Fidèles de linfodrome .com, soyez les bienvenus sur votre site préféré pour la revue de presse de ce samedi 14 juillet 2012. Le dégel des avoirs de 35 militaires pro-Gbagbo, l’inculpation de certains d’entre eux et le dialogue entre le premier Ahoussou Kouadio et le FPI sont nos sujets de ce jour. Bonne lecture !
Des militaires obtiennent le dégel de leurs avoirs
42 sur 49 des militaires pro-Gbagbo inculpés ou en liberté provisoire dont les comptes bancaires avaient été gelés et les salaires suspendus depuis la prise de pouvoir par le président Ouattara ont eu leurs comptes dégelés. C’est l’information capitale de ce matin que tous les journaux ont partagée étant donné que c’est le commissaire du gouvernement, Ange Kessi, qui l’a donnée hier au cours d’une conférence de presse. Parmi ces personnes, le général Dogbo Blé Dénis, inculpé pour génocide, le vice-amiral Vagba Faussignaux. Cependant, sept autres n’ont pas bénéficié de ces mesures. Parmi elles, les chefs d’escadron Jean Noêl Abehi et Anselme Séka Séka. Comme raisons, le commissaire Ange Kessi a expliqué que les enquêtes contre ces personnes étant terminées, les gels ne se justifient plus. C’est pourquoi après rendu compte au chef de l’Etat, celui-ci a autorisé le dégel. Il a précisé « qu’ils ne percevront que la moitié de leurs soldes ». Et d’ajouter « qu’il s’agit d’un acte purement humanitaire destiné à soulager les souffrances des familles des militaires ». C’’est pourquoi Nord-Sud Quotidien écrit : « De la bienveillance même pour les pires criminels de la crise post-électorale ». Pour L’Intelligent d’Abidjan, le président Ouattara a ordonné le dégel pour favoriser la décrispation sociopolitique. Le Nouveau Courrier écrit que c’est « après avoir passé plusieurs mois sans salaires » que le pouvoir prend ces mesures.
Dialogue Ahoussou-FPI
« Ahoussou et le FPI se séparent dos à dos », écrit Le Quotidien d’Abidjan. En effet, il relève que le dialogue de sourd entre le gouvernement et le FPI a refait surface. Car alors que le parti de Laurent Gbagbo demande un dialogue particulier avec le pouvoir, le premier ministre lui demande de se joindre aux autres partis de l’opposition au sein du Cadre permanent de concertation qu’ont mis en place le gouvernement et l’opposition. Soir Info informe que les responsables du parti ont dit qu’ils « aviseront ». Quant à Notre Voie, il y voit déjà des divergences fondamentales puisque pour le FPI, cette rencontre vise à mettre face-face les principaux protagonistes de la crise post-électorale, à savoir le camp Ouattara et le camp Gbagbo. Ce que le pouvoir refuse. L’Intelligent d’Abidjan pense que le désir du FPI est un piège déjoué par le premier ministre car il tend à faire de la discrimination entre les partis d’opposition. Cependant, Le Nouveau Réveil croit que l’ex-parti au pouvoir « veut enfin entrer au gouvernement après avoir défié et tenté de renverser le régime ». Il en veut pour arguments des propos qui aurait tenus un cadre du FPI qui a gardé l’anonymat. « Le FPI croit que le dialogue qui vient de s’ouvrir avec le premier ministre permettra de progresser et d’ouvrir des perspectives nouvelles en vue de favoriser une collaboration franche entre le FPI et le pouvoir », a-t-il affirmé.
De nouvelles inculpations
« Affaire coup d’Etat déjoué en Côte d’Ivoire : 4 militaires inculpés ». Il s’agit du lieutenant-colonel Katé Gnatoa, du lieutenant N’zué et des sergents Brou serge et Zogbo Guero Benoît informe Soir Info. C’est également le commissaire du gouvernement qui l’a dit lors de sa conférence. L’inter aussi en a parlé. Des déclarations d’Ange Kessi, L’Expression mentionne que des officiers et sous-officiers avouent leur tentative de coup d’Etat. En clair, il a dit que « tous ces éléments ont reconnu, lors de leur audition, les faits d’atteinte à la sûreté qui leur sont reprochés ». Au total, c’est 280 éléments des forces de sécurité nationale qui sont poursuivis par le parquet militaire pour atteinte à la sûreté de l’Etat, braquages, refus de consignes, relève pour sa part Le Patriote avec pour titre « 280 FRCI bientôt jugées ».