Heureux de vous retrouver ce mercredi 20 juin 2012 pour la revue de presse sur linfodrome.com. Ce matin, l’actualité est dominée par le procès dans la filière café-cacao, la question de la liberté provisoire pour Gbagbo et de la gestion du pouvoir par le régime Ouattara. Bonne lecture !
Le Procès dans la filière café-cacao
Les ex-barons de la filière café-cacao étaient hier devant le juge dans le cadre de leur procès au cours duquel ils se sont prononcés sur une affaire de 23 milliards, informent les journaux. A la Une Fraternité matin écrit : « Le procès continue de livrer des secrets : 10 milliards pour organiser un meeting ». Il rapporte les propos du DG du Fonds de Régulation du Café-Cacao « Une partie de cette somme, 10 milliards, a servi à organiser le meeting du 2 octobre 2002 à la place de la République par les jeunes patriotes pour dire non à la rébellion ». Par contre, voici ce que dit L’Expression : « C’est au cours d’un meeting au palais en 2002, que nous sommes montés à la tribune pour déclarer qu’on donne 10 milliards de Fcfa au président Gbagbo pour le soutenir dans sa campagne contre les rebelles ». Cet argent sorti s’inscrit dans la rubrique du budget appelé « appui institutionnel », a-t-il dit en ajoutant que 13 autres milliards ont été décaissés en faveur du régime Gbagbo. Quant à Tapé Doh, le PCA de la Bourse du café-cacao, il a indiqué qu’il a souvent signé des chèques pour des décaissements. Ce qui ne lui était pas autorisé, nous relate L’Inter. Mais, sans trop se blâmer, car selon Tapé Doh, l’argent qui a servi à installer toutes les structures de la BCC appartient aux planteurs et a été décaissé sous les ordres de Gbagbo. C’est pourquoi il a déclaré : « Gbagbo nous a ouvert les yeux ».
Liberté provisoire de Gbagbo en doute
Gbagbo pourra t-il obtenir la liberté provisoire ? Oui ! répond Le Quotidien d’Abidjan qui titre en manchette : « Après la grande mobilisation à La Haye, Gbagbo à Kampala ». Selon lui, cette possibilité est de plus en plus sur toutes les lèvres après l’interview de Francis Kpatindé sur RFI. Surtout que, selon Le Temps, la nouvelle procureure de la CPI, Fatou Bensouda « doute des charges d’Ocampo contre Gbgabo ». Il affirme qu’elle a confié à Galsentv.com, au sujet d’Ocampo : « nous avons des styles différents et manifestement des approches différentes ». Et le média a ajouté : « c’est avec cette déclaration que Fatou Bensouda, 50 ans, a choisi de se démarquer de son prédécesseur Luis Moreno Ocampo ». Quant à Aujourd’hui, il fait savoir qu’un collectif d’avocats américains s’implique dans la défense de Gbagbo. Ces personnes ont pris part à la manifestation à La Haye, nous apprend t-il. Dans Le Nouveau Courrier, on lit une adresse de Gbagbo à ses partisans : « Tant que vous tiendrez, je tiendrai. La vérité doit triompher sur le mensonge. Je vous promets, je parlerai ». C’est par le biais de Demba Traoré, DG du VITIB qu’il a envoyé cette missive aux manifestants de La Haye. Mais un conseiller à la CPI, en la personne de Pascal Turian, a déclaré dans une interview accordée à Soir Info que cette affaire de liberté provisoire « est une rumeur sans fondement ». Sur le sujet, depuis les Etats-Unis, le premier ministre ivoirien a dit que « si les juges de la CPI estiment qu’il faut libérer Gbagbo, nous aviserons. Nous n’avons aucune objection mais nous estimons que M. Gbagbo était à la tête d’une armée illégale qui a commis des crimes graves ». Le Nouveau Réveil et L’Intelligent d’Abidjan ont écho de cela.
Gestion du pouvoir par Ouattara
L’Inter livre en grande Une : « Un cadre du nord dit ses vérités à Ouattara ». Il s’agit de Bakayoko D., sociologue et cadre de Banque à Abidjan qui se présente comme un admirateur, et non un partisan du chef de l’Etat ivoirien. Il dit dans une lettre ouverte : « Vous livrez le nord aux autres régions » et avertit que « 2015 n’est pas loin ». En fait, cet admirateur a décrié la nomination ethniciste en faveur des ressortissants du nord, et l’a mis en garde contre la désorganisation de son parti qui pourrait lui coûter cher en 2015. Par ailleurs, Notre Voie et Aujourd’hui disent : « Lâché par la France, Alassane Ouattara fait la cour à Israël et veut lui confier sa sécurité ». Le second écrit, Sarkozy parti, Ouattara se cherche un parrain en Israël et affirme que c’est la preuve du changement que le président ivoirien refusait de voir venir quand il déclarait que rien n’a changé dans les relations entre la France et la Côte d’Ivoire.