Contentieux électoral de 2010

Ouattara passe le savon à Yao N'dré, Gbagbo veut la vérité

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Revue de presse

Dans notre numéro de ce mardi 11 septembre 2012, le Président Ouattara nous ramène sur le contentieux électoral. On parlera aussi des actions de Laurent Gbagbo et de ses partisans, des vérités de l’entourage de Soro sur la situation sécuritaire.

Contentieux électoral

Le chef de l’Etat a présidé hier la rentrée solennelle du Conseil Constitutionnel. Une occasion qu’il a saisie pour faire le procès de Yao N’dré, ancien président dudit Conseil qui, selon lui, voulant satisfaire les Ivoiriens par une décision inique, a fait connaître à la Côte d’Ivoire la plus grave crise de son histoire, avec 3000 morts. « Cette décision du précédent Conseil Constitutionnel nous a fait perdre arithmétiquement dix ans. C’est quasiment une génération sacrifiée et ceci est impardonnable », nous dit Le Nouveau Réveil. Nord-sud Quotidien a ajouté que le Président Ouattara et l’actuel président du Conseil Constitutionnel, Francis Wodié, ont déshabillé Yao N’dré. Car le second a dit que « le juge, surtout constitutionnel, doit être extrêmement prudent pour ne pas sortir de son rôle. Un écart qui, comme un fleuve qui sort de son lit, est susceptible d’emporter tout sur son passage comme il nous a été donné de voir dans certains pays ». Devant ces accusations, Le Jour Plus avance que Yao N’dré mérite de passer un séjour à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), comme certains des partisans de Gbagbo. Quant à Fraternité Matin, il a relevé l’hommage qu’a rendu le Président Ouattara à Wodié. Il a dit « qu’il est un homme de droit attaché au droit ».

Ouattara critiqué et interpellé

Aujourd’hui titre que de fortes pressions sont faites sur Ouattara pour chasser les FRCI. En effet, des diplomates occidentaux qu’il a reçus se sont plaints des arrestations arbitraires, violations de domiciles privés et autres. « Il faut que cessent les détentions illégales », aurait sommé l’ambassadeur de la France. Ses informateurs avancent que depuis août, les ambassadeurs ne cessent d’interpeller le chef de l’Etat sur la situation. Ces informations émanent de Jeune Afrique. Le Temps tire de là que sous cette pression, le Président Ouattara a reconnu les dérives de son armée. Il a donc donné des instructions fermes pour que cessent les perquisitions de domiciles privés et arrestations sans mandat. Face à la situation du pays, un cadre du FPI, l’ex-ministre N’guessan Amani Michel, dit qu’il n’y a plus de République parce que les Ivoiriens sont divisés tout comme l’armée. D’ailleurs pour la sauver, Zoro Michel, un proche de Soro Guillaume a demandé au président Ouattara de redonner la Primature et la défense à Soro qui connaît bien les miliciens qui attaquent le régime. Un autre qui lui est député, Abel Djohoré, a dit que Soro Guillaume n’est mêlé ni de loin, ni de près aux attaques comme on le veut faire croire, parce qu’il est suffisamment responsable. Pour lui, les chefs de l’exécutif et du législatif « sont en parfaite symbiose », partagent Soir Info et L’Inter.

Les actions de Gbagbo et de ses partisans

D’après Le nouveau Courrier, le président Gbagbo et ses avocats ont fait appel du rejet de leur requête en incompétence de la CPI. Le collège d’avocats estime que la Côte d’Ivoire n’étant pas un Etat participant à la procédure ne peut pas présenter une réponse à tout document. Aussi que le Président Ouattara n’était pas habilité, juridiquement et constitutionnellement, à engager la Côte d’Ivoire. En outre Me Altit a demandé si Gbagbo est le seul protagoniste à avoir des devoirs. Car il a déclaré : « Le seul protagoniste qui voit peser sur lui une responsabilité est le président Gbagbo. Ceci est d’autant plus frappant qu’il se voit par ailleurs dénier tout remède aux violations de ses droits ». L’Alternative attire l’attention sur le silence de la CPI depuis le 20 août où elle devrait recevoir des parties en procès les rapports médicaux sur la santé de Laurent Gbagbo. Selon ses sources, ce mutisme s’explique par le fait que « Gbagbo sera libéré, ils sont maintenant en train de d’étudier les modalités de sa libération », a-t-elle dit. Tout en ajoutant que l’ancien chef d’Etat tient à ce qu’on lui dise qui a gagné les élections. Cependant à Abidjan, son ancien porte-parole, Gervais Coulibaly, a dit « J’espère le rencontrer un jour. Mais je n’irai jamais le rencontrer si je n’ai pas les résultats que j’espère entre les mains », rapporte L’Expression.

César DJEDJE MEL
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