Le décès d'Abou Drahamane Sangaré, icône du Front populaire ivoirien, a été l'un des temps forts de l'actualité socio-politique. Cet ancien inspecteur général d’État, compagnon de lutte de l'ex-chef d’État, Laurent Gbagbo, est décédé le samedi 3 novembre 2018, dans une clinique abidjanaise. Il aurait succombé à un cancer de la prostate.
La nouvelle de son décès a été reçue par de nombreux militants et sympathisants socialistes comme un coup de massue, certains allant jusqu'à conclure à un acharnement du destin, au regard des nombreux disparus du Fpi, toutes tendances confondues, en quelques semaines : Abouo N'Dori Raymond, Marcel Gossio...Abou Drahamane Sangaré. Fait rarissime : Laurent Gbagbo, depuis son lieu de détention à La Haye, a signé un message public. Dans le texte, aux allures d'oraison funèbre, il rend hommage à son ami. D'une manière générale, opposition et pouvoir ont multiplié les gestes de compassion à l'endroit des familles biologique et politique d'Abou Drahamane Sangaré.
Un autre deuil a frappé la nation. Saraka Norbert, ex-entraîneur des Eléphants locaux et de l'Africa sports d'Abidjan, est décédé, mercredi 7 novembre 2018, dans une clinique de la capitale économique. Il souffrait, depuis plusieurs mois, d'un cancer du foie. Quelques jours avant sa disparition, une photo le montrant dans une situation préoccupante avait circulé sur la toile, suscitant l'émoi des internautes. Saraka Nobert n'a malheureusement pas survécu.
L'actualité ne s'est pas conjuguée uniquement en décès. Le front social a été animé avec la grève dans le secteur de la santé. A l'appel d'une douzaine de syndicats, les personnels soignant et administratif des structures sanitaires publiques ont observé un arrêt de travail d'une semaine, à compter du lundi 5 novembre. Les syndicats ont posé un certain nombre de revendications, entre autres l'octroi aux agents de soins, d'indemnités de logement, de sujétion et de risque ; la revalorisation de la prime d'incitation trimestrielle, appelée à remplacer la prime d'intéressement annuelle, et la prise d'un décret portant statut de l'Infas. Dans une déclaration au ton ferme, le gouvernement invite les acteurs à mettre fin, « sans délai, à la grève et à revenir à la table des négociations », conformément au protocole d’accord portant trêve sociale. En attendant, le gouvernement a pris des mesures. Elles partent de la réduction proportionnelle à la suspension intégrale de la solde des grévistes, en passant par la réquisition du personnel de santé.
Ce samedi 10 novembre 2018, la Coordination des syndicats de la santé (Coordi-Santé) tient une assemblée générale. Cette grande réunion déterminera les suites du mot d'ordre.
On termine ce petit tour de l'actualité par une note positive : Abidjan comme grand pôle africain des affaires. Trois évènements d'envergure ont été lancés dans la capitale, jeudi 8 novembre : la 2e édition du Forum international du commerce et de l'industrie d'Abidjan (Ficia) ; la 3e édition du Salon des infrastructures d’Abidjan (Sia 2018) et la 3e édition du Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde (Sietta 2018). Ces trois salons prennent fin ce samedi 10 novembre 2018.
A la semaine prochaine !
Kisselminan COULIBALY