C’est chaud à la Cei, pouvoir et opposition divisés sur le référendum

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Revue de presse

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A quelques jours du 30 octobre 2016, date du référendum constitutionnel, ce n’est pas la grande sérénité dans les différents états-majors des partis politiques et même de certaines institutions.

Cette ambiance n’a pas échappé à la presse ivoirienne.

Soir Info, quotidien indépendant, titre à ce sujet : « A quelques jours du référendum : C’est toujours mélangé à la Cei ». A l’origine de cet imbroglio, «l’utilisation de deux bulletins pour le scrutin référendaire prévu pour le dimanche 30 octobre ». Le confrère nous apprend que la conférence de presse prévue hier mardi 18 octobre 2016, au siège de la Cei, aux Deux Plateaux, a été annulée : « Une autre réunion de la Commission centrale convoquée », ajoute le confrère.

« A 10 jours du référendum/ Cei, ca ne va pas ! », titre L'Inter. Le confrère explique qu'une sortie du porte-parole du gouvernement, Bruno Koné sur l'usage de deux bulletins distincts pour le référendum du 30 octobre 2016 serait à l'origine de cette crise au sein de l'institution. « Une sortie qui a interpellé une partie des commissaires de l'organe en charge des élections en Côte d'Ivoire. Tombant des nus quant à l'option choisie dans laquelle ils ne se reconnaîtraient pas, ces commissaires se sont organisés pour obtenir le 1/3 de membres requis selon les textes de la Cei pour convoquer une réunion d'urgence de l'institution », a appris le quotidien.

Cette information a également été rapportée par Le Temps avec comme titre : « Référendum : Les ''2 bulletins'' de vote de Ouattara divisent la Cei ». A en croire l'organe proche de l'opposition, la réunion du lundi 17 octobre a bel et bien eu lieu même si l'issue n'est pas connue. « Selon Koné Sourou sur Onuci Fm, le représentant de Ouattara au sein de la Commission électorale, c'est la Cei elle-même qui aurait fait cette proposition de deux bulletins de vote au gouvernement, en violation des textes électoraux en Côte d'Ivoire. », indique le journaliste Tchè Bi Tchè

Pouvoir et opposition divisés sur le référendum

Toujours à propos de ce référendum, Ahoussou Jeannot a fait une déclaration, lors de la réunion du bureau politique du RDR, le même mardi.

Le Patriote, journal proche du RDR relaie cette information : « Ahoussou Jeannot aux opposants : Or donc, vous n’aimez pas Ggbagbo…En 2000, c’était une Constitution de malheur », titre le confrère. Rapportant les propos du ministre auprès du Président de la République chargé du dialogue politique et des relations avec les institutions, relativement à la Constitution de 2000, Le Patriote égrène un chapelet de malheurs engendrés, aux yeux du ministre, par cette loi fondamentale, avant de conclure: « Il faut jeter ce fétiche qui tue nos enfants ».

Alors que Jeannot Ahoussou fait l’apologie de la nouvelle Constitution en vouant aux gémonies celle de 2000, l’opposition s’échauffe pour une marche qu’elle projette le jeudi 20 octobre 2016, pour dire non au référendum constitutionnel.

Le Quotidien d’Abidjan, dans sa parution du jour titre à ce sujet : « Mobilisation pour la marche de demain : La fièvre gagne tout le pays ». Le confrère apprend que « des convois viennent depuis hier du pays profond. Personne ne veut se faire compter la marche des démocrates ivoiriens contre le projet de constitution de Ouattara. Des délégations de Tiébissou, Daloa, Divo, Gagnoa, Dabou et Bonoua ont rallié Abidjan pour participer à la manifestation », écrit le confrère.

Adolphe Angoua

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