Situation socio-économique

La BAD redonne le sourire à Ouattara

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Revue de presse

Le retour de la BAD en Côte d'Ivoire, le procès de Gbagbo et la situation de ses partisans, les relations Côte d'Ivoire-France et la vie du PDCI, sont les sujets de notre revue de presse de ce vendredi 1er juin 2012, vu qu'ils sont l’essentiel de l'information livrée par les journaux, aujourd'hui. Bonne lecture.

Retour de la BAD en Côte d'Ivoire

« C'est décidé ! » la BAD retourne en terre ivoirienne, exulte le journal d'Etat Fraternité Matin qui informe que les premiers agents de l'institution bancaire, au nombre de deux cent, seront en Côte d'Ivoire dans deux mois. D'autant plus que le président Ouattara, à son arrivée d'Arusha (Tanzanie), a affirmé que « plus rien n'empêche le retour de la BAD ». Effectivement, c'est dans le mois de juillet que la Banque africaine va revenir sur les bords de la lagune Ebrié, nous dit Le Patriote. Pour ce retour, le président Ouattara a déclaré « Nous sommes prêts ». Ce bout de phrase constitue la Une de Nord-Sud Quotidien. Dans le discours du président qu'il a publié, on lit : « Nous ne ménagerons aucun effort pour réunir les conditions de travail, de logements et les autres facilités pour le personnel de la BAD à Abidjan ».

Guerre des avocats dans le procès Gbagbo

L'Expression, voit dans le procès de Gbagbo un moyen d'enrichissement de ses avocats. « Comment Me Altit se sucre sur le dos de Gbagbo ». Il explique qu'en dénonçant la compétence de la CPI à juger son client, cet avocat a trouvé la stratégie pour se faire plus d'argent. Car un tel acte entraînera le ralentissement du procès. Ce qui fera gonfler par ricochet ses honoraires. Le Temps, lui, s'en prend à Ocampo, le procureur de la CPI. Il fait savoir que toutes ses preuves contre Gbgabo ont été montées par le RDR, parti de Ouattara . « Comment tout a été fabriqué », est son titre. En trois pages, il démontre que les arguments d'Ocampo s'appuient sur de fausses preuves déjà évoquées par le RDR. Pour étayer ses dires, il a proposé un pan du livre de Leslie Varenne sur la Côte d'Ivoire qui indique un flou sur les circonstances des sept femmes tuées d'Abobo. De même que la photo d'un homme en feu présenté par les journaux proches du RDR et des responsables du parti sur France 24 qui, fait-il savoir, n'est pas une image provenant de la Côte d'Ivoire, mais de l'Afrique du Sud et prise par Wadjah Yatte. Tous les détails de ladite photo sont publiés par le journal. Ces preuves ne semblent pas effrayer Gbagbo. Car dans une interview qui date de l'année dernière, publiée par Le Quotidien d'Abidjan, Laurent Gbagbo encore en prison en Côte d'Ivoire, disait : « Ceux qui pensent m'avoir piégé se trompent, le piège va se refermer sur eux ».

Le sort des partisans de Gbagbo

Affi N'guessan, le président statutaire du FPI, parti de Laurent Gbagbo, détenu au nord du pays depuis la chute du régime, ne connaîtra pas de sitôt la liberté. Son avocat dit dans Fraternité Matin que de nouvelles infractions sont venues s'ajouter à ses charges. Elles sont de deux catégories, une infraction à caractère de crime économique et l'autre relative au crime de sang. L'Expression traduit alors qu'il est accusé de « génocide ». A côté de ce fait, la mère de Michel, le fils de Gbagbo lui également aux mains du régime Ouattara, a animé une conférence de presse en France au cours de laquelle a demandé que « pour l'amour de son fils » les autorités françaises agissent, rapporte Le Nouveau Courrier. Tandis que L'Intelligent d'Abidjan relève en première page cette phrase qu'elle a dite : « J'irai voir Hollande pour faire libérer Michel Gbagbo ».

France-Afrique

À en croire le président Alassane Ouattara, les relations entre lui et François Hollande sont au vert. « J'ai eu un bon entretien avec le président François Hollande. Nous avons réaffirmé nos liens de frères entre la France et la Côte d'Ivoire. Nous sommes d'accord qu'il fallait renforcer ces liens et maintenir la coopération aussi bien au niveau économique et financier que militaire », a-t-il dit à son retour de Tanzanie. C'est pourquoi Le Nouveau Réveil a titré en grande Une : « François Hollande m'a donné des assurances ». Par contre dans Notre Voie, on lit que Bernard Houdin, représentant de Gbagbo en Afrique et en Amérique, a déclaré que : « la défaite de Sarkozy a déstabilisé Ouattara ». L'Inter, pour sa part, a consacré sa Une à Tiken Jah Facoly qui a chargé Sarkozy. « C'est Sarkozy qui a fait le coup d'Etat contre ATT ». L'artiste explique que le refus d'ATT de soutenir Sarkozy dans la guerre contre le Colonel Kadhafi est l'une des raisons fondamentales qui ont précipité sa chute.

Vie du PDCI

Demain, va se réunir le Bureau politique du PDCI. Et Henri Konan Bédié, le président du parti, semble être sur des braises. L'Intelligent d'Abidjan révèle que l'un des membres du Conseil des sages, en la personne de Lambert Amon Tanoh est probablement celui qui fera tomber Bédié, accusé d'être le mentor de la contestation soulevée contre le président ces derniers mois. Pour Soir Info, Bédié n'a plus les pieds sur terre. « Bédié convoque des morts » est son titre principal. Le spécialiste du dossier, Armand Depeyla, écrit que dans la liste des membres statutaires du Bureau politique (814 personnes) convoqués par Bédié, au moins une bonne vingtaine n'est plus de ce monde. Après avoir listé ces personnes avec leur numéro de carte de membre, leur poste et la date de leur décès, le journaliste conclut : « On le voit bien, Bédié n'a pas eu le temps d'opérer le toilettage de la liste des membres statutaires ».

A demain !

César DJEDJE MEL
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