Des candidats indépendants vainqueurs des élections municipales et régionales ont décidé de faire un choix concernant les mouvements politiques tandis que les plaintes consécutives auxdites élections ont envahi la Cour Suprême. Pendant ce temps, les partisans de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, continuent de se mobiliser pour sa libération.
Les clameurs nées des élections municipales et régionales ne se sont pas encore tues. Le quotidien ivoirien L’inter en sait davantage. En effet, le confrère indépendant a barré à sa Une un titre qui en dit long sur le sujet. « Contentieux électoral, plus de 100 dossiers de plaintes à la Cour Suprême ». Le confrère nous apprend que le délai de contestation pour les résultats proclamés des élections locales du 13 octobre dernier a pris fin, le mercredi 24 octobre 2018. Et que « selon une source bien introduite, la Commission électorale indépendante a transmis à la Chambre administrative de la Cour Suprême plus de 100 dossiers. » Il avance que « les motifs de plaintes porteraient sur de supposées connivences entre des présidents de bureaux de vote et certains candidats, des procès-verbaux falsifiés, des cas de bourrages d’urnes, l’opacité du processus électoral dans des bureaux, ou encore les suspicions de fraude dénoncée, pour certaines, avant l’ouverture du scrutin. Sans parler de violence qui a entouré l’élection le jour du vote et les heures qui ont suivi, dans certaines circonscriptions. La structure en charge des élections n’étant pas habilitée à se prononcer sur la recevabilité de ces recours, les a transmis à la Chambre administrative de la Cour Suprême, seul organe habilité à le faire. » L’inter précise que cette structure a un mois pour statuer sur le contentieux né des élections locales du 13 octobre.
Pendant ce temps, des candidats indépendants, vainqueurs de ces élections atterrissent dans certains partis politiques, notamment au Rassemblement des huphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Cette migration d’élus n’échappe pas au confrère Le Patriote, proche de ce parti politique. Sa grande Une le démontre aisément. « 1ère vague d’adhésion au RHDP, 25 maires indépendants atterrissent au RHDP, un président de conseil régional rejoint les Houphouetistes». Dans sa livraison, le confrère nous informe qu’une cérémonie de réception a été organisée, à cet effet, le mercredi 24 octobre 2018, au siège du RHDP au Vallon, en présence du Premier Ministre, des ministres Amadou Soumahoro, Albert Mabri Toikeusse, Kandia Camara, Mamadou Touré, Adjoumani Kobenan, Seka Seka Joseph, Danho Paulin Claude, Félix Anoblé. Il ajoute que profitant de l’occasion, le Premier Ministre a appelé les Ivoiriens à la paix.
Les partisans de Laurent Gbagbo, eux, sont plutôt mobilisés pour la libération de leur mentor. Le quotidien Le Temps, proche du Front populaire ivoirien (FPI), tendance Abou Drahamane Sangaré titre à cet effet. « Pour la libération de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, grande marche hier, à Paris devant le Sénat et le Parlement ». Le confrère nous informe que pour la libération « du Président Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé, la diaspora ivoirienne et africaine ne baissent pas les bras. » Et qu’elle a organisé le mercredi 24 octobre 2018 une marche à Paris qui s’est terminée à l’Assemblée nationale. Il précise qu’au terme de ladite marche, un mémorandum a été remis au député Jean Lecoq. « Selon les organisateurs, c’est pour exiger à la France que cette audience d’acquittement aboutisse à l’acquittement total du Président Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé », écrit Le Temps.
Adolphe Angoua
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