10 ans de crise en Côte d'Ivoire

La Côte d'Ivoire se souvient de 2002...

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Revue de presse

Bienvenue sur lindfodrome.com pour votre revue de presse. Aujourd’hui mercredi 19 septembre 2012, on parlera de la naissance de la rébellion armée, il y a dix ans et du procès de Laurent Gbagbo, à la CPI

Commémoration du 19 septembre 2002

Le 19 septembre 2002, la Côte d‘Ivoire se réveillait avec une tentative de coup d’Etat qui s’est muée en rébellion armée. Aujourd’hui mercredi 19 septembre 2012, tous les journaux en parlent. Le Mandat nous ramène sur les traces des cerveaux de l’opération. Il rappelle que les soldats à l’origine de la rébellion étaient en exil au Burkina Faso pendant la transition militaire du Gal Guéi Robert. De 2002 à 2012, ces personnes sont allées « du maquis à la capitale » car les seigneurs de guerre des Forces Nouvelles qu’ils étaient, ils sont aujourd’hui les patrons de l’armée ivoirienne (FRCI). Cette armée des Forces Nouvelles, L’Expression montre que ses traces ont disparu car les compagnies ou commandements ont fait place à des unités régulières. Pour Sidiki Konaté, l’actuel ministre des PMI, PME et de l’artisanat, ex-porte-parole de cette rébellion, si c’était à refaire, il le referait. Par ailleurs, il affirme que le vrai père de la rébellion, ce sont les millions d’Ivoiriens qui ont soutenu les rebelles. Quant aux dissensions entre Soro Guillaume et le sergent-chef Ibrahim Coulibaly (IB), il explique que cela est dû à la perception du rôle que chacun devait jouer. Le premier voulait créer des conditions d’une discussion entre politiciens tandis que le second voulait être acteur majeur du processus, prendre part aux élections, lit-on dans Nord-Sud Quotidien.

Sa version contraste avec « le testament d’IB avant sa liquidation » publié par Le Nouveau Courrier. Dans ce document qui n’est autre qu’un discours d’IB, l’auteur appelle à dire la vérité. Il demande à ceux qui affirment qu’il veut être président ou premier ministre de se rappeler qu’après avoir fait tomber le régime de Bédié, il a été chercher Guéi pour le faire président. Pour Aujourd’hui, l’ivoirité, la xénophobie, l’exclusion, la guerre de leadership sont des arguments imaginaires, des mensonges pour expliquer la rébellion. De même que tous les noms collés à la Côte d’Ivoire sous Gbagbo : « poudrière identitaire », « un gouvernement de crabes ». Malgré tout cela, Soir Info note que la Côte d’Ivoire est toujours en quête de cohésion, et bat laborieusement le rassemblement des tous ses fils.

Huis clos sur Gbagbo à la CPI

Gilbert Bitti, conseiller juridique de la CPI a fait des précisions sur le huis clos sur le cas Laurent Gbagbo, à la CPI. Son interview vidéo a été reprise par la presse. Selon lui, à cet huis clos, il s’agira de savoir s’il est possible pour Gbagbo de suivre la procédure, de la comprendre et à y participer de manière efficace. « On ne va pas discuter réellement de sa maladie », rapporte L’Inter. Aujourd’hui fait savoir que l’expert a affirmé que s’il n’est pas apte, l’audience de confirmation des charges sera reportée en application de la règle 135 du règlement procédure. « On ne peut tenir une audience en son absence s’il n’est pas apte ». C’est pourquoi, il titre « la libération de Gbagbo est possible ». Faux, rétorque Le Nouveau Réveil, s’appuyant lui aussi sur les propos du conseiller de la CPI. Mieux, il indique que Gbagbo sera jugé soit fin mars 2013 ou début avril, à en croire des sources diplomatiques informées du dossier. Si ce procès a lieu, Le Patriote avance que l’ex-chef d’Etat ivoirien coulera. Car la procureure Fatou Bensouda a compilé des témoignages écrits de centaines de victimes et prisonniers, plus de 400 vidéos accablantes et 9000 pages classées « confidentiel » contre lui.

César DJEDJE MEL
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