L’affaire de la libération de Laurent Gbagbo et de son poulain Charles Blé Goudé, en détention à la Cour pénale internationale, cristallise l’essentiel de l’actualité politique ivoirienne de ce vendredi 21 décembre 2018.
Une semaine jour pour jour après la libération manquée des deux pensionnaires ivoiriens de la prison de Scheveningen, le confrère indépendant l’Inter informe des difficultés qui persistent dans cette affaire de liberté provisoire. « Libération provisoire Gbagbo-Blé, ça coince avec la Belgique », barre à sa une le confrère. Reprenant un article de Jeune Afrique, le confrère explique que les juges de la Chambre de première instance ne rendront de décision sur cette affaire qu’à compter de la mi-janvier 2019.
Pendant ce temps les avocats des deux détenus s’attèlent à trouver des résidences devant les accueillir en cas de liberation. Si le cas Laurent Gbagbo est déjà ficelé, poursuit l’Inter, le conseil de Charles Blé Goudé continue les recherches pour trouver une résidence réunissant toutes les conditions de sécurité requise par la CPI. La difficulté reste au niveau de la Belgique qui tarde à répondre officiellement à la demande de cette juridiction internationale, d’accueillir ces deux prisonniers.
Pour sa part, Soir info croit en une libération quasi-certaine de ces deux ivoiriens. « La résidence de Gbagbo serait déjà trouvée à Bruxelles », écrit-il. Alors que celle de son poulain Charles Blé Goudé serait encore activement recherchée par ses avocats. Sur le même sujet, le Quotidien d’Abidjan parle d’une « rencontre secrète entre juges, procureurs et avocats de la défense hier à la Haye ». De ce rendez-vous révèle le confrère, il en ressort que la liberté de ces deux ivoiriens ne fait l’ombre d’aucun doute.
Alors que l’Expression fait savoir que tout se compliquerait pour Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à la Haye. (CPI/Liberté provisoire : ça se complique pour Gbagbo et Blé Goudé », titre le confrère proche du pouvoir ivoirien, à sa manchette. Pointant du doigt le changement opéré à la tête du gouvernement Belge. Pour le confrère, cette situation d’instabilité occasionnée par la démission du premier ministre Louis Michel, enverrait la Belgique, pays qui devrait accueillir ces deux ivoiriens, à se préocuper plus de l’organisation de l'élection législative anticipée plutôt que de cette affaire de libération qui ne les concerne guère.
Jean Kelly Kouassi