attaques du camp de Nahibly

Accusations tous azimuts sur Duékoué

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Revue de presse

Bienvenue chers amis, fidèles de linfodrome.com, à votre revue de presse. L’information, ce mardi 24 juillet 2012, se rapporte toujours à la tuerie de Duékoué et au procès dans la filière café-cacao.

Des voies condamnent la violation des droits de l’homme

De plus en plus, des voix s’élèvent pour condamner les tueries à Duékoué. On lit dans Aujourd’hui que le président du parti radical de gauche française, Jean Luc Mélenchon a déclaré : « Il faut que le président Hollande demande des comptes à Ouattara sur la question des droits de l’homme complètement bafoués en Côte d’Ivoire et sur la situation des exilés ». Dans son article publié par le même journal, Mediapart accuse le pouvoir Ouattara « de ne tenter aucun effort pour désarmer les ‘‘rebelles’’ qui constituaient hier l’essentiel des ses forces et qui cherchent aujourd’hui à perdurer sous la forme de milices et de bandes en dehors de tout contrôle ». Dans Notre Voie qui croit que l’Etat a failli dans la sécurisation des Ivoiriens, le responsable du Mouvement Ivoirien des Droits de l’Homme, Me Yacouba Doumbia, a exprimé son inquiétude face aux enlèvements, arrestations arbitraires dans le pays. Quant à la présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire, Mme Victorine Wodié, elle a affirmé que « la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, déjà préoccupante avant la crise post-électorale, a empiré ». Tiken Jah a aussi accusé la crise post-électorale comme la source des malheurs de Duékoué, rapporte L’Expression.

Le gouvernement et les partis politiques accusés

Qui brûle l’ouest, interroge Le Patriote. Il estime que la situation est la conséquence de la rébellion de 2002 qui a vu l’ouest pris en otage par plusieurs groupes armés. Il accuse aussi le FPI de vouloir faire de cette partie du pays la base arrière d’une rébellion pour renverser le pouvoir Ouattara. Un rescapé de l’attaque du camp de Nahibly, Théodore B., que fait parler Le Nouveau Courrier raconte que c’est à 5h45 que les assaillants sont venus à l’entrée du camp scandant : « On va vous tuer tous. Il y avait des personnes qui tiraient à balles réelles. Trois personnes sont tombées à côté de moi… Un de mes jeunes frères a été trouvé mort ligoté dans une rivière ». Dans une déclaration, la jeunesse Wê a indiqué que 172 civils on été froidement abattus, 262 blessés, plusieurs personnes portées disparues et une centaine d’arrestations. Elle a dénoncé à l’égard de l’Etat, une non-assistance à personne en danger. L’information est donnée par Aujourd’hui. Il ajoute également que la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme a accusé que « ce drame fait suite aux discours des autorités politiques, militaires et préfectorales, suggérant que le camp de déplacés hébergerait des bandits et appelant à son démantèlement ».

Procès dans la filière café-cacao

« 5 milliards de F.cfa pour l’agenda présidentiel », titre Fraternité Matin. C’est ce qu’auraient avoué Henri Amouzou et Kouassi Théophile, responsables du FDPCC, une structure de la filière café-cacao, à leur procès hier au tribunal. Cet argent selon eux a été décaissé sous ordre de la présidence de la République. Un autre prévenu, en la personne de Firmin Kouakou, DG du Fonds de Régulation et de Contrôle Café-Cacao) a démenti pour dire que l’ordre n’est point venu de la présidence de la République, lit-on dans L’Intelligent d’Abidjan et dans L’Inter.

César DJEDJE MEL
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