Bienvenue à votre revue de presse sur linfodrome.com. Comme sujets, nous traiterons, ce mardi 26 juin 2012, de l’affaire Koné Katinan recherché au Cameroun, de Soro Guillaume qui est visé contre une plainte en France, et de la réconciliation nationale. Bonne lecture !
Affaire Koné Katinan
Il y a plus d’une semaine, les médias proches du pouvoir avait annoncé l’arrestation de Katinan Koné au Cameroun et son extradition imminente en Côte d’Ivoire. De retour de voyage en Israël, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, qui a indiqué que « la coopération avec Israël va se renforcer » s’est prononcé sur l’affaire Katinan, relate Fraternité Matin. Selon le président Ouattara, « Koné Katinan a posé des actions contraires au statut de réfugié ». Il est dans ce pays avec « des noms différents » et a conclu « qu’il est actuellement recherché par les autorités camerounaises. Le président Biya et moi-même sommes en contact pour essayer de régler cette question ». Même son de cloche pour Soir Info et la quasi totalité des journaux qui étaient présents à son arrivée. Pourtant Le Patriote écrit : « De retour d’Israël, Ouattara formel : Katinan aux arrêts au Cameroun ». Ce qu’il n’a pas réellement dit. Cependant, Le Nouveau Courrier affirme que la vérité n’est pas dite sur cette affaire. En grande Une, il affiche : « Rumeur autour du porte-parole de Gbagbo. Mensonge au plus haut sommet ! ». Pour lui, le pouvoir d’Abidjan « s’obstine à faire croire que Katinan est au Cameroun pour éviter de reconnaître son erreur. Alors que l’ambassadeur ivoirien dans le pays de Biya, les autorités camerounaises et le porte-parole du gouvernement démentent la présence et l’arrestation de Katinan ». Il a ajouté qu’une autorité camerounaise jointe par téléphone, après les déclarations du président Ouattara, a éclaté de rires avant de souhaiter « bonne et du courage ».
Guillaume Soro poursuivi en France
En vacances au pays de François Hollande, Soro Guillaume, actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, est « coincé à Paris par une plainte », annonce Aujourd’hui. Cette plainte a été déposée par le conseil des avocats de Michel Gbagbo, hier lundi, pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants ». Elle vise, au delà de celui qui fut le Secrétaire général des Forces Nouvelles, auteurs de la tentative de coup d’Etat contre Gbagbo, neuf chefs de guerre de l’ex-rébellion. Ce sont Issiaka Ouattara dit Wattao, Martin Fofié Kouakou, Chérif Ousmane, Morou Ouattara, Touré Hervé dit Vetcho, Koné Zackaria, Koné Gaoussou dit Jah Gao, Losseni Fofana dit Loss, et Coulibaly Ousmane dit Ben Laden. Me Touré Habiba, l’avocate du plaignant, a déclaré qu’ils attendent que cette plainte aboutisse à la désignation d’un juge d’instruction qui pourra mener tous les actes nécessaires visant à ce que les auteurs des faits dénoncés soient traduits devant les tribunaux ». Ce journal analyse alors que le compte à rebours a commencé pour Guillaume Soro. L’information ayant été rendue publique, presque tous les journaux l’ont relayée. L’Inter en a fait sa Une et a écrit : « Crise post-électorale : Soro et 10 chefs de guerre poursuivis à Paris ».
Réconciliation nationale
Vu la menace qui plane sur le processus après les déclarations et écrits de part et d’autres, « Banny appelle au calme », informe L’Inter. En effet, Sran Kouassi, le conseiller spécial et porte-parole de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), a appelé « les médias ivoiriens au calme ». Il a justifié « qu’il y a déjà de la tension dans le pays, il faut éviter qu’il y ait une surtension ». Mais les vraies raisons de ce qu’a appelé Le Temps : « Clash Banny-Ouattara », c’est d’après lui le cas Gbagbo. Il explique que d‘après des proches collaborateurs de Banny, Ouattara ne veut pas entendre parler de Gbagbo par la CDVR. La preuve qu’il donne est que lors de la présentation officielle de la Commission, le président ivoirien a refusé la diffusion d’un film qui présentait Gbagbo parmi les présidents de Côte d’Ivoire.
Par ailleurs, Nord-Sud Quotidien prédit un clash entre le PDCI et le RDR au sujet du foncier rural, relativement à l’application de la loi de 1998 qu’a faite votée Bédié mais que récuse le président Ouattara.