Revue de presse/ Côte d'Ivoire

4 morts dans des affrontements à Bouna, Mme Simone Gbagbo refuse de comparaître

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Revue de presse

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La presse ivoirienne se fait l’écho de l’affrontement entre populations et forces de l’ordre à Bouna, le mercredi 16 novembre 2016 et le procès de Mme Simone Gbagbo.

Concernant le premier sujet, à savoir l’affrontement entre populations et forces de l’ordre, le quotidien indépendant L’Inter titre : « Affrontement populations-Forces de l’ordre : Encore des morts et des blessés, hier, dans le Bounkani, des gendarmes tués, ce qui a mis le feu aux poudres ». Dans sa parution, le confrère nous apprend que « Le Bounkani est à sang à nouveau depuis hier mercredi 16 novembre 2016. De violents affrontements ont éclaté ce jour dans cette région du nord-est ivoirien à la lisère des frontières burkinabé et ghanéenne. Cette fois, les protagonistes sont des forces de l’ordre et des populations de la sous-préfecture Niamoin, dans le département de Doropo. Le bilan provisoire des heurts entre les deux parties fait état de 4 morts dont 2 civils et 2 gendarmes et de nombreux blessés parmi les manifestants » écrit le confrère avant de lever un coin du voile sur les raisons de ces affrontements meurtriers : « Si l’on en croit des sources sur place, il s’agit d’une tentative d’une tentative de racket qui a viré au drame ». Et le confrère de nous apprendre via ses sources que « un élément des Forces républicaines de Côte d’Ivoire a trouvé bien indiqué d’ériger un barrage » sur la piste des commerçants ce mercredi jour de marché dans le gros faubourg : « A ce check-point clandestin méconnu des opérateurs économiques et des populations, se présentent sous le coup de 9h deux jeunes commerçants. Le militaire leur demande de l’argent avant de les autoriser à se rendre au marché. Ceux-ci refusent. Immédiatement, le soldat met son chargeur dans l’arme. Pris de peur, les deux jeunes, selon toujours nos sources, se retournent et tentent de prendre la fuite. En leur direction, des coups de feu partent. Atteints dans le dos, ils tombent et finissent par rendre l’âme ». L’Inter nous apprend que ces coups de feu ont attiré l’attention des autres commerçants et des populations qui accourent. Pendant ce temps, l’auteur des coups de feu prend le large pour se refugier à l’hôpital de la localité située à 50 km de Bouna, chef-lieu de la région du Bounkani. Et qu’en représailles, les populations en colère s’en sont prises à tous les agents de sécurité présents dans le centre de santé. Malheureusement, 2 gendarmes non armés venus de Bouna pour faire le constat des 2 civils sont arrosés de pierres et lynchés à l’aide d’armes blanches et autres objets contondants. Les maréchaux de logis (MDL) Anoise Maxime Kouassi et Ouattara Moussa sont tués tandis que le militaire indélicat s’en tire à bon compte avec des blessures à la tête.

Pour sa part, Nord Sud quotidien titre : « Violences meurtrières à Niamoin, 4 morts, 2 gendarmes et 2 civils tués, la réaction du sous-préfet de Doropo ».

Le confrère rapporte les propos du sous-préfet, Paul Dri Bi Bly : « Après avoir présenté les condoléances de la République au chef du village et aux populations, nous déplorons qu’ils en soient venus à se rendre justice. Nous leur avons expliqué que nous sommes dans un Etat de droit. Et dans un Etat de droit, il y a des institutions et des structures en place pour faire face au drame qu’ils venaient de connaître ».

Mme Simone Gbagbo refuse de comparaitre, le juge menace de juger l’accusée en son absence

Autre sujet qui fait l’actualité : le procès de Mme Simone Gbagbo.

A ce sujet, Le Temps, quotidien proche du FPI, parti de Mme Gbagbo titre : « Procès de l’ex-Première Dame/ Comparution de force, Mme Gbagbo dit niet au juge ». Le confrère nous apprend que l’huissier de justice accompagné de deux agents de la force publique a essuyé une fin de non recevoir auprès de l’accusée Mme Gbagbo : « Je ne veux pas vous recevoir et je ne veux même pas savoir de quoi il s’agit quant au contenu de votre acte ».

Pour sa part, Le Patriote écrit en machette que « Le juge menace de juger l’accusée en son absence ». Selon le confrère, Mme Simone Gbagbo et son conseil ont boycotté l’audience d’hier (mercredi 16 novembre 2016), malgré la sommation du juge président, Boiqui Kouadio : « J’ordonne que le procès se tienne en l’absence de l’accusée et de son conseil. Je lui commets d’office de nouveaux avocats », écrit le confrère.

Adolphe Angoua

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