Côte d'Ivoire

Revue de presse : Révélations sur la crise post-électorale et les prochaines législatives

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Revue de presse

Bonjour chers amis de Linfodrome. Des révélations sur la crise post-électorale et les législatives de décembre prochain dominent la revue de presse de ce lundi 21 novembre 2016. Bonne lecture et excellent début de semaine.

Actualité politique générale

La sortie de jean Ping sur la crise post-électorale ivoirienne constitue un autre pan de l’actualité de ce début de semaine. « Crise post-électorale/ Depuis les Usa, Jean Ping : « Je n'ai jamais été pour le transfert de Gbagbo », titre L'Inter. Le quotidien indique que dans le cadre de sa tournée internationale qui l'a conduit à Washington, l'ex-président de la Commission de l'Ua aurait fait des révélations sur la crise post-électorale ivoirienne. « Je n'ai jamais été pour le transfert de Laurent Gbagbo à la Haye. Ouattara avait accepté de discuter avec Gbagbo. J'ai dansé dans ma chambre quand j'ai été informé de sa décision. C'est au moment où on s'apprêtait à rendre cela effectif que Sarkozy est venu bombarder Gbagbo. Je ne faisais que dire ce que les chefs d’État voulaient que je dise », aurait-il déclaré lors d'une rencontre avec la communauté gabonaise de Washington.

Autre sujet traité par la presse ivoirienne, la décision de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, prise à son siège en Tanzanie. Ladite Cour a pris une importante décision de justice par laquelle elle déclare la Commission électorale indépendante (Cei) non conforme au droit international. A ce propos, Le Temps quotidien proche du Fpi barre à sa Une : « Décision de la Cour africaine sur le Cei, les avocats du régime enfoncent Ouattara ». Pour le confrère, par cette décision, la Cour africaine donne grandement raison à l’opposition, notamment au parti de Laurent Gbagbo. Et le confrère de préciser : « Il faut reconnaître que cette victoire est une grande victoire de l’Ong ivoirienne Action pour la promotion des droits de l’Homme (Apdh). Qui signe là, avec son avocat, Me Bernard Guizot Takoré, une belle victoire pour la démocratie en Côte d’Ivoire », écrit le confrère avant de rappeler que c’est le 12 juillet 2014 que l’Apdh a introduit une plainte auprès de la Cour africaine. L’objectif était que cette Cour constate « la non-conformité de la loi ivoirienne numéro 2014-335 du 5 juin 2014 adoptée le 5 juin 2014 et relative à l’organisation, la composition, les attributions et le fonctionnement de la Commission électorale indépendante (Cei) à la charte africaine de la démocratie, les élections et la gouvernance ».

Législatives 2016

L'approche des législatives fait des vagues que la presse ivoirienne n'a pas manqué de relayer en ce début de semaine. Nord-sud a ainsi fait l'écho de la position du Rhdp sur la parti de certains partis dont l'Udpci et l'Upci. « Législatives 2016/Le Rhdp en rang dispersé : Le directoire du Rhdp réagit », lit-on chez l'organe proche du pouvoir. Qui rapporte la sortie du président du directoire du Rhdp, Amadou Soumahoro sur la participation de ces partis aux législatives sans la caution de la coalition. Amadou Soumahoro a selon le journal dit respecter la décision de ces partis qui ne constitue pas selon lui un élément de gêne au sein de la coalition. « Nous sommes dans une compétition politique. S'ils gagnent, ils gagnent, si on gagne, on gagne, ils ne nous gêneront pas. Il ne faut pas considérer la démocratie comme une gêne. Mais l'indiscipline peut être une gêne.

Fraternité Matin fait une lecture plus large de ces élections législatives avec en titre : « Législatives 2016/ Rhdp-Fpi- indépendants : La bataille s'annonce rude ». L'organe pro-gouvernemental explique que contrairement à 2011la participation du Fpi à ces élections augurent de la difficulté de la bataille pour les autres partis et les indépendants. Le quotidien souligne que la difficulté résidera surtout au niveau du Moronou, Gagnoa, Bonoua,... Qui demeurent les chasses gardées certains partis et qu'il appartiendra aux autres de convaincre.

« Législatives 2016 : pourquoi tous les ministres rêvent de devenir députés », barre à sa Une Le jour plus. Selon des sources du confrère, ces ministres (30) qui sont candidats à la députation auraient une raison toute précise. « Selon des indiscrétions, tous veulent se servir de ce poste pour se garantir une source financière « intarissable » pour leur avenir proche et lointain. Le mandat de cinq années du député ivoirien donne droit à son terme, à une rente viagère », a confié Marcel Tim. « Ainsi, au bout de cinq ans, disons à la fin du mandat, le suppléant retourne à ses activités d'origine et le ministre, même s'il n'est pas réélu député, et dès qu'il dépose le tablier du gouvernement, perçoit à compter de là, à chaque fin du mois une rente viagère », a souligné le journaliste.

Alassane SANOU

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Alassane SANOU
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