Côte d'Ivoire

Les soldats de l'Onu dans le collimateur des mercenaires

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Revue de presse

Bienvenue sur linfodrome.com pour votre revue de presse de ce samedi 09 juin 2012. C’est dans l’horreur que nous nous retrouvons pour notre dernier numéro de la semaine. Car l’information majeure de ce jour est la tuerie de plusieurs Casques bleus et FRCI dans l’ouest du pays. A côté de cela, on parlera du procès de Gbagbo et du mandat d’arrêt lancé que Calixthe Beyala par la Côte d’Ivoire.

Tuerie de soldats de l’ONUCI et des FRCI

La nouvelle est tombée, hier, dans la soirée et tous les journaux en ont parlé ce matin. Pour la première fois des soldats onusiens sont tués en Côte d’Ivoire. Cela en dit long sur l’insécurité qui règne dans le pays. C’est pourquoi Fraternité Matin écrit : « 7 Casques bleus et 5 soldats FRCI tués à l’ouest. Trop, c’est trop !». Pour ce journal, cette attaque meurtrière montre les limites des dispositifs de sécurité dans la région. Quant aux circonstances, le quotidien rapporte que ces soldats sont tombés dans une embuscade tendue par des miliciens et mercenaires libériens localisés sur l’axe Taî-Grabo. Selon Le Nouveau Réveil, ce sont des terroristes (FPI) qui ont tué ces personnes. Aussi que cet acte s’inscrit dans la logique du coup d’Etat planifié par Lida Kouassi. Bien au contraire, Le Nouveau Courrier note que c’est une milice pro-Ouattara qui en est responsable. Celle-ci est dirigée par un combattant du nom de Lansana Ouédraogo qui opère dans les forêts classées du Cavally, de Gouin-Dédé et dans le parc national de Taî, dit-il. Dans Le Patriote, le ministre délégué auprès de la défense, Koffi Koffi Paul, accuse que les assaillants sont venus du Liberia. Quant à l’ONUCI, elle a déclaré par la voix de son porte-parole que « c’est une violation grave du droit international ». Devant ce fait, Nord-Sud Quotidien demande que soit engagée la bataille du Liberia. En effet, il appelle les FRCI à procéder au nettoyage de la région.

Report du procès de Gbagbo

La demande du report de procès de Gbagbo formulée par Me Altit a eu comme réponse un « Non de Ocampo », relève L’Intelligent d’Abidjan. Le procureur de la CPI dit que « nous avons travaillé avec diligence pour respecter le calendrier fixé par la cour préliminaire I. Le procès doit donc se tenir le 18 juin prochain comme programmé depuis longtemps ». Dans Soir Info, on lit qu’Ocampo a jugé sans fondement les arguments avancés par Me Altit pour demander le report de l’audience. « Ces affirmations de dernière minute ne sont pas justifiées et ne devraient pas avoir d’incidence sur la faisabilité de procéder à la confirmation des charges ». En face, nous rapporte toujours Soir Info, l’avocat de Gbagbo a fait des précisions sur cette demande. Il révèle que c’est depuis janvier qu’il avait demandé à disposer des pièces à convictions d’Ocampo contre Gbagbo pour un inventaire. Mais il n’a jamais répondu, sinon qu’il les a données à compte-goute. « Comment voulez-vous que trois personnes lisent plus de 11000 pages, visionnent 409 et écoutent 139 témoins en un mois ? s’est interrogé Me Altit. Pour Le temps, l’ajournement du procès est judicieux étant donné que la santé de Gbagbo a été mise à mal par ses geôliers de Côte d’Ivoire, tel que reconnu par les avocats de la CPI : « Les récents problèmes de santé de M. Gbagbo dérivent des conditions inhumaines de sa détention ». Donc pour ce journal, par toutes leurs dernières actions, les avocats de Gbagbo déjouent les pièges du procureur Ocampo. Car la conséquence de tout cela est, selon Aujourd’hui, Me Altit vise la libération provisoire pour son client.

Poursuite contre Calixthe Beyala

L’écrivaine franco-camerounaise, Calixthe Beyala, est poursuivie par le parquet d’Abidjan, informe Fraternité Matin, pour avoir perçu « 134 millions en pleine crise post-électorale ». Cette somme lui a été virée par la fille de Simone Gbagbo, du nom de Mme Appiah, fait savoir L’Expression. En clair le parquet d’Abidjan accuse Calixthe « de recel de fonds volés ou détournés et de blanchiment de capitaux ». Ce mandat d’arrêt, ajouté à l’arrestation de Lida Kouassi et le maintien du procès de Gbagbo, fait dire à Le Patriote que tout se gâte pour les pro-Gbagbo à une semaine du 18 juin. Cette dernière accusée n’a pas tardé à donner la réplique. Dans Le Nouveau Courrier, elle donne les raisons de « pourquoi Ouattara tente de salir mon nom ». « J’ai fait beaucoup de mal à Ouattara. Ouattara dit que je suis en train d’organiser la révolution contre lui… que je vais organiser les Ivoiriens pour le renverser, alors que je n’ai pas de moyens. Donc, il cherche des poux sur ma tête. Il veut se venger. Je n’ai rien a voir avec tout cela. J’attends la commission rogatoire », a-t-elle confié. En conclusion de cette vague de poursuites, la presse proche de l’opposition déduit que « Ouattara est aux abois ». En tout cas c’est le titre à la Une de Notre Voie.

César DJEDJE MEL
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