait une révélation de taille. « Accusé de rouler pour Soro, le colonel Vétcho dément ». L'officier supérieur a choisi de servir la République sous les ordres du chef de l'État, Alassane Ouattara. Le camp Soro vient ainsi de perdre un poids lourd.
Le Jour Plus croit alors savoir les raisons de l'impopularité de l'ancien président de l'Assemblée nationale : « Voici ce que les populations reprochent à Soro ».
Pour sa part, le journal indépendant Soir Info souligne qu'un « sérieux danger plane sur la Côte d'Ivoire » et en donne des signes. «A l’approche du scrutin présidentielle de 2020, les violences inter-communautaires qui embrasent le pays, ne sont pas fait pour rassurer les Ivoiriens. Depuis quelque temps, à travers la Côte d’Ivoire, l’on observe une montée en flèche des tensions socio-politiques, à moins de 17 mois de l’élection présidentielle, dans un environnement politique marqué par une crise ouverte entre Guillaume Soro et le chef de l’État, Alassane, et une fracture ouverte entre le Pdci-rda et le Rhdp », fait observer ce quotidien. Qui poursuit : « L’ex-parti au pouvoir estime que « la récurrence de ces conflits communautaires, notamment à Bouna (Avril 2016), Kanakono (24 Décembre 2017), Zouan-Hounien (Novembre 2018), Bangolo (24 Juin 2018), Facobly (Juillet 2018), Issia (en Octobre 2018 avec la sortie punitive des Dozos contre les populations autochtones), Duekoué (Novembre 2018), Bin-Houin (Avril 2019), Marabadiassa (Février 2019), Béoumi (Mai 2019) et Abengourou (Mai 2019), achève de convaincre de la profonde fracture sociale et de la grave division des composantes de la nation ivoirienne ».
Toujours sur la situation sécuritaire, le Quotidien d'Abidjan s'interroge de savoir « pourquoi le pays s'embrase sous le régime Rdr ». Quand LG Info estime que « le régime rend la Côte d'Ivoire ingouvernable »
Le Nouveau réveil soutien que « de Sakassou à Béoumi, des crises pour le contrôle du V Baoulé ».
Notre voie rapporte que les députés de l'opposition dénoncent le laxisme du pouvoir »
Générations nouvelles souligne, en ce qui le concerne que « l'armée assiège Béoumi ».
Par ailleurs, l'autre journal indépendant, L'Inter à accordé un grand espace à Mamadou Koulibaly, fondateur de Lider qui s'inquiète de la situation socio-politique : « Pour que tous ceux qui ont vécu la période de 2010-2011 gardent leur sérénité, il faut que l’on évite de faire les élections dans les mêmes conditions », conseille-t-il. Et de s'expliquer : « À la présidentielle de 2010, il y avait notamment une mésentente autour de la Commission électorale indépendante (Cei) qui n’était pas du tout aux normes pour faire de bonnes élections. Très souvent, les changements de régime qu’il y a eu dans notre pays sont intervenus avec le soutien de l’armée. À ce jour, certains font comme si nous avions une armée nationale républicaine, alors que ce n’est pas encore le cas. Nous avons une armée instrumentalisée. Il y aura des élections en 2020, et elle sera là. Les forces armées devront se présenter comme des forces nationales et non des forces claniques ou des milices de partis politiques. Il faut aussi faire la mise à jour de la liste électorale dans des conditions bien meilleures que cela n’a été le cas pour les élections de 2010. Si en 2010, il y a eu du grabuge, c’est aussi parce que la liste électorale n’était pas bien établie ».
Le Temps quant à lui, annonce, tout autre chose, la nomination de Agnès Monnet comme conseiller politique de Gbagbo. Ce qui fait dire à Soir Info que Gbagbo porte un (autre) coup à Affi.
Jonas BAIKEH