Bienvenue à notre revue de presse. Ce mercredi 12 septembre 2012, nous parlerons justice avec le cas Gbagbo et l’assassinat de Guéi Robert. Nous reparlerons du contentieux électoral et aussi de l’insécurité en Côte d’Ivoire.
Procès sur tous les fronts
À la CPI, L’Inter informe de façon catégorique que l’ex-président ivoirien sera jugé en 2013. Car dans le dernier calendrier des audiences de 2012 publié par la Cour, nulle part n’est mentionné le cas Gbagbo. Par ailleurs, il affirme que le prisonnier ivoirien ne crée plus le « buzz » à la CPI. Ses visites sont réduites et espacées par rapport au premier semestre de son arrivée. Le silence de la juridiction depuis un moment est expliqué par Le Temps. Selon lui, c’est pour savoir s’il a été torturé lors de sa détention en Côte d’Ivoire. Ce qui semble évident, dit le journal. Par conséquent, au regard du statut de Rome, Gbagbo doit obtenir sa relaxe. Car la Cour a dit : « Au vu de l’importance de cette question, la Chambre a reporté l’audience de confirmation des charges jusqu’à ce que cette question soit tranchée ». Concernant Guéi Robert, Fraternité Matin écrit que 10 ans après sa mort, le parquet militaire ouvre une enquête sur plainte de sa famille et des ayant droits, a affirmé le procureur militaire, Ange Kessi. Les assassins de l’ex-chef de la junte de 1999 seront bientôt démasqués et jugés, en conclut Le Patriote. Il précise que c’est pour éviter le piège de la prescription décennale que le parquet a ouvert cette enquête.
Insécurité et déstabilisation en Côte d’Ivoire
L’Alternative et Le Nouveau Courrier se font l’écho d’un faux complot du régime ivoirien dévoilé par le Ghana dans l’arrestation des pro-Gbagbo, notamment Lida Kouassi Moïse et le Colonel Katé Gnatoa, en exil. Selon le journal ghanéen Daily Graphic, le Vice ministre ghanéen de la communication a informé de l‘arrestation de Prosper Tao Tsikata, un homme d’affaires ghanéen de nationalité nigériane qui a monté ce complot pour un montant de six milliards de F.CFA. il s’est chargé d’attirer les militaires exilés dans une tentative de déstabilisation afin de marchander avec le pouvoir ivoirien qui allait les capturer. C’est ainsi qu’il a livré la vidéo du Col Gnatoa au ministre Bakayoko pour cent millions F.CFA. Ce qui a convaincu le Togo à livrer Lida Kouassi. En titrant "l’homme qui a trompé les militaires pro-Gbagbo", L’Intelligent d’Abidjan, écrit que Tsikata se faisait passer pour Tsikata Kojo, un capitaine ghanéen à la retraite. Il a approché les exilés pour dire qu’il est capable de les aider sur tous les plans à renverser le régime Ouattara. La vidéo a même été filmée dans sa résidence, a déclaré le Vice-ministre ghanéen.
L’ex-ministre de Gbagbo, Dano Djédjé, l’a échappé belle. Hier mardi, il a reçu à son domicile la visite de deux individus armés qui ont emporté plusieurs biens matériels et financiers. D’après ses explications dans L’Inter, ces personnes l’ont pris pour le ministre de la réconciliation nationale, poste qu’il a occupé sous Gbagbo. Ce cambriolage survient après qu’on lui ait retiré sa garde rapprochée depuis les attaques du camp militaire d’Akouédo, en août dernier, précise-t- il. Cet acte d’insécurité a été relayé par toute la presse.
Contentieux électoral 2010
L’Inter demande si le président Ouattara va faire arrêter Yao N’dré, l’ancien président du Conseil Constitutionnel. Si non, pourquoi a-t-il remué le couteau dans la plaie, plus d’un an après ? Surtout qu’il est dit que c’est dans le cadre d’un accord secret que Yao N’dré s’est dédit en proclamant Ouattara Président de la Côte d’Ivoire, pour échapper en contrepartie de son acte à toute poursuite judiciaire. Si tel est le cas, il veut déduire de la sortie du président ivoirien l’arrestation imminente de l’ancien ami de Gbagbo. Pour certains, c’est une parade afin de dédouaner les prisonniers pro-Gbagbo et les libérer. Lors de la rentrée solennelle du Conseil Constitutionnel, Le Patriote estime que Francis Wodié, son président, a donné une leçon à son prédécesseur en expliquant que le rôle du juge surtout constitutionnel n’est pas de réécrire les textes de loi. Encore moins de les interpréter. Au sujet la décision de Yao N’dré proclamant Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection de 2010, un Conseiller Constitutionnel a déclaré que « la décision était juste », du point de vue du droit ivoirien et d’ajouter que « tous sont soumis à l’obligation d’obéissance à la loi qui est notre trait de l’égalité de tous devant la loi », rapporte Aujourd’hui.