Notre numéro de ce jeudi 26 juillet 2012 nous ramène sur les évènements de Duékoué avec l’interview du président Ouattara sur TV5 et de la position du FPI. En marge de cela, il sera question du cas Bictogo.
Visite de Ouattara en France
C’est aujourd’hui que le président ivoirien sera reçu par son homologue de France au cours d’une visite officielle « sans honneur », selon Aujourd’hui. Il explique qu’attendu hier mercredi à Paris, le président Ouattara a atterri à l’aéroport de Paris la veille, où aucun officiel français ne l’attendait. Comparant cette scène à l’accueil que Nicolas Sarkozy accordait à Ouattara, le journal avance que « la descente aux enfers est pour le moins terrible » pour le N°1 ivoirien. Son confrère Le Quotidien d’Abidjan croit qu’à cette rencontre, Ouattara suppliera Hollande pour le maintien de la force licorne, le soutien dans plusieurs domaines tout en promettant de protéger les intérêts français. Doléances auxquelles Hollande ne cédera pas facilement, note-il. A ceux qui pensent que Ouattara a forcé la main à Hollande ou que cette rencontre est sujette à des conditions du dernier à l’endroit du premier, il a répondu : « Je n’étais pas demandeur, c’est le président français qui m’a invité. Il ne m’a posé aucune condition », a écrit L’Expression. Cependant, ce tête-à-tête s’annonce mouvementé. Notre Voie titre : « Ouattara a chaud ». Il informe que des Ivoiriens et Africains l’attendent de pied ferme à l’entrée de l’Elysée tandis que L’Ong française « Survie » demande au président Hollande « d’abandonner le soutien aveugle de l’Etat français au régime ivoirien et réduire au minimum protocolaire les relations diplomatiques » estimant que le régime n’a pas été démocratiquement élu.
Ouattara réagit au massacre de Duékoué
« Nul ne sera épargné, je le répète. Ceci est inadmissible. On ne peut pas se faire justice soi-même. Je condamne la violence », a réagi le président ivoirien aux tueries dernières à Duékoué sur TV5. Dans l’interview, Ouattara a accusé le FPI de ne pas vouloir la réconciliation et expliqué que si des éléments des forces qui lui sont proches ne sont pas arrêtés, c’est parce qu’ils « ne sont qu’accusés d’avoir tué », or les pro-Gbagbo, eux « ont tué. Ils ont été pris en flagrant délit de crimes, vol… », rapporte Le Patriote. De quoi faire bondir Le Courrier d’Abidjan qui écrit que sur cette chaîne, le président ivoirien « a commencé le festival de mensonges »
Sur Duékoué, le FPI a aussi réagi. Son Secrétaire général, Laurent Akoun, a animé une conférence de presse où il a accusé le gouvernement et l’ONUCI d’être responsables des tueries par « leur légèreté » et le président Ouattara « coupable du génocide Wê entamé dans sa course au pouvoir ». Tous les journaux proches de ce parti ont relayé l’information. Dans Aujourd’hui, on lit qu’il a dit : « La Côte d’Ivoire n’est plus gouvernée par des humains ». Raisons pour lesquelles il a exigé la démission du gouvernement, relève Soir Info. Publiant l’intégralité du discours du SG, Le Nouveau Réveil l’a traité de « dangereux ».
L’ex-ministre Bictogo acquitté
Le ministre de l’Intégration africaine débarqué de son poste pour son implication dans le scandale des déchets toxiques est « lavé de tout soupçon », titre Soir Info. Il informe que le parquet d’Abidjan a blanchi Adama Bictogo, l’ex-ministre de l’Intégration africaine, dans l’affaire de détournement de fonds des victimes des déchets toxiques. L’Inter ajoute que, selon le procureur de la République, au regard des pièces, « l’on ne peut valablement demander la levée de l’immunité parlementaire du député Agama Bictogo". Quant à L’Intelligent d’Abidjan, il relève cet autre propos du procureur : « Rien ne peut motiver l’inculpation de Bictogo ».