Côte d'Ivoire: Le référendum a eu lieu, mais…

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cote-d-ivoire-le-referendum-a-eu-lieu-mais Le chef de l'Etat Alassane Ouattara a accompli son devoir civique
Revue de presse

Bonjour chers amis de linfodrome. La revue de presse est disponible. Bonne lecture et bon début de semaine.

Le référendum sur le projet de la nouvelle Constitution a eu lieu, le dimanche 30 octobre 2016, sur toute l’étendue du territoire national.

Le sujet fait la Une des journaux ivoiriens.

Dans le camp du pouvoir et du RHDP, on se satisfait du déroulement du scrutin.

« Scrutin du référendum constitutionnel, hier : Les Ivoiriens ont voté dans le calme », titre Le Patriote. Le confrère indique que le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara et son épouse ont accompli leur devoir civique au Lycée Sainte Marie de Cocody : « Voter est un devoir citoyen, notamment quand il s’agit d’un référendum. C’est le deuxième référendum dans l’histoire de notre nation. C’est important. Le vote d’aujourd’hui concerne tous les citoyens quelle que soit leur opinion. J’ai lancé un appel à la télévision, le vendredi soir, je le réitère. Je considère que ce devoir citoyen doit être accompli par chacun et chacune de nous », a dit le Président Ouattara, après avoir glissé le bulletin dans l’urne.

Bien avant le chef de l’Etat, nous apprend Le Patriote, son aîné du RHDP, Aimé Henri Konan Bédié a accompli son devoir citoyen et appelé les Ivoiriens à se mobiliser massivement pour le « oui » afin de permettre à la Côte d’Ivoire d’avancer dans la paix et la stabilité sur le chemin du développement et de la stabilité. Comme Ouattara, Bédié s’exprimé, après avoir accompli son devoir civique : « J’ai exprimé mon devoir de citoyen. Mes impressions sont que nous nous attendons à ce que les populations sortent nombreuses pour voter massivement le « oui » au référendum. Un fort taux de participation contribue puissamment au rayonnement de la Côte d’Ivoire. Le taux de participation sera notre allié ».

Pour sa part, Le mandat, quotidien proche du RHDP, barre à sa Une : « Référendum/ Malgré les actes de violence de l’opposition : Les Ivoiriens ont voté oui, oui et oui ». Le confrère qui donne l’ambiance de certaines communes, notamment Cocody et Anyama, constate que « Ce n’était pas la grande affluence dans la matinée. Beaucoup d’électeurs avaient décidé de se rendre d’abord dans les lieux de culte. Mais dans l’après midi, les choses ont évolué. Les électeurs sont venus plus nombreux dans les bureaux, à Abobo, Williamsville. Ce qui ne devrait pas réjouir l’opposition ivoirienne conduite par Aboudramane Sangaré, Mamadou Koulibaly. Eux qui ont appelé leurs militants à empêcher la tenue de ce scrutin », écrit Le Mandat.

Désert électoral selon medias de l’opposition

Certains confrères ne voient pas le déroulement du scrutin du dimanche sous cet angle.

Pour Le temps, quotidien proche du FPI, les Ivoiriens ont dit non à la « mascarade de Ouattara » : « Election pour le référendum : Les Ivoiriens disent Niet à la mascarade de Ouattara », barre le confrère à sa Une. Le Temps qui fait un compte rendu du scrutin du 30 octobre 2016, dans les villes de Bassam et Bonoua, parle d’un désert électoral : « A Grand Bassam et Bonoua, les populations ont tout simplement choisi de rester chez elles. Elles ne se sont donc pas rendues sur les différents lieux de vote pour voter. Elles ont plutôt écouté l’appel du Front du refus et de la Coalition du Non ».

LG Infos infos abonde dans le même sens. Pour ce quotidien proche du FPI, Ouattara a subi un véritable camouflet lors de ce scrutin : « Boycott massif du référendum du 30 octobre : La gifle du peuple à Ouattara », titre le confrère qui a eu une « randonnée » dans divers quartiers de la ville d’Abidjan, en l’occurrence Port Bouet, Marcory et même Abobo « bastion du RDR » : « Notre randonnée commence par la commune de Port Bouet. Le constat est amer dans les dix huit lieux de vote. Les centres de vote ressemblent à un cimetière. Jusqu’à 15 heures, le nombre de votants étaient en déca des espérances. Les agents de la Commission électorale, dans les différents lieux de vote cherchent des électeurs », nous apprend le confrère avant de décrire l’ambiance à Abobo : « Considérée comme un fief du régime Ouattara, la commune d’Abobo n’a pas répondu favorablement à l’appel à voter pour la nouvelle Constitution. Hier dimanche 30 octobre 2016. Jour de référendum pour ‘’valider’’ la Constitution Ouattara. Mais à Abobo, les esprits étaient ailleurs, plutôt que de prendre la direction d’un centre de vote ».

Adolphe Angoua

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