Ce mardi 18 septembre 2012, la revue de presse de linfodrome.com aura comme sujets le procès de Gbagbo à La Haye, les 10 ans de la rébellion armée de Côte d’Ivoire et l’insécurité. Bonne lecture.
Gbagbo sera-t-il relaxé ?
Les juges de la CPI avaient décidé que c’est le 25 septembre 2012 que l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo saura s’il prendra part au procès ou non, après le huis clos. C’est avec cette information déjà connue que les journaux proches de l’opposition ont annoncé leur retour, après quelques jours de suspension. Revenant sur le sujet, Alternative écrit que les 24 et 25 septembre 2012 aura lieu l’audience de vérité. Selon lui Gbagbo recouvrira la liberté sous condition s’il est jugé inapte à poursuivre la procédure judiciaire. Cette approche est confirmée par Aujourd’hui. Il avance que si au cours du huis clos, de graves manquements sont observés sur la détention de Laurent Gbagbo, la Cour devra lui reconnaître le bénéfice de l’exception d’incompétence qui lui ouvre la voie de la relaxe pure et simple. Il ajoute qu’à quelques jours de cette date, Gbagbo "flotte" dans le ciel parisien. Un demi millier de ses partisans et sympathisants de France lui ont manifesté leur soutien en l’élevant dans le ciel de Paris, à la Tour Eiffel, à travers un ballon gonflable à son effigie. Sur celui-ci, on pouvait lire : « Libérez Gbagbo ». Ce ballon, dit-il, était visible depuis plusieurs kilomètres.
10 ans de la rébellion
« 10 ans que naissait la dynastie des ex-rebelles », titre Le Quotidien d’Abidjan. En effet, rappelle t-il, c’est dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002 que les ex-rebelles ont fait leur entrée dans la vie des Ivoiriens « par effraction et effusion de sang ». Au compteur de leurs crimes, le ministre de l’Intérieur Boga Doudou, des officiers de l’armée ainsi que des enfants, des femmes enceintes exécutés, éventrés, égorgés ou brûlés vifs. Pour lui, ces rebelles de 2002 ont sapé pendant une décennie les fondements des acquis démocratiques concédés par feu le premier président ivoirien. L’Expression a approché Mme Dominique Ouattara qui a levé un coin de voile sur ce qu’ils ont vécu ce jour là. « Vers 14H45, des chars étaient devant notre résidence dont un char bleu baptisé Comoé. Il commençait à défoncer le portail…la sécurité nous a donc demandé d’aller chez notre voisin, l’ambassadeur d’Allemagne. Ce que nous avons fait ». Après quoi, selon elle, ils ont été exfiltrés par un commando français qui a accompagné le ministre français De Villepin. « Monsieur le Premier Ministre, sur ordre du gouvernement français, nous venons vous exfiltrer. Vous êtes sept, nous vous donnons vingt minutes pour vous préparer. Prenez peu d’affaires », a dit le commando. A propos de la possibilité d’enquêter sur la mort de Boga Doudou et des autres personnes tuées le 19 septembre 2002, Soir Info rappelle que demain, c’est fini. Leur cas sera frappé de prescription décennale, avait prévenu le commissaire du gouvernement qui avait donné aux proches des victimes, jusqu’au 19 à minuit pour porter plainte. Là-dessus, Alain Dogou, le Directeur de cabinet du défunt ministre témoigne que deux enquêtes ont été menées par l’ONU et par les députés ivoiriens de l'époque. Selon lui, au regard du droit ivoirien, « les crimes de sang sont imprescriptibles », fait savoir Le Nouveau Courrier.
Insécurité
« Des armes de guerre saisies à Gagnoa », titre Le Patriote à la Une. Ce sont deux obus, sept RPG, des kalachnikovs et plusieurs munitions trouvés sur quatre individus. D’après Soro Yaya, chef des FRCI de Gagnoa, ces derniers avaient pour mission d’attaquer des postes des FRCI à Abidjan. Par ailleurs, le journal fait cas de l’arrestation de trois acheteurs d’armes au Ghana dont deux Ivoiriens et un ghanéen. On apprend qu’ils ont été pris après avoir acheté des mains de policiers ghanéens, qui se sont faits passer pour des marchands d’armes, des fusils AK-47, dans l’intention de venir renverser le pouvoir d’Abidjan. Le Mandat a confirmé. Mais pour Nord-Sud Quotidien, les tentatives de déstabilisation du régime Ouattara ne peuvent pas réussir car la guerre de 77 jours annoncée a échoué. Il indique que l’arrestation des deux cadres du FPI, Alphonse Douati et Laurent Akoun y est pour quelque chose. Elle a brisé l’ardeur des déstabilisateurs d’autant que depuis qu’ils ont été mis derrière les barreaux, les FRCI respirent mieux, affirme t-il. L’Inter fait savoir que c'est plutôt les FRCI qui dérangent Ouattara et qui le vont "couler". Car ces derniers s'adonnent à des pratiques peu recommandables de racket, d'enlèvements, des arrestations arbitraires sans jugements.