Condamnations imminentes, menaces persistantes

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Revue de presse

Amis lecteurs, soyez les bienvenus. Dans la revue de presse de ce samedi 8 septembre 2012, nous traiterons des procès contre les pro-Gbagbo, des menaces sur la stabilité du pays et de la réconciliation.

Procès des pro-Gbagbo

Des militaires proches du régime Gbagbo arrêtés pendant ou après la crise post-électorale seront jugés bientôt. Hier, à la cérémonie de présentation de serment des juges qui conduiront le procès, L’Intelligent d’Abidjan rapporte que le commissaire du gouvernement, Ange Kessy, a indiqué que le général Dogbo Blé, ancien chef de la Garde Républicaine, accusé pour crime contre l’humanité, pourrait passer toute sa vie en prison : « le général Dogbo Blé est cité dans deux dossiers. L’assassinat du général Dosso et le deuxième dans lequel il est accusé d’arrestation arbitraire, détention illégale, séquestration suivie d’assassinat. Voilà ce qu’on lui reproche et je crois qu’il risque la prison à vie. Au regard du code pénal, quand vous êtes poursuivi pour ce genre de d’infraction, c’est la prison à vie ». Une information qu’ont partagée tous les journaux. Ces personnes qui vont juger le général sont présentées par, entre autres, Nord-Sud Quotidien. Il s’agit pour les officiers généraux, du général Raymond Kissi Anani, des contrôleurs généraux de police Fiacre Kili Fadigni, Jules Konan N’zi, Siagbé Yao, Assoumou Bosson, et du général de brigade Nicolas Kouakou. Le magistrat militaire Gérard André Agoh Bénié fait également partie du lot. Pour Aujourd’hui, Ange Kessy a déjà donné le verdict du procès avant son ouverture.

Extradition de Koné Katinan

Le Patriote et Le Nouveau Réveil affirment que l’extradition de Koné Katinan en Côte d’Ivoire ne souffre d’aucune ambigüité. Les preuves voulues par le juge ghanéen lui ont été versées. Selon eux, lors du passage du président ghanéen en Côte d’Ivoire, le président Ouattara lui a remis ces preuves. Particulièrement, Le Patriote parle d’une casse de la BCEAO perpétrée par Koné Katinan le 26 janvier 2011 dont le montant s’élève à près 640 milliards de Fcfa. Un acte posé illégalement, selon lui, vu que les Etats membres de l’UEMOA avaient reconnu avant cette date au Président Ouattara la signature des comptes de la Côte d’Ivoire à la BCEAO. Aujourd’hui dit que le pouvoir et se hommes font de l’intox en avançant que Katinan ne dispose du statut de réfugié politique. Pourquoi donc le Ghana ne livre t-il pas ? Il serait bien de taire les ragots et attendre le 13 septembre, conseille t-il.

Insécurité

De nouvelles attaques se préparent avertit Soir Info. D’après son enquête dans l’ouest du pays, les personnes qui ont attaqué les postes des militaires FRCI ont promis de revenir dans ce mois de septembre. Le cerveau de toutes les attaques dans le département de Toulepleu a été identifié par les populations en la personne de Colombo, réfugié dans le camp de Zuédru au Liberia. « C’est lui qui pilote tout », ont-elles dit. Dans cette partie du pays, notamment à Man, L’Expression note que le dispositif sécuritaire a été renforcé depuis quelques semaines. Cela a permis la découverte dans une maison en réhabilitation de 482 munitions pour fusils d’assaut et 6 grenades défensives et des lacrymogènes.

Réconciliation nationale

Aujourd’hui écrit que Djédjé Mady, le secrétaire général du PDCI, allié du président Ouattara, se révolte contre le pouvoir. Car ce dernier a déclaré : « nous disons qu’il faut effectivement engager un dialogue France et sincère, un dialogue direct avec les parties prenantes au conflit ou tous ceux qui peuvent apporter quelques chose ». Le journal fait savoir qu’en début août, il avait dit : « Nous sommes tous fautifs à des niveaux divers, à des degrés divers. La réconciliation suppose des sacrifices de part et d’autres ». Quant à l’écrivain Bernard Dadié, président du Congrès National de Résistance pour la Démocratie, il lancé un appel aux démocrates du monde, en particulier ceux de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire afin qu’ils retroussent les manches pour mettre fin au péril imminent du régime démocratique choisi par le peuple ivoirien tel que inscrit dans sa constitution, rapporte Le Temps.

César DJEDJE MEL
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