Le FPI rouspète, Ouattara s'équipe

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Revue de presse

Bienvenue à notre revue de presse de ce vendredi 31 août 2012. trois sujets pour vous: L'armement de l'armée ivoirienne, la réponse vigoureuse du FPI à Ouattara et la situation confuse de Mme Gbagbo. Bonne lecture

Soir Info fait sa grande Une du jour sur le renforcement matériel de l’armée et titre : « L’armée se blinde ». En effet, "Le Président de la République a décidé de la mise à disposition de moyens additionnels à toutes les forces en charge de la sécurité des populations et de nos Institutions’’, rapporte le quotidien. Cette décision enflamme les journaux d’opposition, comme Le Temps, qui la regrettent. « Au moment où les Ivoiriens vivent dans la pire précarité et la cherté de la vie. Cette inconséquence, voisine de l’injustice, ne peut-être partenaire de la réconciliation ». Surtout, il s'étonne que le président Ouattara s’inscrive dans l’armement de la grande muette, lui qui a critiqué son prédécesseur Laurent Gbagbo sur le même sujet. « Or donc armer son armée était une bonne chose ? Les écailles seraient tombées des yeux ? », interroge-t-il.

Le FPI se raidit contre Ouattara

La Direction du Front Populaire Ivoirien (FPI) a vigoureusement réagi aux arrestations de ses militants et responsables. Le titre de Le Temps le dit bien. « Dictature en Côte d’Ivoire, Trop c’est trop ! Le FPI sort ses griffes ». En clair, Miaka Ouretto, président par intérim de cette formation politique, a animé une conférence hier pour dire que « le FPI n’est pas un parti violent, le parti violent qui entend cacher sa vraie nature, c’est bien le RDR. Ce dernier est de plus en plus démasqué ; cela le pousse à poser des actes désespérés : situation de fin de carrière ? En tout cas c’est le Bori bana (la course est terminée) ». Dans les journaux qui lui sont proches tel que Le Quotidien d’Abidjan, on lit qu’il a dit que « M. Alassane Ouattara est devenu un vrai problème pour la Côte d’Ivoire, les Ivoiriens et la sous-région ouest-africaine. À coup de propagande, il a été trop tôt considéré comme un leader policé et un démocrate-né. Il est aujourd’hui au pied du mur, montrant le contraire de ce qui a été dit, ressassé sur lui au cours de ces 20 dernières années ».

Les journaux proches du pouvoir voient en cette sortie du FPI, pour L’Expression et Le Nouveau Réveil, une déclaration de guerre et un piège que le parti de Laurent Gbagbo tend à Ouattara. Les éléments de ce piège sont le fait de présenter le régime Ouattara comme auteur « d’une épuration politico ethnique, et une dératisation politique, des licenciements abusifs, de la tuerie des Wê à Duékoué, etc et aussi opposé à un dialogue sincère avec l’opposition.

Où se trouve Simone Gbagbo ?

L’information l’avait donné pour morte, puis la cible d’un enlèvement par des individus non identifiés. Aujourd’hui, il semble qu’elle a disparu de sa résidence de prison. Comme l’a signifié L’Inter, « le cas Simone Gbagbo inquiète ». C’est Alain Toussaint, le porte-parole de Laurent Gbagbo qui a alerté la Croix Rouge sur un transfèrement de Mme Gbagbo vers un lieu inconnu. Il avance dans ce que Notre Voie a relayé que l’ex-première dame de Côte d’Ivoire, d’après des sources diplomatiques, serait transportée depuis le 25 août 2012 dans une clinique au Burkina Faso. « Un transfèrement clandestin qui s’avère illégal et suspect », d’après lui. L’avocat de Mme Gbagbo, Me Ciré Clédor Ly a dit prendre cette information au sérieux. Mais Le Nouveau Courrier doute. Pour lui, il n’est pas certain que Me Gbagbo ait quitté la Côte d’Ivoire. Le Mandat lui donne raison. Car il écrit qu’un des avocats de la prisonnière a indiqué que sa cliente « est bel et bien à Odienné, gardée dans un lieu tenu secret. Les autorités ivoiriennes, le président Ouattara en tête, ont tenu à ce qu’elle soit déplacée de son lieu habituel de détention pour l’épargner des personnes qui seraient à ses trousses pour attenter à sa vie ».

César DJEDJE MEL
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