Soyez les bienvenus sur votre site préféré pour la revue de presse de ce jour. En effet, ce mercredi 11 juillet 2012, la presse nationale donne la réaction de la CPI face aux déclarations de Soro Guillaume. Elle parle également du nouveau combat que s’assigne le RHDP et des procès de Gbagbo et de ses proches.
La CPI contredit Soro Guillaume
Face à la sortie de Soro Guillaume qui affirmait sur RFI que la CPI a lancé des mandats d’arrêt contre des pro-Gbagbo, des cadres de cette cour de justice internationale ont apporté la contradiction. « Mandats d’arrêt contre Simone Gbagbo, Blé Goudé et Dogbo Blé : Voici la réponse de Bensouda », livre à la Une L’Intelligent d’Abidjan. On lit plutôt que c’est le conseiller de Bensouda, Pascal Turlan, qui a donné de la voix sur RFI pour mettre les déclarations de Soro sur le compte « des rumeurs ». Il a indiqué qu’à la CPI « nous ne commentons pas les rumeurs ». Notre Voie, pour sa part, écrit : « Prétendus mandats d’arrêt : la CPI humilie Soro et Ouattara ». Lui aussi se fonde sur les propos de Turlan qui a dit : « Nous ne confirmons pas ces annonces. Le bureau du procureur continue ses enquêtes en Côte d’Ivoire, et il laisse aux acteurs le soin de faire leurs propres déclarations ». En plus des déclarations de Turlan, Soir Info a réussi a obtenir la version de Fadi El Abdallah, porte-parole de la CPI. Ce dernier a précisé que « les juges de la CPI ont délivré un mandat d’arrêt dans le cadre de la situation de la Côte d’Ivoire, celui à l’encontre de Laurent Gbagbo. Ni les juges, ni le Procureur de la CPI n’ont indiqué qu’il y avait d’autres décisions ou demandes de délivrance de mandats d’arrêt à l’encontre d’autres personnes ».
La nouvelle mission du RHDP, la coalition politique au pouvoir
« Le Directoire au grand complet après sa 1ère réunion : Le RHDP va changer de combat », annonce Le Nouveau réveil. En effet, la coalition des partis au pouvoir a eu sa première réunion depuis la prise de pouvoir par le président Ouattara. Djédjé Mady (président du Directoire) a expliqué ce silence par le fait qu’ils observaient un congé sabbatique. Pour Fraternité Matin, les alliés du RHDP ont signé « un nouveau pacte » à en croire Djédjé Mady qui a dit : « Nous nous sommes retrouvés pour reprendre du service dans le cadre du RHDP qui soutient le président Ouattara en vue de l’accompagner dans les chantiers de la reconstruction de la Côte d’Ivoire ». Dans le même temps, L’Inter révèle qu’au RDR, parti du président Ouattara, « ça grogne ». On lit que lors des tournées de mobilisation qu’effectue la direction auprès de la base, les militants ont crié leur mécontentement. « On a oublié la base », « la vie est chère » « que la direction apprenne à nous respecter. On ne peut pas nous mettre là et nous contourner quand il s’agit de prendre des décisions nous concernant » sont là quelques propos des militants.
Procès de Gbagbo et ses proches
Le 13 août prochain, l’ex-président ivoirien incarcéré à La Haye connaîtra sa deuxième audition. Avant, Le Temps fait savoir que son « commando » d’avocats est en rang serré pour sa libération. Ces avocats, apprend t-il, sont des bénévoles qui se sont mis aux côté de Gbagbo de façon spontanée. Ce « commando d’avocats » compte plus d’une vingtaine de membres issus d’Europe et d’Afrique, conduit par Me Jacques Vergès. Pendant ce temps en Côte d’Ivoire, huit proches de Gbagbo, certains déjà en prison, sont inculpés de génocide. Il s’agit de son épouse Simone Ehivet Gbagbo, de Généviève Bro Grébé, d’Aboudramane Sangaré, Aké N’gbo, Pascal Affi N’guessan, Alcide Djédjé, Désiré Dallo et le général Dogbo Blé, informe Le Patriote. Une information que Le Nouveau Réveil a confirmée. Ces deux journaux l’ont reçue de l’AFP.