Heureux de vous retrouver chers fidèles de linfodrome.com. L’information ce vendredi 20 juillet 2012 tourne particulièrement autour des décisions de la CPI concernant le procès de Gbagbo, avec le refus de la Cour au pouvoir Ouattara. Nous parlerons aussi de la réconciliation et de l’action des organisations internationales.
La CPI dit non à Ouattara aussi
Après avoir rejeté la demande de l’ex-chef d’Etat ivoirien, la CPI a opposé un refus au pouvoir ivoirien. A en croire Soir Info, celui-ci avait introduit par ses avocats une requête aux fins de pouvoir assister à l’audience de Gbagbo, le 13 août 2012, « pour défendre ses intérêts ». Les raisons évoquées par la juge Silvia de Gurmendi de la CPI sont d’une part, que : « l’audience de confirmation des charges a un objectif clair et limité : il consiste pour la Chambre préliminaire à déterminer si le Procureur a fourni des preuves suffisantes donnant motif substantiels de croire que Laurent Gbagbo a commis des crimes, à lui, reprochés ». Et de l’autre : que, selon le statut de la CPI, « les Etats, y compris ceux où le crime a été commis et les Etats de la nationalité du suspect, n’ont, de manière générale, pas le droit de participer à la procédure de confirmation ».
Revenant sur le refus de la liberté provisoire à Gbagbo, Aujourd’hui écrit que « la popularité de Gbagbo effraie la CPI ». Car la juge de la Cour avait déclaré que Gbagbo bénéficie « d’un réseau vaste et bien organisé de sympathisants politiques » qui offre « un risque de fuite ». Une confession qui, selon lui, désavoue les détracteurs de l’ex-président ivoirien qui le présentaient comme un homme impopulaire. Cet aveu de la juge révèle, aux yeux de Notre Voie « un complot politique » contre Laurent Gbagbo. Il en déduit que « si Gbagbo est adulé, il n’est pas l’être abominable que Luis Moreno Ocampo a décrit dans son acte d’accusation ». Dans le camp adverse, Le Patriote titre : « Gbagbo risque une longue peine de prison », selon l’argumentaire de la juge de la CPI qui a indiqué que « les accusations portées contre lui sont graves ». Ce qui arrive à l’ex-président, un de ses ex-amis, Paul Akoto Yao, a dit dans le Nouveau Réveil que « Gbagbo récolte ce qu’il a semé », réagissant à la question de savoir si c’est par sa faute ou celle de son entourage qu’il est incarcéré à La Haye.
Réconciliation nationale
Si Bert Koenders, le patron de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), a indiqué devant le Conseil de sécurité de l’ONU que la réconciliation en Côte d’Ivoire connaît des avancées, tel que rapporte Fraternité Matin, ce n’est pas l’avis de Mamadou Coulibaly, président de LIDER. Il affirme dans L’Inter « qu’il sera difficile à Banny de réconcilier tant qu’on ne cessera pas de se battre. La réconciliation vient après la prise de conscience que les bagarres ne sont pas bonnes». Cependant, le Pr Amoa Urbain, homme culturel, a regretté que dans le processus de réconciliation on ait oublié « la diplomatie coutumière », fait savoir Le Patriote.
Les organisations internationales accusent le camp Ouattara
« Human Right sans pitié pour Ouattara », titre Le Quotidien d’Abidjan. En effet dans son dernier rapport, HRW révèle que « les forces pro-Ouattara ont commis des crimes graves après le lancement de leur offensive militaire visant à écarter Gbagbo du pouvoir » et dénonce la poursuite uniquement des pro-Gbagbo tant par la Côte d’Ivoire que la par la CPI. Il en veut aussi à la CPI pour sa stratégie sélective et lente dans la poursuite des auteurs de crimes en Côte d’Ivoire. Egalement devant l’ONU, Aujourd’hui souligne que « Bert Koenders a enfoncé Ouattara ». On lit que le diplomate onusien a lié le problème de la sécurité « aux questions de droits fonciers, à la lenteur de la réforme du secteur de la sécurité, à l’impunité et à l’insuffisance du dialogue pour la réconciliation nationale ». Qu’il s’est aussi inquiété des « allégations selon lesquelles des anciens combattants ivoiriens et libériens seraient recrutés et réarmés et des attentats à la sécurité de l’Etat seraient préparés ». Pendant ce temps, Soir Info rapporte que l’ONUCI veut réduire son effectif pour la période allant jusqu’à juillet 2013. Une volonté face à laquelle l’Etat ivoirien a plaidé : « Que cette réduction ne se fasse pas au moment du renouvellement du mandat de l’ONUCI », en raison des élections locales à venir, a souhaité l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès de l’ONU, Youssouf Bamba.