Côte d’Ivoire

Remous socio-politique : Des cadres du PDCI parlent à Bédié, Zouan Hounien s’embrase

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Revue de presse

Le retrait du PDCI-RDA du RHDP continue de faire des vagues au sein du parti créé par Félix Houphouët Boigny. Des cadres et élus du parti septuagénaire ont pris position en demandant au président Henri Konan Bédié de revenir sur sa décision. Pendant ce temps, une partie de l’ouest du pays est à feu et à sang.

La presse ivoirienne ne s’en lasse pas du tout. Le retrait du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) continue de polariser l’attention de la presse ivoirienne. Ce jeudi 22 novembre 2018, les confrères font cas d’une sortie des cadres et élus du PDCI-RDA qui ne veulent pas de la rupture avec le RHDP.

Le Patriote quotidien proche du Rassemblement des Républicains (RDR), donc proche du RHDP titre : « Des barons du PDCI montent au créneau : ‘’La rupture avec le RHDP est à exclure à tout prix’’ ». Dans sa parution du jour, le confrère a publié l’intégralité de la déclaration des élus et cadres du PDCI opposés à la rupture avec le RHDP. Ces élus et cadres du parti dirigé par Henri Konan Bédié rappellent certains événements importants intervenus au sein de la famille des houphouetistes. Evénements qui partent du décès de Félix Houphouët Boigny, en 1993, en passant par le coup d’Etat de 1999, la rébellion armée de 2002, « la prise de conscience et sursaut de 2005 » où les présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ont décidé de se réconcilier et de se regrouper au sein d’une alliance dénommée RHDP, de 2011-2018 marquant l’époque de cette ‘’alliance RHDP en marche’’ jusqu’en 2018 année du ‘’vent mauvais d’une deuxième rupture’’. Et dont les conséquences sont autant visibles au niveau national qu’au sein du PDCI-RDA. Ces cadres et élus du PDCI-RDA arrivent à la conclusion suivante : « la rupture avec les partis politiques membres de la famille des houphouetistes n’est ni opportune, ni judicieuse. Elle est à exclure à tout prix (…). Face au péril qui nous menace tous, nous en appelons à un sursaut des consciences et à la raison pour préserver notre pays et garder son avenir. »

Pour sa part, le confrère L’inter, quotidien indépendant titre : « Crise avec le RHDP, des cadres du PDCI parlent à Bédié ».

Cette sortie des cadres et élus du PDCI-RDA coïncide avec les affrontements entre les communautés autochtones Yacouba et Malinké de Zouan Hounien.

A propos de ces événements, Notre Voie titre : « Zouan Hounien à feu et à sang, des populations s’affrontent : plusieurs morts et blessés, des maisons incendiées ». Le confrère nous apprend que la ville de Zouan Hounien a été le théâtre des affrontements, le mercredi 21 novembre 2018, entre les communautés suscitées. « Bilan : des morts et des blessés graves ». Les sources de Notre Voie nous apprennent que « ces événements malheureux sont partis de la mort tragique d’un jeune élève d’ethnie Yacouba. Kolé Denis qui était en classe de sixième est décédé après avoir été sauvagement battu par deux jeunes Malinké, apprentis d’un camion de marque KIA Motors, affrété au transport de marchandises. » Les faits se sont déroulés le samedi 17 novembre 2018 et le lundi qui a suivi, les élèves de la ville ont organisé une marche pour protester contre le meurtre de leur camarade et demandé que justice soit rendue. C’est dans cette atmosphère qu’ils ont organisé une autre marche, le mercredi 21 novembre 2018 qui a dégénéré en affrontements communautés Yacouba et Malinké.

Pour sa part, le confrère Soir Info barre à sa Une : « Terreur, hier, à Zouan Hounien, des affrontements entre populations : des morts signalés, résidence du maire, domiciles et marchés incendiés ». Le confrère est revenu sur les circonstances de la mort du jeune élève et l’enchainement des événements qui ont suivi, avant d’en dresser un bilan partiel. « Plus d’une dizaine des concessions des allochtones sont saccagés et incendiés, ainsi que le marché de la ville et la résidence du maire de la commune…Pour l’instant, en attendant une vérification plus approfondie, notre source annonce que trois personnes ont péri dans les affrontements. »

 

Adolphe Angoua

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