Dans notre numéro de la revue de presse de ce vendredi 22 juin 2012, nous parlerons de Blé Goudé, de la plainte de Laurent Gbagbo contre l’armée française et de la situation. Nous vous souhaitons la bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture.
Charles Blé Goudé veut se rendre La Haye
Le leader de la galaxie patriotique, Charles Blé Goudé, est prêt à se rendre à la Cour internationale de justice. C’est ce que relate la presse ivoirienne d’après une interview que le concerné a accordée à RFI hier. « Je suis prêt à me présenter à la CPI », écrit Le Temps. On peut y lire : « Je ne suis pas un criminel en fuite. J’entends par ci et par là que la CPI s’apprêterait à lancer un mandat d’arrêt contre ma personne. Là-dessus, je voulais être clair. Si demain, la CPI estime que ma présence à La Haye peut permettre que la vérité éclate, moi je ne fuis pas La Haye. Je suis prêt à me présenter à la Haye pour qu’on sache en Côte d‘Ivoire qui a fait quoi. Dans le Patriote, on peut aussi lire que le chef des jeunes patriotes, ex-ministre de Gbagbo, a réagi au mandat d’arrêt lancé contre lui par le Liberia, en déclarant : « Je tombe des nues et je n’arrive pas jusqu’à présent à comprendre cette sortie malencontreuse contre ma personne, je ne suis pas un putschiste ni un criminel en fuite ». Quant à L’Expression, il écrit à la Une: De son exil, Blé Goudé se défend : « Je n’ai rien fait » et pourtant… voici la liste de ses crimes. Le quotidien ressasse un ensemble de mots d’ordre que Blé Goudé a lancés à l’endroit des Ivoiriens en 2004 à faire front à l’armée française, et pendant la crise post-électorale en 2011, contre la coalition des forces pro-Ouattara. Par ailleurs dans Soir Info, on parle de ses conditions pour revenir au pays et prendre part à la réconciliation. « C’est une amnistie et que la traque contre tous mes proches puisse s’arrêter », a-t-il demandé.
Plainte de Gbagbo contre l’armée française
Les avocats français de Gbagbo, Jacques Vergès, Laurent Dumas et Marcel Ceccaldi ont remis leur plainte contre l’armée française sur la table. Selon un article de l’Afp qu’a cité Notre Voie, un juge d’instruction a été nommé le 5 juin dernier afin de conduire le dossier. Ce qui inspire comme titre au journal pro-Gbagbo : « L’heure de vérité a sonné ». Même son de cloche pour Le Temps qui explique que les avocats de Gbagbo ont estimé que la France, à travers la Licorne, à tenter d’assassiner leur client lors de l’offensive des FRCI contre sa résidence le 11 avril 2011. Il a rappelé que l’ex-président ivoirien avait dit à sa première audience à la CPI : « C’est l’armée française qui a fait le travail ». Du côte de la CPI, en attendant le procès du 13 août 2012, Le Quotidien d’Abidjan affirme que Gbagbo est en démonstration de force. D’après ce journal qui a repris un article de Pascal Airault de dejeuneafrique.com, « Gbagbo a retrouvé toute sa pugnacité, confie un de ses amis. Il attend l’échéance sereinement. Pour lui ce sera l’occasion de donner sa version des faits ». Il révèle que Me Altit lui a fait répéter ce qu’il doit dire pour sa défense et donner des consignes sur les choses à éviter.
Situation à l’ouest
Plus le temps passe, plus on apprend davantage sur la situation à l’ouest.Dans Le Jour Plus, un lieutenant du chef de la police militaire Koné Zacharia, ex-chef de guerre, indique qu’ils ont affaire à 2000 miliciens et mercenaires. Ces attaques à l’ouest, d’après Désiré Gnonkonté, le maire de Taï, zone de conflits, « elles sont planifiées depuis le Liberia, nous avons la certitude, nous avons des preuves », dit-il dans Nord Sud Quotidien. C’est pourquoi, concernant les violences post-électorales, le Liberia, comme promis, va extrader 41 Ivoiriens réfugiés sur son sol font savoir la quasi totalité des journaux, sauf que le redoutable mercenaire « Bob Marley » n’y figure pas. L’Inter révèle qu’il a avait été arrêté, écroué pendant neuf mois puis libéré par le gouvernement. Mais en croire le Quotidien d’Abidjan, ce qui se passe à l’ouest est un génocide contre le peuple Wê pour l’exproprier de ses terres et de son cacao. Des propos confortés par Le Nouveau Courrier qui affirme qu’au sujet de la sécurisation de la zone, en vérité, il s’agit d’une opération de persécution des autochtones accusés d’être complices des « assaillants ». Ces personnes ont fui leurs villages pour se retrouver en ville, à Taï.