Assassinats et déstabilisation

La vérité bientôt au grand jour en Côte d'Ivoire

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Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs. Ce vendredi 14 septembre 2012, notre revue informera de l’enquête sur l’assassinat de Robert Guéi, de l’inculpation du commandant Séka Séka et du cas Katinan en prison au Ghana. Bonne lecture !

Enquête sur la mort de Guéi Robert

Presque tous les journaux ont parlé de cette affaire. Le parquet militaire d’Abidjan a ouvert une enquête sur la mort de l’ex-chef de la junte militaire de 1999, le général Robert Guéi, tué le 19 septembre 2002, au déclenchement de la rébellion. Dix ans, son parti politique, l’Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), organise des journées d’hommage à son endroit. Le parti a animé une conférence de presse pour réagir à la décision du parquet. L’Expression écrit que c’était une explosion de joie car Salif N’diaye, le Secrétaire général a déclaré que « depuis 10 ans, c’est la première fois que nous organisons une telle cérémonie dans un environnement sain. (…) Le temps a tranquillement fait son œuvre ». Le premier président des jeunes de ce parti, Blé Guirao, témoigne dans L’Intelligent d’Abidjan que le Gal qu’on disait tué sur le chemin de la prise de la télévision nationale « n’était ni de près ni de loin mêlé à ce qui se passait et qu’il avait été assassiné par les hommes de Gbagbo ». Le Mandat parle de la phrase de Guéi qui a fâché Gbagbo. La voici : « Quand vous malaxez mal la farine, elle vous monte parfois dans les narines », avait-il dit pour annoncer sa rupture d’avec le pouvoir d’alors. Pour l’occasion, Le Nouveau Réveil a publié les explications de Monseigneur Agré accusé d’avoir livré le président de l’UDPCI qui s’était réfugié à la Cathédrale du Plateau. « Je ne pouvais pas le livrer, puisque je n’étais pas là. J’ai quitté ma résidence parce que quelqu’un m’avait téléphoné me disant : « Monseigneur, j’ai maquillé ma voix, vous ne la reconnaîtrez pas, si vous ne partez pas de chez vous, c’est moi qui dirai devant la nation que c’est vous qui avez été la cause de la guerre, d’une guerre civile religieuse… ».

Pourquoi une enquête pour Guéi uniquement et non pour l’ex ministre d’Etat Boga Doudou, tué le même jour. Ange Kessi, le procureur militaire répond dans Soir Info : « Je n’ai pas été saisi d’aucune plainte de la part des parents ou des proches de Boga Doudou. Je ne peux pas m’auto-saisir, le commissaire du gouvernement ne s’auto-saisit pas. (…) Les proches de Boga Doudou ont jusqu’au 19 septembre à minuit pour nous saisir par une plainte »

Le commandant Anselme Séka Séka inculpé

Oui l’ex-aide ce camp de Mme Simone Gbagbo a été inculpé d’assassinat pendant la crise post-électorale, informe Le Patriote. Selon le journal, il a été entendu jeudi par le juge d’instruction militaire. Cette information a été donnée par toute la presse. Pour rappel, le commandant s’était exilé après la chute du régime Gbagbo. Il a été arrêté à l’aéroport d’Abidjan au cours d’un voyage. Selon Le Jour Plus, il a été également interrogé sur la disparition de Guy André Kieffer, en 2004, de la mort du général Guéi et accusé d’être lié aux escadrons de la mort.

Koné Katinan n’a pas encore échappé

« Katinan reste en prison », titre Nord-Sud Quotidien. Le dénouement de cette affaire attendu initialement à l’audience d’hier jeudi 13 septembre 2012 aura lieu certainement le 25 septembre 2012, date à laquelle le procès a été ajourné. Et pour cause, selon la procureure Yvonne Aboubisa, « malheureusement, les documents attendus de Côte d’Ivoire ne nous sont parvenus qu’hier (mercredi) et la traduction est toujours en cours ». Le Patriote explique qu’en attendant le 25 septembre, l’avocat de Katinan a demandé la liberté sous caution pour son client, mais cela lui a été refusé. Il écrit donc que tout se complique pour Katinan, l’ex-ministre de Gbagbo.

César DJEDJE MEL
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