Bon retour sur linfodrome.com. La revue de presse de ce jeudi 31 mai 2012 portera sur le procès de Laurent Gbagbo, la mutation au PDCI et l'insécurité. Bonne lecture.
Procès de Laurent Gbagbo
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L'accusation d'Ocampo
Absents hier sur le sujet, les journaux proches du pouvoir sont revenus sur l'acte d'accusation d'Ocampo contre Gbagbo. Pleine page à la Une offerte par Le Patriote au document avec, comme titre : « Foudroyant ! ». Il informe que selon les preuves d'Ocampo, « du 28 novembre 2012 au 8 mai 2011, sur ordre de Gbagbo : des milliers de civils tués, plus de 35 femmes violées, près de 200 personnes brûlées vives, 520 personnes arrêtées et torturées. Comme arsenal militaire utilisé pour ces crimes, il cite des fusils mitrailleurs, grenades à tubes, mortiers, lance-roquette, chars d'assaut, canons anti-aériens... ». Ces preuves, selon L'Expression, « trahissent les avocats de Gbagbo » dans le débat autour de la compétence de la CPI à juger Gbagbo. Car Ocampo a dit et je cite « Il y a des motifs raisonnables de croire que Laurent Gbagbo ait engagé sa responsabilité pénale individuelle et en tant que co-auteur indirect de quatre chefs de crimes contre l'humanité à raison de meurtres, de viols, et d'autres violences sexuelles, d'actes de persécution et autres actes inhumains qui auraient été perpétrés dans le contexte de a crise pos-électorale... ». En face, Le Temps juge le document à charges contre Gbagbo comme « une coquille vide ». Le journal affirme que c'est un document dangereux qui oppose les Ivoiriens constitué à partir d'un ramassis d'articles tirés de la presse RHDP, la coalition politique au pouvoir.
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Taylor-Gbagbo
La CPI a requis cinquante ans de prison contre l'ex-chef d'Etat libérien Charles Taylor. Une sentence qui fait dire à Le Nouveau Réveil : « Gbagbo : « bori-bana » ! Ce qui veut dire « Gbagbo, la course est finie ! » et estime qu'il n' y a plus d'espoir pour ses partisans qui veulent encore croire en sa libération en refusant pour cela de se fier aux signes du temps et à la réalité. Le Jour Plus sait déjà la peine qu'attend Gbagbo estimant que le cas Taylor ruine tous les espoirs de Gbagbo et des refondateurs. Il indique que selon des spécialistes, Laurent Gbagbo va prendre au moins trente ans, au regard de sa participation dans la planification et l'exécution de son plan d'attaques décrit par Ocampo. Devant ce désespoir, L'Expression écrit que « pour sauver Gbagbo, le FPI recrute des pasteurs ». S'appuyant sur un communiqué ainsi libellé : « Journée de jeûne et de prières. L'OFFPI et le l'Ong des Dames de Cœurs de Côte d'Ivoire (LDCCI), invitent toutes les militantes et les militants, tous les démocrates, toutes les femmes et hommes de Dieu épris de paix et de justice, à la journée de prières qu'elles organisent, le samedi 9 juin », le quotidien relate que malgré les échecs répétés des prophéties du sulfureux Koné Malachie, les frontistes ont décidé de solliciter à nouveau les milieux évangéliques.
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Libération de Laurent Gbagbo
Les journaux pro-Gbagbo indiquent à leur Une que l'ex-président ivoirien recouvrera la liberté avec un joyeux anniversaire à l'appui. ils informent que Gbagbo à 67 ans. Aujourd'hui titre: «CPI : La preuve que Gbagbo sera libéré ». Les arguments selon ce canard, c'est que le dossier d'Ocampo est vide, contient des mensonges et son enquête scientifiquement nulle. C'est pourquoi dans Le Nouveau Courrier, Me Hervé Gouamené (avocat de Gbagbo) à travers une interview, affirme : « Je pense qu'il n'y aura pas de procès de Gbagbo à la CPI. Laurent Gbagbo est une victime de l'impérialisme, d'un complot international qui est revanchard et qui veut corriger un chef d’État qui a voulu être différent de ses homologues africains. C'est-à-dire ne pas être un chef d’État marionnette ». D'ailleurs Me Altit (avocat principal de Gbagbo confie dans L'Inter : « J'ai une stratégie pour ébranler le procureur Ocampo et déstabiliser les juges de la chambre préliminaire (I) le 18 juin ». Pour mettre en marche sa machine, Soir Info révèle que cet avocat a demandé onze heures de temps de parole à la Cour. Relativement à cette libération qu'espèrent les partisans du prisonnier ivoirien de la Haye, Le Quotidien d'Abidjan annonce qu'une « opération Gbagbo libre est en marche ». Il note que «mobilisés, des pasteurs et des prêtres prient pour la libération de Gbagbo en Italie».
Pdci
La tension monte et les suspicions vont bon train à deux jours de la réunion du Bureau politique du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI). «Avant le Bureau politique du samedi, le Grand Conseil divisé», fait savoir L'Inter à travers un communiqué de cette instance par lequel certains membres ne se reconnaissent pas dans des propos de leur président qu'ils qualifient d'injurieux à l'égard des sages du parti, se plaignant d'être exclus dudit Bureau. Répondant à l'information livrée par Armand Depeyla de Soir Info, Gnamien Yao, un cadre du PDCI, avertit, toujours dans Soir Info, que « si Bédié dissout le Secrétariat Général, il n'y aura rien ». Quant à L'Intelligent d'Abidjan et Nord-Sud Quotidien, ils se demandent si la tenue de ce bureau politique ne sonne pas la fin de Bédié. « Les jours de Bédié vraiment comptés ? » écrit le premier dans sa manchette tandis que le second mentionne « Konan Bédié, la fin de règne ? ». D'après ses journaux, il est reproché à Bédié d'être de connivence avec le RDR du président Ouattara. Ce qui constitue une menace pour le parti pour la présidentielle à venir. D'autres aussi ne partagent pas sa décision d'exclure les sages du Bureau politique.
Menaces de déstabilisation
Des jeunes miliciens armés s'entraînent dans les forêts informe L'Inter. En tout cas selon les autorités préfectorales du département d'Agboville, des rumeurs persistantes font croire que des miliciens seraient en train de s'entraîner dans les forêts avoisinantes. Pour sa part, Notre Voie confie que « Roulés dans la farine par Ouattara, les mercenaires burkinabé menacent. Ils réclament l'argent promis (5 millions F.Cfa) ». Citant le N°93 bu bimensuel burkinabé, Le Reporter du 1er au 14 mai 2012, il révèle que ces mercenaires sont très mécontents et que l'ambassadeur de Côte d'Ivoire au Burkina Faso serait même au parfum de cette affaire.
À bientôt !