Linfodrome.com vous souhaite la bienvenue à revue de presse. Ce jeudi 21 juin 2012, l’actualité, c’est encore le procès dans la filière café-cacao, la visite d’Alassane Ouatttara en Israël et la situation à l’ouest.
Procès dans la filière café-cacao
L’audience des ex-barons de la filière a continué hier. En tout cas les journaux affirment que c’était chaud au tribunal au point où selon L’Inter le procureur Oulaï Fernand et le bâtonnier Joachim Aka Bilé « se sont insultés élégamment » à la barre. Le premier a dit au second, fait savoir le journal, « qui s’assemblent se ressemblent ». Des propos qui ont provoqué le courroux de l’avocat qui a menacé de faire retirer tous ses collègues du procès si de tels incidents se reproduisaient. Longtemps entendu, Henri Amouzou, le DG du FDPCC, a répondu à la convocation du tribunal en s’y rendant avec deux valises de preuves, nous dit La Nouvelle, mais n’a servi que du réchauffé en demandant que leurs ministres de tutelle soient également convoqués. D’après L’Intelligent d’Abidjan, M. Amouzou a accusé un ministre de la république en la personne de Amadou Gon Coulibaly, Secrétaire général de la présidence, qui avait demandé que lui soit reversé 3f/kg de cacao. Il a aussi révélé qu’il a été obligé de signer un chèque de trois milliards dans le bureau d’un ministre. D’autres ministres, tels que Feu Bohoun Bouabré, Dano Djédjé et Alphonse ont été également cités, indiquent Le patriote et Le Nouveau Réveil. Ces derniers ont déjà fait transférer quatre milliards Fcfa, selon Théophile Kouassi, secrétaire exécutif du FDPCC. Le parquet et la partie civile ont exigé des preuves de ces accusations..
Ouattara en Israël
Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a pris part à la conférence présidentielle israélienne « Facing tomorrow » et s’est adressé au monde. Parmi les journaux qui en parlent, Fraternité Matin écrit : « Après la Chine il y a 30 ans ; et l’Inde, il y a 20 ans, Demain l’Afrique », selon les propos du président qui comparant la situation de l’Afrique à celle des pays asiatiques a dit : « L’Afrique est en train d’opérer un tournant décisif ». Le Patriote ajoute que « Ouattara vend l’Afrique qui gagne » car le n°1 ivoirien a vanté les potentialités du continent et a déclaré : « Mon continent n’est plus loin des Tigres d’Asie ». Par contre, Le Quotidien d’Abidjan fait savoir que Ouattara est allé demander pardon à Israël pour pouvoir exporter le diamant brut ivoirien, commerce contrôlé par le lobby juif, afin de payer ses mercenaires. De son côté, Le Temps révèle que les diplomates occidentaux sont déçus de Ouattara et disent que « la France auraient négocier avec Gbagbo. On n’avait pas de problèmes avec lui. Nos affaires marchaient, ils nous payait bien ». Un proche de l’ambassadeur américain Philip Carter III aurait dit que ce dernier « est déçu de ce qui se passe actuellement en Côte d’Ivoire. Il est très amer. Il se demande ce qui arrive à son poulain ».
Situation à l’ouest
Le Mandat informe que les Forces spéciales poursuivent les assaillants jusqu’au Liberia et ont pu mettre la main sur une dizaine d’assaillants et saisi un important lot d’armes et de munitions de guerres, entre mardi et mercredi. Pour leur gouverne, Le Jour Plus révèle à ces Forces spéciales le lieu de cachette des mercenaires libériens. Ils se trouvent dans la forêt entre Grabo et Taï, dans des camps d’entrainement à Totown et dans les camps de réfugiés ivoiriens au Liberia. Quant à L’Inter, à travers « Origines du feu de l’ouest », il fait l’historique de l’instabilité dans cette région de la Côte d’Ivoire. Il est remonté aux guerres civiles libérienne et sierra-léonaise de 1989 à 2002, a dénoncé les conflits fonciers et les manipulations politiciennes. Sans oublier la prolifération de milices et d’armes à cause du problème foncier. Mais dans les actions des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire de ratissage après les attaques à l’ouest, Human Rights Watch (HRW) dénonce « des cas de harcèlement y compris des cas d’extorsion par les forces armées ivoiriennes à l’encontre de jeunes hommes » issus «de groupes ethniques perçus comme de pro-Gbagbo », rapporte Soir Info. C’est pourquoi, Notre Voie déduit que « La Côte d’Ivoire sous Ouattara est un Etat voyou ». Ce journal en veut pour preuves « les emprisonnements au secret, les tortures et exécutions extra-judiciaires ».