Alliance politique PDCI/RDR

Bédié / Ouattara : Brouille en vue

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Revue de presse

Bon retour sur linfodrome.com pour votre de revue de presse de ce mardi 5 juin 2012. Les informations livrées par la presse en ce jour concerne le RHDP, Ocampo, le procès de Laurent Gbagbo et encore un scandale financier. Bonne lecture !

Fébrilité du RHDP

Sans risque de se tromper, on peut l’affirmer, le Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) ne se porte pas bien. Nord-Sud Quotidien ne dit pas le contraire. « Après le Bureau politique du PDCI, RHDP : le malaise », donne-t-il en grande Une. Pour lui, même s’il n’y aura pas de séisme au RHDP, il y aura néanmoins des secousses. Parce que des voix contradictoires s’élèvent. « Ils exagèrent, et dire que nous sommes chaque jour obligés de contenir la colère de nos militants et de certains de nos cadres qui pensent que le président a tout donné au PDCI », se plaignait un cadre du RDR à l’encontre du PDCI. Pour L’Expression, le PDCI ne peut pas dire avoir été lésé par Ouattara. Il met en exergue les nominations obtenues par ce parti sous Ouattara, d’où le titre : « Grogne contre Ouattara, ces nominations qui trahissent le PDCI ». Ce sont dix ministres, quatre présidents d’Institution, une quinzaine de Directeurs Généraux et PCA qu’il a cités. Quant à Le Patriote, il trouve qu’à travers ses « attaques » contre son allié du RDR, le PDCI mène « le mauvais combat ». Car c’est sur la place publique que le parti de Bédié a décidé de laver le linge sale. Pour ce journal, la déclaration du PDCI est « un véritable pavé dans la mare du pouvoir commun après seulement un an d’exercice ». Des avis que ne partage pas Le Nouveau Réveil. Il affirme que pour le renforcement de l’alliance RHDP, « Bédié a déjoué des pièges en laissant les cadres se vider et dire ce qu’ils avaient sur le cœur. Désormais, la balle se trouve dans le camp du RDR et l’erreur que ne doit pas commettre ce parti, c’est de prendre les mises au point du PDCI comme une attaque frontale ». Parce qu’en ce qui concerne le règlement du foncier rural par exemple, Le Mandat dit que Bédié a rendu service à Ouattara en lui demandant d’appliquer la loi de 1998 sur le foncier rural.

Que faisait Ocampo à Abidjan ?

Soir Info explique. Puisque que le chef de l’Etat Alassane Ouattara n’est plus « chaud » pour livrer d’autres Ivoiriens à la CPI contrairement à ses promesses, parce que selon des sources concordantes, Soro Guillaume, ex-SG des Forces Nouvelles (rébellion armée) serait dans le viseur de la justice internationale, il faut trouver un mécanisme pour crédibiliser la CPI. « Soit on abandonne les charges contre Gbagbo, soit on continue de délivrer des mandats quitte aux autorités ivoiriennes de les exécuter ou non », a dit une source proche du dossier. C’est donc pour cette sortie « honorable pour la CPI » que le magistrat s’est déplacé à Abidjan. Sur ce, dans Le Temps, Charles Blé Goudé, dont le slogan « y a rien en face » a été cité par Ocampo comme une preuve de la volonté de Gbagbo de rester au pouvoir par tous les moyens, a déclaré : « Ocampo fait honte à la profession. Il ne mérite pas d’être à la place où il est. Nous pensons qu’il n’a aucune preuve pour faire condamner Gbagbo ». Le Front Populaire Ivoirien, parti de Laurent Gbagbo, ne semble pas ébranlé par les agissements et propos d’Ocampo. Selon Miaka Ouretto, le président par intérim de ce parti : « ce qu’il affirme ne nous fait ni chaud ni froid. Il le fait dans le cadre de son travail », nous rapporte L’Expression.

Procès de Gbagbo

L’Inter annonce en première page que la CPI a élaboré un nouveau programme pour le procès de Gbagbo. Au lieu de 10 jours (du 18 au 29 juin) comme prévu précédemment, le procès ne va durer que 5 jours (du 18 au 22 juin), révèle t-il d’après une information donnée par l’ex-conseiller en communication de Gbagbo, Alain Toussaint. Ce procès aura lieu malgré la requête en incompétence brandie par les avocats de l’ex-président Laurent Gbagbo. L’Intelligent d’Abidjan informe en manchette que « Me Altit a eu sa réponse : la requête en incompétence de la CPI rejetée ». En effet, la juge de la CPI, Silvia de Gurmendi, sans se donner dans un débat de fond, a pris en considération les courriers d’Alassane Ouattara de décembre 2010 et de mai 2011 et la demande de Gbagbo en 2003, invitant la CPI à agir en Côte d’Ivoire. Même avec cela, Aujourd’hui maintient que Gbagbo sera libéré. Il avance que « des tractations sont en cours pour sa libération » impliquant à la fois François Hollande, les chefs d’Etat du Niger, du Bénin et de la Guinée Conakry.

Un nouveau Scandale finacier

« Projet immobilier des ex-FDS : des ministres cités dans un autre scandale », écrit L’Inter. On y apprend que la somme cotisée par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), estimée à quelque 27 milliards de F.cfa a été détournée par des ministres du gouvernement actuel et des chefs militaires. Mais Notre Voie précise que 2, 5 milliards ont atterri directement dans les comptes d’un ministre et d’un général et de deux colonels. Sur ce sujet, Le jour Plus informe que les Directeurs Généraux de la Banque pour le Financement de l’Agriculture (BFA) et de l’Azuréenne de Promotion sont aux mains de la Police.

Ally Coulibaly remplace Bicotogo

Ambassadeur de la Côte d’Ivoire en France, Ally Coulibaly remplace Adama Bictogo au ministère de l’Intégration africaine. Pour Nord Sud Quotidien, l’ancien ambassadeur a eu « enfin » ce qu’il voulait. Car dira-t-il, « il n’a jamais apprécié d’être envoyé à Paris ». Quand L’Intelligent d’Abidjan indique que le président Ouattara a opéré ce choix parce que le remplaçant est l’ami du remplacé. Ally aurait même beaucoup plaidé pour Bictogo.

A demain si Dieu le veut !

César DJEDJE MEL
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