Amis de linfodrome.com, soyez les bienvenus à notre revue de la presse du mercredi 5 septembre 2012. Il portera sur l’affaire Katinan, la réconciliation et la vie du FPI. Bonne lecture !
Affaire extradition de Koné Katinan
Selon Aujourd’hui, le président ghanéen a « crucifié Ouattara » en direct à la télévision nationale au sujet de l’extradition des Ivoiriens exilés sur son sol. Il rapporte que dans son discours de politique générale, le président du Ghana, John Mahama Dramani, a profité pour donner un message touchant à la vie des exilés. « Tous les réfugiés vivant sur le territoire ghanéen sont sous la protection de l’Etat ghanéen. Il n’est nullement question d’enfreindre aux lois ghanéennes. Aucun parmi eux ne peut faire l’objet d’extradition. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont la constitution et les lois ghanéennes qui le stipulent ». Bien entendu ces déclarations ont été reprises en boucle par la presse proche du FPI. Le Temps a renchéri en indiquant que le président ghanéen a dit au sujet de l’affaire Katinan : « le débat est clos ». Quant à sa venue en Côte d’Ivoire, John Dramani a affirmé : « Je ne vais pas en visite d’Etat. J’entreprends simplement une tournée dans la région pour remercier les chefs d’Etat qui sont venus nous soutenir lors des obsèques de feu notre président John Atta Mills ». Le Quotidien d’Abidjan s’en réjoui et titre : « Katinan ne sera pas extradé pian ! ». A l’opposé, Le Patriote relève que le président ghanéen a dit non aux déstabilisateurs. « Nous ne permettrons pas aux réfugiés de mener des activités en contradiction à notre propre développement ». Si le Ghana refuse d’extrader Katinan, Le Nouveau Réveil fait savoir que le président Ouattara a porté l’affaire devant la CEDEAO qu’il présente comme la vraie victime des actions du mis en cause, afin de déjouer le piège de Jacob Zuma et de Rawlings qui s’opposent à l’exécution du mandat d’arrêt lancé contre Katinan.
Réconciliation nationale
« Enfin, Banny se met au travail », s’exclame L’Intelligent d’Abidjan. En effet, il informe que le président de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) a mis sur pied une plateforme d’échanges avec les partis politiques et les faitières des Ongs pour aller à la paix. Ainsi, il a reçu successivement les six grandes formations politiques du pays et des Ongs. L’Inter parle d’un ballet du FPI, RDR et PDCI chez Banny. Les discussions ont eu lieu à huit clos, note-il. Pour Nord Sud Quotidien, les chances de Banny de réussir cette nouvelle action sont minces. Il explique qu’en mai dernier le président de la CDVR avait eu la même initiative qui s’est soldée plus tard par un fiasco. Celle-ci pourrait connaître le même résultat, puisque selon lui, le FPI est resté campé sur ses exigences à savoir la libération des prisonniers, le dégel des avoirs, etc. C’est pourquoi Fraternité Matin titre : « Tous pour la paix. Et pourtant ! ». Pour lui, pour parvenir à l’atteinte de la paix, la cohésion sociale et la réconciliation, chacun doit jouer franc jeu.
La situation au FPI
Le parti de Laurent Gbagbo n’est d’accord avec le verdict prononcé par le juge à l’encontre de son Secrétaire général par intérim, Laurent Akoun, condamné à six mois de prison et frappé d’une privation de circulation sur le territoire national et de ses droits civiques. Le FPI a donc fait appel, informe Notre Voie, estimant que la sanction ne respecte pas les articles 169 et 174 du code pénal. Dans sa déclaration, le remplaçant d’Akoun, Dr Kodjo Richard, a dénoncé dans le verdict « un élan liberticide et d’épuration politique » comme l’expriment des proches du président Ouattara, partage Le Nouveau Courrier. Il a donc demandé à la justice de ne pas suivre le pouvoir dans cette logique. Concernant l’affaire « Mme Gbagbo n’est plus à Odienné », Soir Info explique pourquoi jusque là le pouvoir n’a pas encore réagi. Des sources indiquent que c’est à dessein, afin de ne pas donner la position exacte de la détenue, comme le souhaitent ceux qui veulent l’enlever, pour tenter de le faire.