Résultats de l'enquête sur la mort des soldats onusiens

"Les casques bleus ont été tués à bout portant"

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qles-casques-bleus-ont-ete-tues-a-bout-portantq l'Onu accuse des combattants venus du Liberia d'avoir tué à bout portant ses soldats en Côte d'Ivoire
Revue de presse

Heureux de vous retrouver fidèles de linfodrome.com. Dans notre numéro de ce vendredi 29 juin 2012, les informations que livre la presse ivoirienne touchent à l'enquête sur la mort des ses sept soldats nigériens de l’ONUCI tués à Taï, au point de vue de l’ambassadeur des USA sur la réconciliation nationale et le sort de Guillaume Soro

Qui a causé la mort des soldats onusiens?

D’une information que les journaux ont apprise sur la Radio France Internationale (RFI), il ressort que l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a rendu son rapport d’enquête sur la tuerie des sept casques bleus à l’ouest. Selon Soir Info, ce sont de « graves révélations » qui sont contenues dans ce rapport. En effet, les enquêtes ont révélé qu’une centaine de combattants venus du Liberia ont tué « à bout pourtant » les soldats avant de regagner le lieu d’origine. Mais avant, ils ont fait passer des messages auprès de quelques civils pour leur signaler que leur objectif était de récupérer des armes pour aller renverser le pouvoir en place. Cette précision donne à Le Patriote d’écrire : « Les tueurs sont bel et bien des pro-Gbagbo ». Pour lui, c’est une information qui coupe l’herbe sous les pieds du Front Populaire Ivoirien (FPI) qui, a-t-il rappelé, avait imputé cette attaque meurtrière « aux mercenaires burkinabès qui auraient combattu aux côtés des FRCI » au profit pour d’Alassane Ouattara. Par contre Le Temps affirme que par cette enquête, « l’ONU blanchit le FPI » et indique que c’est un coup dur pour Ouattara car elle contrarie les déclarations du pouvoir qui a pointé du doigt les partisans de Laurent Gbagbo en exil au Liberia. Dans L’Inter, on apprend que l’ONU est étonnée que des soldats marocains basés à quelques kilomètres du lieu de l’attaque n’aient pas intervenu pour que les Nigériens, qui sont encore plus loin, viennent patrouiller dans cette zone et se faire tués. Profitant du sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO à Yamoussoukro, le président nigérien Mahamadou Issoufou s’est rendu à Gagnoa pour rendre hommage aux défunts soldats, qui ont été promus au grade supérieur, lit-on dans Fraternité Matin.

L’ambassadeur américain parle

Dans une interview qu’il a accordée à trois journaux de la place, Philip Carter III, ambassadeur des USA en côte d’Ivoire, s’est prononcé sur la situation politique et économique du pays. Sur la question de savoir si la réconciliation peut être possible pendant qu’on arrête les pro-Gbagbo, il a déclaré : « C’est la question que j’ai posée à mes collègues ici à l’ambassade. Mais je voudrais remarquer que c’est une question ivoirienne », rapporte Fraternité Matin. Le Nouveau Courrier a ajouté que, selon l’ambassadeur américain, « la réconciliation sociale sera difficile ». Quant à la responsabilité du pouvoir dans ce processus, il a dit : « Je ne peux pas juger de ce que le gouvernement est en train de faire mais je sais qu’il y a des controverses et des problèmes. Et que peut-être le gouvernement peut faire mieux ». Nord-Sud Quotidien qui a participé à cet entretien met en exergue l’avis du diplomate sur les raisons du blocage du dialogue. Il relève qu’il peut y en avoir « absolument ! De temps en temps, en posant notamment des conditions qui ne sont pas réalistes ».

Soro Guillaume dans le collimateur des Etats-Unis

« Sale temps pour l’ex-rebelle. Les USA veulent Soro à la CPI », titre Aujourd’hui. Il dit que l’administration Obama ne supporte pas de voir Soro Guillaume et ses ex-rebelles circuler librement alors que Laurent Gbagbo croupit à La Haye. Car les Américains restent persuadés qu’ils sont pour beaucoup dans les violations massives et graves de droits de l’homme en Côte d’Ivoire depuis plus d’une dizaine d’années. Ce qui les amène à mettre la pression sur le président Ouattara pour leur livraison à la CPI. C’est ce qu’affirme également Le Temps qui écrit : « Transfèrement de Soro à la CPI : Grosses pressions des Américains sur Ouattara ». Il soutient que, d’après La lettre du continent, les Etats-Unis seraient en train de pousser le pouvoir ivoirien à livrer à la justice internationale, Soro et les chefs de guerre comme. Mais Le Quotidien d’Abidjan montre que l’ex-Secrétaire général des Forces Nouvelles ne veut pas endosser seul la responsabilité de tout ce qui lui est reproché, notamment la détention de Michel Gbagbo. Ce journal révèle que, selon RFI, Soro a demandé dans son blog, aux plaignants de porter plainte contre l’Etat ivoirien, la France, la Cédéao, l’Union Africaine et le Conseil de sécurité de l’ONU, qui pour lui, ont joué un rôle important dans la chute de Gbagbo et occasionné son arrestation et celle de ses proches.

César DJEDJE MEL
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