La légère accalmie constatée en début de semaine semble se dissiper car ce mardi 19 juin 2012, la presse présente une situation on ne peut plus tendue avec à nouveau des tueries à l’ouest, des militaires qui grognent, le RDR qui répond vertement au FPI. Gbagbo et Alassane Ouattara sont quant à eux magnifiés.
Grogne des militaires
Les forces qui ont combattu au profit du président Alasssane Ouattara ne sont pas contentes, nous font savoir Soir Info et L’Inter. Le premier écrit : « des militaires grognent » et explique qu’à Bouaké, ces hommes en armes dénoncent un manque de promotion après des années de service et une discrimination dans l‘attribution des grades. Un des leurs a dit : « si le président de la République ne met pas de l’ordre, je crains que cela crée quelques petits problèmes ». Le second quotidien informe qu’à Abobo également, des ex-combattants ont manifesté leur mécontentement. Ils se plaignent d’être omis. « Je ne peux pas combattre et rentrer brouille », a rouspété un élément. Son confrère a ajouté : « comment ne pas se fâcher quant on a attendu longtemps ». De révolte, L’Intelligent d’Abidjan en parle et accuse des personnes qui font circuler des informations annonçant, tantôt la séquestration de Lida, son internement à la Pisam et finalement sa mort ». Selon lui, cette stratégie obéit à une volonté de pousser les Ivoiriens à la révolte.
L’ouest sous tension
Une nouvelle attaque a fait des morts dans le village de Diehiba, à Duékoué apprennent L’Inter et Le Jour Plus. Ils écrivent que selon un témoin, des personnes non identifiées sont arrivées dans la soirée et se sont dirigées vers un bar et ont tiré des rafales. Cette attaque a fait deux morts et quatre blessés dont une femme amputée. Notre Voie dit le contraire et affirme que, selon des témoins joints par téléphone, ce sont des dozos (chasseurs traditionnels), forces pro-Ouattara, qui ont tiré dans tous les sens et occasionné deux trois morts, des blessés et des maisons saccagées. Cette situation d’instabilité à l’ouest, le S.G du RDR, a prédit sa fin lors d’une conférence de presse qu’il a animée hier. Amadou Soumahoro a déclaré que « l’ouest sera nettoyé et désinfecté », relate Le Mandat. Parlant de la déstabilisation de cette région, il a mis en garde les fauteurs de troubles, écrit Fraternité Matin. En effet, le SG a déclaré que « le désordre ne passera pas ». S’adressant au FPI, il a fustigé « ses propos mensongers et négationnistes, son manque de regrets et de repentance ». Le Patriote avance que Amadou Soumahoro a accusé le parti de Gbagbo de « créer le chienlit » puis a ajouté : « Nous ne pouvons plus tolérer leur arrogance. C’est pourquoi à un moment, nous allons demander au président de la République d’avancer sans eux ».
Gbagbo et Ouattara magnifiés
Malgré le report de l’audience de confirmation des charges qui devait se tenir hier lundi 18 juin à la CPI, les militants pro-Gbagbo ont manifesté à La Haye pour demander la libération de l’ex-président ivoirien. Les journaux pro-Gbagbo n’en demandaient pas plus pour faire l’éloge de leur parrain. Ces manifestants, d’après ces journaux, sont venus de tous les continents avec de nombreux présents pour lesquels il n’y avait plus de place pour leur stockage, précise Notre Voie. Entre temps, L’Expression indique qu’il se pose un problème à l’exil en de Laurent Gbagbo en Ouganda. L’obtention de la liberté provisoire pour lui, aux dires d’un spécialiste, n’est possible que si elle ne constitue pas un frein à l’éclatement de la vérité.
De son côté Alassane Ouattara, passe un séjour merveilleux en Isarël où il est dans les bonnes grâces du gouvernement israélien. Le président du parlement a même dit à son sujet : « vous avez combattu pour la démocratie », titre Le Patriote. Les journaux qui lui sont proches en font leurs choux gras. Surtout de l’appel qu’a lancé le président ivoirien aux hommes d’affaires israéliens à venir investir en Côte d’Ivoire. Le hic, c’est que Israël lui a annoncé sa décision de rapatrier tous les Ivoiriens sans-papiers habitant sur son sol. Pour ces ces 2000 Ivoiriens, Nord-Sud Quotidien soutient que le président Ouattara a promis de voler à leur secours en les aidant à retourner au pays.
A demain !