Heureux de vous retrouver amis lecteurs pour notre revue de presse sur linfodrome.com. Ce mardi 12 juin 2012, les journaux ivoiriens se sont montrés préoccupés par la situation à l’ouest et au procès de Gbagbo le 18 juin prochain qui provoquent une montée de l’adrénaline chez les Onusiens, les Forces de défense ivoiriennes et les partis politiques.
Arrestation de Lida Kouassi, tuerie des Casques bleus
« Comment tout a été planifié », explique Le Quotidien d’Abidjan. Selon lui, ces événements prennent leurs racines dans la dernière rencontre entre Ocampo et Ouattara au cours de laquelle, des sources révèlent que le procureur de la CPI a conseillé le pouvoir ivoirien de trouver un moyen de faire accabler davantage Gbagbo puisque les preuves qu’il a contre lui ne sont pas solides. Cela consiste à arrêter un de ses proches pour lui arracher des aveux et à simuler une déstabilisation. Par contre, Le Temps avance que l’ONUCI s’est plutôt auto-attaquée. Selon lui, c’est un plan du gouvernement et des onusiens parce que le pouvoir les veut pour sa sécurité. Mais pour les soldats de l’ONU, c’est afin de ne pas partir de ce pays au moment où il est de plus en plus question de leur retrait définitif. Qu’à cela ne tienne, Soir Info informe que l'atmosphère est tendue à la frontière Liberia-Côte d’Ivoire. "La tension monte à l'ouest" est son titre à la Une. Son envoyé spécial à l’ouest dévoile que les deux armées se regardent en chien de faïence. Les libériens se font plus menaçants, renvoient des Ivoiriens, prêts à faire feu et ont même refoulé un convoi humanitaire du SAARA. Malgré la fermeture de la frontière, Fraternité Matin révèle qu’il existe 42 passages clandestins, rien qu’à Toulepleu. Pour la sécurisation de la zone ouest, L’Intelligent d’Abidjan annonce que l’assaut contre le commando invisible qui sévit dans l’ouest ivoirien pourrait être donné dès vendredi prochain, selon des sources militaires, au sortir d’une rencontre entre le ministre délégué auprès de la défense, la hiérarchie militaire et les forces impartiales. L’Expression ajoute que des hélicos ont été livrés à l’ONUCI dans ce cadre, hier. Lors de sa rencontre, le ministre a révélé que des assaillants ont été arrêtés, et que des mesures ont été prises pour renforcer la sécurisation de la frontière et le mouvement des populations, fait aussi savoir Le Nouveau Réveil.
Procès de Gbagbo
Aujourd’hui, titre « À quelques jours du 18 juin, M’Beki attaque encore ». En fait, l’ex-président sud-africain a dit : « Nous avons vu ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire et en Lybie au cours de l’année écoulée. Après avoir autorisé des pays non-africains mandatés par le Conseil de Sécurité de l’ONU, et sans considération pour l’opinion africaine, à renverser par la force des gouvernements en place et ainsi favoriser des changements de régime correspondants à l’intérêt des puissances occidentales ». Malgré cela, le procès aura lieu et Gbagbo aura en face de lui 139 victimes déclare L’Expression. Il informe que la chambre préliminaire de la CPI a autorisé 139 victimes de Gbagbo à participer à l’audience de confirmation des charges. Même si les avocats de Gbagbo demandent le report de cette audience. Selon Le Patriote, les arguments avancés pour leur requête ne collent pas avec la réalité. Pour lui, c’est un dilatoire. La vraie raison est que les avocats de Gbagbo veulent le sacrifier car c'est un client indéfendable, dit-il. Mais Banny veut décrisper la situation. « A 5 jours du procès du 18 juin, Banny en route pour La Haye », dit L’Inter à la Une. En effet, c’est aujourd’hui que le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation va décoller d’Abidjan pour La Haye. Là-bas, on apprend qu’il échangera avec Gbagbo. Notre Voie croit savoir de quoi il sera question. Il écrit en manchette : « Tête-à-tête à la CPI, ce que Banny va proposer à Gbagbo ». Selon une source informée, il affirme que « Banny va solliciter l’implication de Gbagbo dans la réconciliation nationale afin de débloquer le processus qui est bloqué ».
Grève dans la fonction publique
40 syndicats de fonctionnaires regroupés dans une confédération (COSYFOCI) veulent se mettre en grève. Selon L’Inter, ils en veulent au ministre de la Fonction publique qui refuserait de les écouter. « A l’heure où l’on parle de plus en plus du point d’achèvement de l’initiative PPTE, si rien n’est fait par l’Etat de Côte d’Ivoire la COSYFOCI prendra ses responsabilités et avisera. L’option de la grève générale des fonctionnaires n’est pas à exclure », a déclaré Tapé Djédjé Appolinaire, le président de cette structure. La même information est divilguée par Soir Info et La Nouvelle.