Bienvenue à notre dernier numéro de la semaine. Comme sujets, nous traiterons, aujourd’hui samedi 1er septembre 2012, du procès de Laurent Akoun, de la situation sécuritaire et l’affaire Katinan. Bon week-end !
Le sort de Laurent Akoun connu
« Akoun K.O, 6 mois fermes », ce titre de Le Nouveau Réveil informe de la peine qu’a écopée, hier, lors de son procès, le Secrétaire général du Front Populaire Ivoirien (FPI) poursuivi pour troubles à l’ordre public. Cette affaire de grande importance a été relayée par toute la presse. Le journal poursuit avec la réaction des avocats de la défense dont un a déclaré que « c’est une décision politique qui a été prise et cela est regrettable ». Car son client a été également frappé d’un an de privation de ses droits civiques et un an de d’interdiction de séjour sur le territoire ivoirien sauf sur son lieu de naissance. « Ca ne m’effraie pas », a réagi Akoun, rapporte L’Intelligent d’Abidjan. En effet le prévenu a dit : « ce ne sont pas les cinq ans qui m’effraient (…). Quels que soient les errements, il n’y a que les Ivoiriens qui peuvent sauver ce pays. Les propos qui ont valu la prison à AKoun sont ceux-ci : « Levons car nos camarades peuvent mourir », « Ouattara voulait tuer Gbagbo. Ouattara ment. Ouattara n’a pas gagné les élections ». Il les a tenus au cours d’une réunion avec des délégués de son parti, début août et Notre Voie s’est chargé de les publier. Le Temps rend compte que Laurent Akoun a dérouté le pouvoir à ce procès. Il explique que l’homme est resté digne devant ses inquisiteurs et a déclaré : « On aurait fait un pas vers la lutte pour la démocratie ». Pour Aujourd’hui, le verdict montre que la Côte d’Ivoire marche sur la tête. Il a publié à la Une un article de Le patriote du 15 septembre 1999 qui rappelle que le président Ouattara a dit ce jour à ses militants : « Nous frapperons ce pouvoir (de Bédié) au bon moment et il tombera ». Alassane Ouattara n’a jamais été inquiété pour ces propos, a-t-il écrit.
Situation sécuritaire
« Pour la paix des Ivoiriens, on va être intraitable », « Si les chefs se rendent complices d'actions de déstabilisation, ils seront destitués », a dit le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, aux populations de Noé, relate Soir Info. Aux FRCI, il a signifié qu’on peut assurer la sécurité en respectant les citoyens ». Même son de cloche pour L’Expression qui poursuit que le ministre a ajouté : « nous serons durs (…) La sécurité sera renforcée à la frontière, particulièrement autour d’Aboisso ». Quant à Le Quotidien d’Abidjan, il écrit que la France se prépare au pire où la situation sociopolitique se dégrade. Il annonce que le dimanche 26 août 2012, l’armée française en Côte d’Ivoire a réceptionné un nouveau matériel lourd composé de soldats, chars de guerre, camions, hélicoptères, munitions, etc.
Affaire Koné Katinan
L’extradition ou non de Koné Katina en Côte d’Ivoire sera décidée le 5 septembre 2012 car l’audience a été reportée à cette date. Le juge chargé du dossier a dit ne pas savoir grand chose sur l’affaire Katinan, lit-on dans L’Inter. Le Nouveau Courrier donne les dessous de ce report. Il rapporte qu’en plus du fait que le juge n’ayant pas connu les raisons pour lesquelles l’Etat ghanéen a arrêté Katinan, puisqu’il a reçu le document le jour de l’audience, le journal indique, selon Me Bourthoumieux, cette affaire servira de jurisprudence dans l’avenir, en cas d’issue victorieuse, afin que le gouvernement Ouattara ne persécute plus les personnalités ayant fui la mort et les traitements inhumains dans leur pays.