Tournée diplomatique

Séjour mouvementé pour Ouattara en Europe

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Revue de presse

Heureux de vous retrouver pour notre dernier numéro de cette semaine. Ce samedi 28 juillet 2012, on parlera de la tournée en Europe du président Ouattara, de la situation à Duékoué et des FRCI qui se tuent et de l’inscription à l’université.

Ouattara, de Paris à Londres, dans la tension

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, était à Londres pour participer à la cérémonie d’ouverture à l’invitation de la Reine d’Angleterre. Il a passé des moments difficiles car L’hôtel où il devait donner une conférence de presse a été « assiégé par des pro-Gbagbo », révèle Soir Info au point où il y a accédé par une issue dérobée. L’Inter informe que cette conférence a été interrompue du fait d’un affrontement entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara. Ces deux groupes ont fait tellement de bruit que la rencontre avec la presse qui devait durer 2H a été écourtée à 25 minutes. Cet accueil mouvementé fait écrire Aujourd’hui que de Paris à Londres, « Ouattara est pris en chasse par la diaspora africaine ». Pour les manifestants, pro-Gbabo, « c’est une victoire qu’en lieu et place d’un tapis rouge triomphal, Ouattara passe par une porte de service cachée ». Fraternité Matin affiche une autre image de la visite en Angleterre avec, à la Une, la photo du couple présidentiel trinquant avec le ministre britannique pour l’Afrique. Il note que les Britanniques ont rendu hommage à Ouattara en lui offrant un dîner-gala au cours duquel ils ont salué son leadership dans la résolution des crises au Mali et en Guinée Bissau. Le président ivoirien, lui, a sollicité l’apport des Anglais pour la relance économique. Et d’après Le Mandat : « Ouattara casse la baraque. il a obtenu la faveur de 1500 investisseurs pour la Côte d’Ivoire ».

Les secrets du tête-à-tête Hollande Ouattara

La visite du chef de l’Etat en France livre des secrets. Soir Info révèle que deux points ont fâché François Hollande : Le premier : « Pourquoi n’avez-vous pas réussi à convaincre l’opposition d’aller aux législatives ? aurait interrogé le président français qui n’approuve pas les rapports difficiles entre le pouvoir et l’opposition. Le second concerne Duékoué : Le président Hollande aurait exigé une enquête qui aboutisse et des mesures pour que de tels évènements ne se produisent plus. Quant à Le Temps, il écrit: « entre sermons, dialogue de sourds et recadrage » lors de leur entretien, Hollande a dit « non à Ouattara » en ce qui concerne le soutien militaire et diplomatique. Pour Le Patriote, « le FPI pleure et pleure » après cette rencontre jamais souhaitée puisqu’Hollande a dit à l’endroit de son homologue : « Ouattara est un ami, un grand homme à la tête d’un pays frère ».

Situation à Duékoué après la tuerie

Selon Le Patriote, les Guéré et Malinké se sont expliqué. Un chef de canton guéré, Bah Tahi François, a dit qu’ « il faut un vrai dialogue entre les communautés pour mettre fin aux affrontements ». Tandis que le chef de la communauté malinké, Adama Dembelé, a déclaré : "Nous n’avons pas la prétention de devenir propriétaires terriens ». Quant au ministre de l’Artisanat, Konaté Sidiki, il a affirmé que « personne ne va venir séparer Duékoué du reste de la Côte d’Ivoire", rapporte Le Nouveau Réveil. C’était à l’occasion d’une visite gouvernementale au chevet des victimes de l’attaque meurtrière du 20 juillet 2012. Cette attaque, à en croire Bert Koenders, « n’a pas fait 211 morts » comme le FPI l’a annoncé, indique L’Expression. « 11 personnes ont été tuées et 56 blessés », a-t-il dit tout en précisant qu’il pourrait y avoir « d’autres morts ». Devant la souffrance du peuple Wê, le président de la communauté Wê au Royaume-Uni, Théodule Tikoye, a dit : « Trop, c’est trop ! Que le gouvernement cesse de se comporter comme s’il était dans l’opposition ».

Bagarre entre FRCI

Encore deux FRCI tués, hier à Abobo, informe Le Mandat. Il explique que des éléments de la police militaire étant allé déloger de la direction des Impôts d’Abobo qui servait de camp à un certain commandant ‘’Rasta’’ et ses éléments, ont été attaqués par un autre commandant "Massa" venu du camp commando de la commune. Bilan : un mort de chaque côté. Or, Nord-Sud Quotidien avance que c’est dans l’intention de récupérer une voiture réceptionnée par un certain "prési" que ces éléments ont tué les deux agents de la police militaire. Il faut noter que toute la presse a parlé de cet affrontement et s’interroge si Abobo est une poudrière.

César DJEDJE MEL
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